Nickel une ambition débordante : bilan à mi-parcours et arrivée en Belgique

Publié le - Auteur Par Lucie
Nickel une ambition débordante : bilan à mi-parcours et arrivée en Belgique

Lancé officiellement en 2014 et racheté par BNP Paribas en 2017, le compte pour tous Nickel s’était fixé un plan de développement qui devrait s’achever en 2024. Interviewé par le Journaldunet, Marie Degrand-Guillaud, l’actuelle directrice générale déléguée dévoile le bilan à mi-parcours et les ambitions de la fintech. Voici ce que nous avons retenu de cet entretien et ce que nous apprenons directement de son équipe de direction.

Le compte pour tous livre son bilan à mi-parcours

Le rapprochement de Nickel avec BNP Paribas lui a permis de revoir son core banking system et ses briques technologiques. L’occasion a aussi été de mettre sur pied un plan de développement sur 5 ans que la fintech a lancé en 2019. Selon les précisions de la directrice générale déléguée, l’entreprise s’était alors fixée 3 objectifs.

La fintech compte 2,5 millions de clients

Le premier objectif du compte qui simplifie la vie a été d’accélérer son acquisition clients en France. Elle aspirait alors en séduire 4 millions d’ici 2024. Aujourd’hui, elle a atteint plus de la moitié avec 2,5 millions.

Au milieu de l’année 2022, l’entreprise se dit globalement contente et satisfaite des résulatst. En effet, elle arrive à enregistrer entre 46 000 et 48 000 ouvertures de compte par mois. Avec 85% de ces nouveaux clients commencent par le parcours en ligne et finalisent leur souscription auprès d’un point de vente.

Les détenteurs de compte se déclarent satisfaits

Son deuxième axe a été de maintenir le niveau de satisfaction de ses clients via l’expérience utilisateur. Aujourd’hui, son Net Promoter Score, c’est-à-dire l’indice qui permet d’évaluer la probabilité pour les clients de recommander l’entreprise et son produit, avoisine les 60. 

L’offre s’exporte en Europe 

La fintech n’était présente qu’en France en 2019. Par conséquent, son dernier objectif a été d’étendre l’offre à l’international et de servir 8 pays. Depuis le lancement du plan de développement, les projets ont bien avancé :

  • Le modèle est solide, il s’est exporté en Espagne en 2021,
  • L’équipe achève en ce moment le lancement de l’offre en Belgique et finalise celui au Portugal.
  • Viendra ensuite à l’horizon 2023 : l’Allemagne.
  • D’ici 2024, 3 autres pays seront annoncés.

Dans chacun de ces pays, l’entreprise prévoit de mettre en place le même modèle qui a fait son succès, c’est-à-dire un RIB local et des réseaux de distribution indépendants pour alimenter le compte en espèces.

 

Nickel cherche à devenir une référence sur le segment du paiement au quotidien

Marie Degrand-Guillaud confirme l’ambition de Nickel de devenir une référence sur le marché des solutions de paiement.

La fintech tente de se différencier au niveau de la distribution

À l’heure où des néobanques telles que N26 et Revolut affichent des ambitions quasi-similaires à celles de la fintech française, celle-ci affirme adopter des stratégies différentes :

  • Elle se focalise sur le compte courant, le produit qui répond le mieux aux besoins quotidiens des gens,
  • Elle cible des profils clients différents notamment comme ceux qui ont des soucis avec le système traditionnel (cherchant à se débancariser), mais aussi les étrangers et ceux qui ne rentrent pas dans les cases des banques en ligne classiques.
  • Elle mise sur des frais mini pour attirer ceux qui veulent faire des économies,
  • Elle a choisi de faire appel aux buralistes et à des points partenaires pour distribuer son offre et pouvoir utiliser l’argent liquide avec un compte en ligne.

La solution sans banque ajoute des innovations de paiement

La fintech s’est positionnée sur des innovations en matière de paiement :

  • Elle s’est alliée avec Ria Money Transfert pour faciliter le transfert d’argent à l’étranger de ses clients,
  • Elle a noué un partenariat avec Monisnap, une entreprise qui propose des services financiers à destination des diasporas,
  • Elle a mis en place un moyen innovant pour que ses clients puissent encaisser des chèques.

D’autres projets sur le paiement en vue

Dans le but de fluidifier davantage les transactions, la fintech songe à d’autres projets. Parmi eux figurent les financements à court terme qui permettent d’acheter maintenant et de payer plus tard.

Selon les précisions de Marie Degrand-Guillaud, les produits d’épargne font également partie des sujets suivis de près par Nickel. Mais même s’il s’agit de produits phares, ils ne seront proposés qu’une fois que la fintech aura réussi à proposer une solution de paiement complète.

 

Nickel s’implante en Belgique

D’après les propos du CEO de Nickel, Emmanuel Legras, rapportés par L’Echo Belgique, l’entreprise ambitionne de devenir le leader européen sur le marché des services de paiement. Pour cela, son offre arrive bientôt au Portugal, en août certainement. En ce moment, elle s’implante déjà en Belgique. D’ici 5 ans, elle prévoit de séduire 300 000 clients Belges.

L’offre est similaire à celle proposée en France

 En Belgique, la fintech a décidé d’exporter le même modèle de solutions de paiement qui a fait son succès en France et en Espagne :

  • L’offre reste simple en incluant un compte, un IBAN belge et une carte de débit Mastercard accessibles au plus grand nombre, sans conditions de revenus. Plus de 190 passeports sont acceptés,
  • Les services sont accessibles de façon digitale et via un réseau de points de vente agréés.
  • Les utilisateurs ont le choix entre différents packages. Les prix et les formules de carte sont similaires à ceux proposés sur le marché français : 20 euros par an pour le compte classique, 50 euros pour la carte premium et 80 euros pour la carte métal.
  • Les transactions sont en temps réel. Il n’y a ni frais cachés ni découvert possible,
  • En termes de sécurité, la fintech s’appuie notamment sur la maîtrise du risque et le système conformité de sa maison mère BNP Paribas.

La fintech recrute de nouveaux distributeurs

Pour distribuer ses services en Belgique, Nickel prévoit de s’appuyer sur Prodipresse et Perstablo ainsi que leurs réseaux de libraires-presse. Ensemble, ces deux nouveaux partenaires représentent 2 300 points de vente sur tout le territoire. L’établissement projette d’équiper 260 d’entre eux d’ici septembre. Dans 5 ans, ils seront au nombre de 1 400.

Pour la fintech, les librairies vont lui permettre de réunir le meilleur du digital et la force des commerces de proximité. Du côté des consommateurs, elles vont remédier à la disparition des distributeurs de billets et des agences bancaires dans les petites communes. Et enfin pour les librairies, l’offre devrait leur permettre de diversifier leurs services, d’attirer de nouveaux clients et d’entrainer une hausse annuelle de 8% de leur chiffre d’affaires. Ces dernières seront rémunérées 3 euros à l’ouverture d’un compte, 1 euro à l’anniversaire du compte, 23 cents par retrait payant et 0,75% sur les dépôts.

Par Lucie

Lucie est rédactrice sur ComparateurBanque.com depuis le début. Elle aime tester les offres et partager son expérience. Elle a aussi d'autres casquettes dans l'équipe.

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