Divorce : ce que les femmes oublient souvent

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Quand le divorce semble être la seule issue, la femme doit avoir à l’esprit certains éléments qui sont souvent méconnus ou oubliés. Ses finances peuvent être chamboulées, dans tous les cas, qu’elle gagne plus ou moins que son époux. Certaines obligations fiscales peuvent également la frapper de plein fouet.

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Les femmes divorcées font face à une baisse de niveau de vie

 Qu’elle soit voulue ou non, une séparation peut avoir des effets particulièrement dramatiques pour la femme. Aujourd’hui encore, dans la majorité des cas, la gent féminine gagne moins que son conjoint. Et la séparation emplifie la situation.

Une perte moyenne de 20% des revenus

Outre les responsabilités qui s’accumulent sur l’épaule d’une femme divorcée ou séparée de son partenaire de Pacs, sa qualité de vie peut en pâtir. D’après les chiffres publiés par l’Insee, en moyenne, son niveau de vie baisse de 20%. Moins elle apporte de l’argent, plus elle sera affectée par la perte.

Pourtant, en France, dans un couple sur deux, l’apport féminin représente moins de 40% des revenus totaux du foyer. Les femmes aux revenus modestes ou celles qui restent au foyer en payent inévitablement le prix fort.

Une pension alimentaire versée dans 2 cas sur 10

Si avant son divorce, les revenus de la femme viennent en complément de ceux de son partenaire, du jour au lendemain, ceux-ci font office de ressources fixes du foyer. Or, dans la plupart des cas, la charge des enfants lui est attribuée. Si la pension alimentaire lui est accordée pour couvrir les dépenses liées à l’éducation et à l’entretien des enfants, bien souvent, son montant ne permet pas de faire face aux frais quotidiens. De plus, elle n’est versée que dans 2 cas sur 10.

Bon nombre de familles monoparentales sont pauvres

Cette baisse de niveau de vie de la femme divorcée chamboule complètement son quotidien. Bien souvent, elle est amenée :

  • à se serrer la ceinture,
  • à mettre des biens en vente
  • et à déménager.
  • Les habitudes quotidiennes d’autrefois se transforment en un luxe.
  • Les découverts peuvent vite s’enchaîner et glisser petit à petit vers l’interdit bancaire.

Attention, ici nous avons listé le scénario du pire. Il est cependant important de l’avoir à l’esprit pour l’éviter en l’anticipant.

En comparaison avec les autres types de famille, ces femmes contraintes d’élever seules leurs enfants doivent faire face à une situation de précarité. D’après les chiffres de l’Insee :

  • 15% d’entre elles sont touchées par le chômage, contre 7% pour les couples traditionnels et 9% pour les femmes en famille recomposée.
  • 40% des foyers monoparentaux vivent dans la pauvreté contre 14% pour les familles traditionnelles et 18% pour les familles recomposées.
  • 1 enfant qui vit avec un seul parent sur 3 grandit dans un foyer pauvre contre 1 enfant sur 5 dans les autres ménages.

Ces chiffres ne sont pas là pour inciter à ne pas agir. Ils sont livrés dans le but d’informer sur une éventualité. Avant de franchir le cap du divorce, il faut anticiper en s’entourant au maximum et en se renseignant sur les aides possibles pour les familles monoparentales. Voir s’il est possible de changer d’emploi, d’avoir une augmentation, d’envisager une colocation ou un hébergement à titre gracieux pendant un laps de temps …

Les époux sont fiscalement solidaires

Dès lors qu’un couple marié ou pacsé fait l’objet d’une imposition commune, ils sont solidairement responsables du paiement de l’impôt sur le revenu. Même après une rupture de Pacs ou un divorce, l’administration est dans son droit de tenir chacun des époux responsables des dettes fiscales contractées par l’un ou par l’autre durant les années où l’imposition était encore commune.

Une obligation méconnue

Bien qu’inscrite noir sur blanc dans le Code général des impôts, cette solidarité fiscale est malheureusement une obligation méconnue. Que la femme soit la victime ou l’auteur même des infractions ou des dettes fiscales n’a aucune importance. D’autant plus, le régime de séparation de biens n’enlève en rien cette obligation. Même divorcée, elle peut ainsi se retrouver à devoir rembourser les dettes fiscales de son ex-partenaire. L’administration fiscale peut d’ailleurs remonter les faits jusqu’à 10 ans en cas de fraude. Par la suite, Bercy peut réaliser des saisies fréquentes sur son compte.

Une possibilité de demander une décharge en responsabilité solidaire

La femme peut solliciter une décharge en responsabilité solidaire pour bénéficier d’un recalcul de son impôt et d’une exonération des différentes pénalités. Cependant, il lui est nécessaire de remplir un certain nombre de conditions.

Bien que la loi prévoie ce droit à la décharge, il reste insuffisant. Dans l’espoir d’une modification de la loi, certains parlementaires y ont déjà été sensibilisés.

 

Par Hélène N.

Hélène est rédactrice pour ComparateurBanque.com depuis 2019. Elle traite souvent de sujets liés à l'actualité.

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