Avant de démarrer en Bourse ce qu’il faut savoir

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Conseils qu’il faut impérativement lire avant de se lancer en Bourse. La connaissance de soi et de son projet est primordiale.

3 outils pour démarrer en Bourse

Beaucoup d’épargnants qui le peuvent ont accumulé de l’argent sur leurs comptes courants et leurs livrets réglementés. Leur souci : cet argent dort ou rapporte peu. Ramenés à l’inflation, le livret A ou l’assurance vie en fonds euro présentent un rendement négatif. La solution ? Orienter une part de son épargne vers des investissements boursiers. Mais entre le jargon et l’éventail des possibilités, difficile de s’y retrouver. Voici donc les bases pour débuter en bourse.

Avant de se lancer en Bourse : connaître son profil 

Se jeter la tête la première dans l’univers de la bourse, c’est l’assurance de commettre des erreurs…de débutants. Pour les éviter, vous devez d’abord maitriser les principes de fonctionnement, les différents acteurs et les produits boursiers accessibles. Autrement dit : il est impératif de se former pour gérer un portefeuille d’actifs ou alors de donner mandat à une société spécialisée moyennant rémunération.

Faire le point sur ses connaissances

Les principales questions à se poser sont donc les suivantes :

  • Quel est mon niveau de connaissances ?
  • Ai-je du temps à y consacrer ?
  • Quel est mon horizon de placement ?
  • Quel est le niveau de performance que je vise ?
  • Quels sont les risques que je suis prêt à prendre pour mon capital ?
  • Quel est le montant des sommes que je veux investir ?

Cerner son Profil d’investisseur :  prudent ou va-t-en guerre ?

Tout le monde n’a pas la même aversion au risque (la peur de perdre son capital). Certains disposent d’un lâcher-prise parfois dangereux et prennent des risques insensés. D’autres sont frileux et n’osent pas sauter le pas.

Généralement, les banques définissent trois profils d’investisseur :

  • un profil prudent articulé autour d’un placement sur 3 ans, impliquant une faible proportion d’actifs risqués (25%) ;
  • un profil équilibré qui, comme son nom l’indique, ménage la chèvre et le chou entre prise de risque et rendement, pour une stratégie élaborée sur 4 ans ;
  • un profil dynamique qui s’adresse aux investisseurs institutionnels ou professionnels prêts à placer 75% de leur capital en actifs risqués afin d’optimiser les gains sur une période de 5 ans.

Il est très important ici de ne pas se mentir. Ceux qui choisiront un profil dynamique alors qu’ils ont peur de la baisse pourront y laisser des plumes plus rapidement que les autres.

Définir son projet

L’avantage de la Bourse c’est qu’il est possible d’avoir plusieurs projets. Mais chacun aura sa spécificité, ses valeurs, ses STOP, …

Se projeter sur un horizon de placement : 

Le temps est un critère fondamental à intégrer dans votre stratégie d’investissement.

On parle d’horizon de placement :

  • de court terme (< 2 ans) : l’investissement est considéré comme risqué du fait de la volatilité des marchés (hausse et baisse) qui n’est pas lissée dans le temps ;
  • de moyen terme (3 à 5 ans) : une démarche équilibrée pour diversifier ses actifs (ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier étant une règle d’or) ;
  • de long terme (au-delà de 5 ans) : une position parfaite pour faire fructifier son épargne en évitant les turbulences du marché.

Ce choix dépend de vos objectifs personnels. Par exemple, les perspectives divergent à l’approche de la retraite ou lorsqu’on entre dans la vie active.

Montants à investir en bourse : à partir de combien ?

Avec les nouveaux acteurs en ligne, il est possible d’investir en bourse à partir de quelques centaines d’euros. Il est recommandé de faire un bilan de son patrimoine pour évaluer combien d’argent un épargnant peut décider de placer en bourse.

  • Si vous avez moins de 10 000 euros, mieux vaut garder et protéger votre capital ;
  • Si vous avez plus de 10 000 euros, une stratégie d’épargne active, surtout si vous êtes jeune, peut s’avérer pertinente (surtout au regard des rendements des placements sûrs) ;
  • Si vous avez plus de 50 000 euros, c’est une voie évidente à emprunter, soit en gestion libre par vos propres moyens, soit en gestion sous mandat via un gestionnaire d’actifs.

Gardez à l’esprit que les marchés boursiers ont une dose d’irrationalité. Certains biais cognitifs comme l’effet moutonnier ou l’effet de panique peuvent rapidement vous faire dévier de votre stratégie.

Choisir les bons supports adaptés à votre projet et profil

Les produits boursiers : composer son portefeuille

Qu’achète-t-on en bourse ? Voici les principaux supports d’investissement :

  • les actions: parts d’une entreprise cotée dont :
    • les large cap (grandes valeurs) : les entreprises dont la capitalisation boursière est supérieure à 5 milliards d’euros ;
    • les mid cap (valeurs moyennes) : les entreprises dont la capitalisation boursière est comprise entre 1 et 5 milliards d’euros ;
    • les small cap (petites valeurs) : les entreprises dont la capitalisation boursière est comprise entre 150 millions et 1 milliard d’euros ;
    • les micro cap (micro valeurs) : les entreprises dont la capitalisation boursière est inférieure à 150 millions d’euros.
  • les obligations: dettes d’un état ou d’une entreprise contractées auprès d’un investisseur ;
  • les OPCVM (organismes de placements collectifs en valeurs mobilières) : fonds d’investissement diversifiés comme :
    • les Sicav (sociétés d’investissement à capital variable) ;
    • les FCP (fonds communs de placement).
  • les trackers: fonds indiciels répliquant les indices boursiers ou un panier d’actions ;
  • les placements immobiliers (SCPI, OPCI) : la pierre-papier permet d’acheter des parts d’une société détenant des biens immobiliers (immeubles, boutiques, entrepôts, etc.) ;
  • les produits dérivés (warrants, swaps, options, futures) réservés aux avertis.

Les comptes : quels supports bancaires pour investir en bourse ?

Pour débuter en bourse et acheter des actifs, vous devez ouvrir un compte pour les stocker.

Plusieurs enveloppes existent en France :

  • le compte-titres ordinaires (CTO) : vous pouvez tout acheter sans limite mais aussi sans fiscalité avantageuse. Comptez 30% sur les gains à régler l’année suivante de la cession des titres ;
  • le plan d’épargne en actions (PEA) : vous pouvez acquérir uniquement des actions européennes et des trackers dans le monde. Les versements sont plafonnés à 150 000 euros. Les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention. Des prélèvements sociaux s’appliquent en revanche lors d’un retrait ou d’une clôture du PEA ;
  • le plan d’épargne en actions pour les petites et moyennes entreprises (PEA-PME) : c’est une solution complémentaire au PEA, l’argent étant fléché vers les PME européennes. Le plafond de versement est fixé à 75 000 euros ;
  • l’assurance vie: vous pouvez investir en bourse en misant sur les unités de compte proposés par l’assureur vie. Le choix des actifs dépend de l’offre de chaque établissement. Aucun plafond de versement ne s’applique et la fiscalité est avantageuse au bout de 8 ans de détention.

Faire confiance à un courtier en investissement : les bons réflexes

Plusieurs options existent et généralement, elles varient en fonction du profil de la personne

Les banques en ligne : plus rassurantes

Les banques traditionnelles sont rassurantes d’autant qu’elles sont soumises à une réglementation européenne forte. Toutefois, elles sont chères. Les banques en ligne constituent une bonne alternative avec cet aspect rassurant légalement et des frais de courtages compétitifs. Sans compter que plusieurs de ces banques en ligne sont historiquement des portails d’informations boursières (BforBank, Boursorama Banque ou Fortuneo) avec des outils de suivi de performance très utiles.

Les courtiers en ligne (certifiés AMF seulement)

L’investisseur peut enfin opter pour courtier en ligne (broker) dont les prix défient toute concurrence. Ce sont des intermédiaires qui viennent se positionner entre l’épargnant et les sociétés de gestion. Mais attention à bien étudier chaque courtier avant de lui octroyer votre confiance.

Vérifiez déjà que l’intermédiaire n’est pas inscrit sur la liste noire de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Lisez attentivement les mentions légales et localisez le siège social de l’entreprise. Il n’est pas rare de voir des opérateurs œuvrés depuis Malte ou Chypre, des états moins regardants sur la régulation de ces acteurs. Mieux vaut donc s’en écarter.

Pour les brokers, XTB et BitPanda ont très bonne presse. Pratiquent des tarifs avantageux et sont sécurisés.

Le bilan :

Morale de l’histoire : investir en bourse n’est donc pas réservé qu’aux initiés. Débutants :

  • répondez aux questions principales (montant, aversion au risque, horizon de placement),
  • dressez votre profil d’investisseur
  • et établissez, seul ou accompagné, une stratégie d’investissement à respecter.
  • Diversifiez votre portefeuille et ne sous-estimez pas la puissance de l’aspect émotionnel des marchés.

Et n’oubliez pas de commencer avec le paper trading. Normalement toutes les solutions le proposent. Il s’agit de commencer sans vraiment miser, c’est du « air-trading » ou de la simulation si vous préférez. Nos conseils sur le paper trading.. 

 

Mentions légales :

Attention à la Bourse, ne vous y aventurez pas sans vous renseigner au préalable. Il y a un risque fort de perte en capital.

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