Bourse : Baisse du cours des actions ne rime pas avec vente de celles-ci

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−57,5 % en quelques mois : c’est la perte enregistrée par le CAC 40 entre juillet 2007 et mars 2009, lors de la crise des subprimes. Pourtant, 15 ans plus tard, l’indice parisien a plus que doublé, dépassant les 8 000 points au printemps 2024. Un chiffre qui rappelle une vérité oubliée dès que les marchés tremblent : la baisse n’est pas toujours le moment de vendre.

3 outils pour démarrer en Bourse

Ce réflexe dangereux : vendre dans la panique

Lorsqu’une action chute, le premier réflexe est souvent de la vendre « avant qu’il ne soit trop tard ». Ce biais émotionnel, bien connu des psychologues comportementaux, pousse à transformer une perte latente en perte réelle. Dans une étude de Charles Schwab, 39% des investisseurs particuliers admettent avoir vendu dans la panique, regrettant souvent leur décision a posteriori.

Ce réflexe est renforcé par :

  • Une mauvaise gestion des émotions, amplifiée par les médias et la pression sociale.
  • L’application stricte de stop-loss, qui peuvent liquider automatiquement des positions à perte sans tenir compte du contexte global.
  • La peur de « perdre tout », malgré l’historique des marchés qui montre que les grandes chutes sont presque toujours suivies de hausses significatives.

cycle des émotions

Vendre dans le rouge : pas toujours rationnel

Exemple concret : crise du Covid-19

En mars 2020, le CAC 40 perd plus de 30% en un mois. Ceux qui ont cédé à la panique ont encaissé leur perte. Ceux qui ont attendu 12 à 18 mois ont retrouvé, voire dépassé, leur capital initial. À l’été 2021, le CAC 40 franchit à nouveau les 6 600 points, puis grimpe vers 7 300 fin 2023, avec des pics dépassant 8 000 en 2024.

Résister à la tempête, c’est souvent gagner la course

L’histoire de la Bourse montre que la patience est plus souvent récompensée que l’agitation. Sur les 15 dernières années, le CAC 40 GR (Gross Return, avec dividendes réinvestis) a traversé 5 années de baisse, mais 10 années de hausse, dont certaines spectaculaires.

📉 2011 : –13,39%
📉 2018 : –8%
📉 2020 : –4,96%
📉 2022 : –6,68%

🔎Mais entre ces baisses, on observe :

📈 2012 : +20,37%
📈 2013 : +22,22%
📈 2019 : +30,45%
📈 2021 : +31,88%
📈 2023 : +20,14%

Sur 15 ans, malgré les crises, la tendance globale reste haussière.

En résumé : vendre dans le rouge aurait fait rater les meilleures années, souvent juste après une chute.

“Ceux qui réussissent en Bourse ne sont pas ceux qui évitent les baisses, mais ceux qui les traversent.”

Stratégie gagnante : lisser avec le DCA

Le Dollar-Cost Averaging (DCA) consiste à investir régulièrement un montant fixe, peu importe le niveau du marché. Quand les cours sont hauts, on achète moins d’actions ; quand ils sont bas, on en achète plus. Résultat : le prix moyen d’achat se lisse, réduisant le risque de « mal tomber ».

Mois Cours de l’action Montant investi Nombre d’actions achetées
Janvier 100€ 200€ 2
Février 80€ 200€ 2,5
Mars 50€ 200€ 4
Avril 70€ 200€ 2,85
Mai 90€ 200€ 2,22
Total 1 000€ 13,57 actions

Le prix moyen d’achat est ici de 73,7€, bien inférieur au point d’entrée de janvier.

Quand vendre devient une obligation : besoins de trésorerie

Il existe toutefois des situations où vendre pendant une baisse devient inévitable :

  • Besoin d’argent à court terme, pour un projet ou une dépense imprévue.
  • Mauvaise allocation initiale : trop investi en actions sans poche de sécurité.
  • Erreur de stratégie : investissement dans une entreprise sans solidité à long terme.

Dans ces cas, la vente n’est pas liée à la psychologie de marché mais à une mauvaise planification initiale. Cela souligne l’importance d’un portefeuille bien structuré, avec une réserve de liquidité et une diversification adaptée.

 

Résister à la tempête, c’est souvent gagner la course

  • Une baisse de marché ne doit pas systématiquement déclencher une vente.
  • Les émotions, les automatismes (stop-loss), et le manque de vision long terme mènent à des décisions regrettables.
  • Le DCA permet de lisser les prix et de tirer profit des creux.
  • Un besoin d’argent à court terme mal anticipé peut forcer à vendre au mauvais moment.
  • Rester investi sur le long terme dans des actifs solides est une stratégie qui paie historiquement.

“Ceux qui réussissent en bourse ne sont pas ceux qui évitent les baisses, mais ceux qui les traversent.”


Ceci n’est pas un conseil en investissement mais un partage d’information. Faites vos propres recherches. Il y a un risque de perte en capital.


Sources

  • Mon Argent Mag – “Quand ça baisse, ce n’est pas le moment de vendre”
  • Capital – “Faut-il vendre, acheter ou attendre ?” (mars 2024)
  • Finance Héros – “Chute de la bourse : comment réagir intelligemment ?”
  • Euronext / INSEE – Évolution du CAC 40 sur 15 ans
  • Charles Schwab Investor Study 2023 – Comportement des particuliers face à la volatilité
Par Lucie

Lucie est rédactrice sur ComparateurBanque.com depuis le début. Elle aime tester les offres et partager son expérience. Elle a aussi d'autres casquettes dans l'équipe.

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