Éducation positive : comment accompagner au mieux son enfant vers l’autonomie financière

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Bien souvent, nous avons tendance à surprotéger nos enfants. Même si cela part d’une bonne intention, cela n’est agréable ni pour les parents qui passent leur temps à faire les gendarmes ni pour les enfants qui se sentent trop couvés et donc dans l’incapacité de prendre leur propre décision. Nous allons voir pourquoi, il est important de participer dès que possible à l’éducation financière de ses adolescents.

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Devenir autonome grâce à l’éducation positive

Leur donner de l’autonomie

Choisir ses propres vêtements, prendre les transports en commun, se déplacer seul, sortir au parc avec des amis… autant de libertés qui aident l’adolescent à développer sa vie d’adulte. Même si les jeunes ne l’expriment parfois pas correctement, ils sont envieux de la vie et la liberté des adultes. Ils veulent gérer leur argent et mener leur vie comme ils l’entendent.

Il est difficile pour les parents de lâcher prise, mais il est nécessaire de le faire, car c’est un rôle clef dans leur apprentissage.

Savoir poser des limites à son enfant tout en le laissant décider de certaines choses, c’est tout le défi de l’éducation positive. C’est une approche qui vise à renforce positivement l’enfant avec une communication bienveillante. De plus, il faut prendre en compte que le monde est de plus en plus digital. Le fameux reproche « tu es accro à ton téléphone » peut se transforme en communication positive. En effet, l’apprentissage peut passer par le biais du digital.

Pas n’importe comment

L’éducation financière est une des notions les plus difficiles et une des plus importantes que doivent acquérir les adolescents. Ils sont devenus assez grands pour pouvoir faire cet apprentissage. Ils gèrent également très bien les applications sur leurs téléphones, il est donc temps de leur montrer comme le monde fonctionne.

Les acteurs financiers proposent des solutions simples et sécurisantes pour les ados et les adultes. Munir son enfant de sa première carte de retrait ou d’une application bancaire peut paraitre complément prématuré selon l’âge pour certains parents or ce n’est pas le cas. Ainsi, l’ado comprend que ses parents lui font confiance. Il se sent plus autonome et gagne en maturité. Avec cette liberté, sa responsabilité augmente également. Lui faire comprendre que l’un ne va pas sans l’autre : liberté et responsabilité.

Cela peut les motiver à travailler ou à vendre des produits de secondes mains. Ils apprennent directement par l’expérience plutôt que par de longs discours théorique et barbant. Les parents sont évidemment « maitres » du compte bancaire et ils peuvent surveillent en temps réel les agissements de leur enfant. Et ils peuvent guident et accompagnent leurs enfants dans cette nouvelle épreuve. Ces comptes pour ado sont dotés généralement de deux interfaces clients : une pour l’enfant et une pour le parent avec le fait de pouvoir exercer un contrôle parental (ajout de plafonds, blocage/ déblocage de la carte, alimentation du compte en temps réel, interdiction d’utiliser sa carte chez certains commerçants …).

Les phrases à remplacer, pour que votre enfant soit plus « éveillé »

Certaines phrases que les parents répètent, car ils sont exacerbés par leur progénitures devant les écrans peuvent être plus néfastes que bénéfiques. Voici les affirmations qui sont à bannir et celles que vous pouvez utiliser en remplacement :

 « Tu es accro à ton téléphone »

En réalité, les enfants sont plus accros à une application plutôt qu’à leur téléphone. Plutôt que de dire une affirmation qui n’incite pas à faire autre chose, nous vous conseillons de dire à l’enfant ce que vous aimerez qu’il fasse. Par exemple : « il me semble que tu n’as pas fait de sport aujourd’hui, tu devrais/pourrais faire de l’exercice à présent ». Ainsi, vous ciblez la véritable préoccupation. Et si en plus vous proposez d’en faire avec lui c’est tout gagné pour vous. Peut-être pas pour lui 😉 ?

« Tu joues à ce jeu depuis trop longtemps »

Cette remarque se rapproche beaucoup de la première. Elle se concentre sur la manière dont l’enfant utilise son temps et elle ne précise pas ce qu’il ne convient pas dans l’activité. Il pourrait remarquer que lorsqu’il regarde un film, il passe même plus de temps devant son écran. Si vous considérez que le problème est cette activité précise, dites-le plus explicitement. Par exemple : « Quelle valeur t’apporte ce jeu ? Y apprends- tu quelque chose ? Se détendre et jouer c’est bien et savoir organiser son temps avec des activités diversifiées c’est mieux. Tu voudrais pas te faire un peu d’argent de poche (job ou petits travail à la maison …) ? »

« Tu devrais interagir avec de vraies personnes »

C’est une phrase qui n’a aucun sens puisque l’enfant communiquer avec une personnelle réelle qui se trouve juste derrière l’ordinateur ou un téléphone. Une nouvelle fois, nous vous recommandons de préciser ce qui vous semble déséquilibrer plutôt que de dire des phrases trop générales. Pourquoi ne pas dire : « Nous aussi, on aimerait passer du temps avec toi » ou encore « tu sais qu’avoir des interactions en personne avec tes amis, te feront le plus grand bien et sortir prendre l’air aussi. »

Éducation financière : une notion importante de la vie d’adulte

Les solutions gouvernementales

En réponse aux besoins d’éducation financière continue des Français, le gouvernement a lancé en 2016 la Stratégie nationale d’éducation financière, qui vise à renforcer la culture économique, budgétaire et financière des citoyens. Désignée par le ministère des Finances en tant qu’opérateur de cette stratégie, la Banque de France est chargée de la traduire en actions concrètes, en collaboration avec les citoyens, les enseignants et les travailleurs sociaux sur l’ensemble du territoire.

La banque centrale quant à elle diffuse des supports de formation mutualisés et elle facilite l’accès aux informations via « mes questions d’argent ». L’Institut pour l’Éducation Financière du Public (IEFP) pour sa part développe la pédagogie grâce à son site “La finance pour tous”. C’est devenu un site référant pour tous.

 

Les solutions des banques et fintechs

Les banques traditionnelles ne sont pas investies dans l’éducation financière et les moyens de communication efficace autant que peuvent l’être les fintechs. De plus, les offres qu’elles proposent pour les adolescents sont plutôt classiques et très souvent autour de l’épargne comme le livret A ou le livret jeune. Certaines banques proposent néanmoins des cartes de retrait à partir de 12 ans c’est le cas pour la banque postale, le Crédit Agricole et la Société Générale. Cependant ces offres ne semblent pas être adaptées aux jeunes d’aujourd’hui.

Les banques en ligne commencent doucement à s’intéresser aux 12-17 ans en leur proposant des produits bancaires sans éducation financière comme la carte Kador, remplacée par freedom de Boursorama Banque, la carte Nickel ou Orange Bank et son Pack Premium pour la famille. Cette dernière proposition est la plus aboutie.

En ce qui concerne les fintechs c’est elles qui sont les plus évoluées sur ce sujet. Elles offrent de réels accompagnements aux adolescents dans la gestion de leur argent de poche jusqu’à l’autonomie. Les fintechs comme Pixpay, Vybe ou encore Kard combinent une application mobile ludique, une carte personnalisée et surtout un contrôle parental important. Ainsi les enfants se sentent responsables et ils apprennent à le devenir et les parents continuent à veiller sur eux avec le contrôle parental du compte.

Par conséquent, il est important de laisser son enfant prendre des décisions, il faut l’accompagner dans sa vie de manière positive et non tout faire à sa place. Les parents pourront ainsi respirer et les enfants aussi.

Par Emmanuelle Audibert

Rédactrice en école de journalisme à Aix-en-Provence

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