L’achat immobilier à Paris en baisse, où se transfère la demande ?

Publié le - Auteur Par Hélène N.
L’achat immobilier à Paris en baisse, où se transfère la demande ?

Le marché de l’immobilier parisien a reculé. Les acheteurs semblent avoir réorienté leur centre d’intérêt hors de la capitale. Zoom sur les raisons de ce ralentissement et sur les destinations préférées des Français en matière d’acquisition immobilière.

L’achat immobilier à Paris en baisse

Le marché de l’immobilier parisien a connu un déficit par rapport à l’année précédente.

L’affaiblissement du marché immobilier parisien en chiffres

En un an, le marché de l’immobilier à Paris s’est affaibli selon une étude réalisée par LPI-SeLoger. En effet, le nombre de personnes qui songent à acheter un logement dans la capitale française a baissé. C’est un recul de 4% qui a été constaté à ce sujet entre février 2020 et février 2021. L’effectif des habitants d’Île-de-France qui recherchent des biens mis en vente dans la région parisienne a également diminué de 11% comparé à l’année dernière.

Cependant, l’offre en matière de biens immobiliers n’a pas cessé de s’enrichir depuis le début de l’année 2021. En effet, elle est en hausse de 89% si on la compare à celle de 2020. Par contre, un léger repli des prix est constaté avec une baisse de 0,5% au cours du premier trimestre.

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Selon toujours cette étude de LPI-SeLoger, le prix du mètre carré varie selon l’arrondissement dans lequel le bien proposé se trouve.

  • Dans le 1er  arrondissement et le 4ᵉ, il y a eu une hausse respective de 15% et de 10,8%.
  • En revanche, pour les 2ᵉ et 5ᵉ arrondissements, il s’agit respectivement d’une baisse de 5% et 3%.

Malgré ces variations dans certains arrondissements de Paris, le prix moyen du mètre carré n’a pas vraiment chuté. En effet, en mars 2021, il tourne autour de 10 658 €. Ainsi, même si le marché du logement a ralenti, les prix de l’immobilier parisien sont en hausse de 4,3% comparés à 2020. Cette situation s’explique par le fait que la demande a modérément augmenté en janvier 2021 après un repli temporaire en novembre 2020.

Les causes et les conséquences de cette baisse

Le ralentissement du marché des logements parisiens est dû à la crise du Covid-19. Cependant, le fait que les acheteurs pensent toujours que la pierre est une valeur refuge a permis d’amortir la baisse. De plus, le taux du crédit immobilier est faible, ce qui leur offre la possibilité d’acheter malgré tout.

Le marché locatif à Paris a aussi été bouleversé par la crise sanitaire et l’arrêt des activités touristiques qu’elle a engendrés. Si auparavant, les propriétaires proposaient leurs logements en location saisonnière, ils se mettent maintenant à la location meublée classique. Concernant ce domaine, les loyers ont baissé de 1,4% pour les appartements vides et 1,1% pour les logements meublés.

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Où la demande se transfère-t-elle ?

Si déjà en août 2020, Olivier Léon publiait sur le blog de l’INSEE un article intitulé « Quitter Paris pour la campagne … » en se demandant s’il s’agissait d’un rêve citadin ou de la réalité, les acheteurs d’aujourd’hui se ruent vers la Grande Couronne et les petites villes peu peuplées.

La Grande Couronne

Les franciliens se tournent vers la Grande Couronne pour leurs achats immobiliers au détriment de la Capitale. Cela s’explique par le fait que l’intérêt des acheteurs pour les grandes surfaces et l’existence d’un espace extérieur a été éveillé par le confinement.

Malgré une année difficile sur le plan économique suite à la crise sanitaire, les chiffres sur l’immobilier de la Grande Couronne ont évolué. En effet, de novembre 2020 jusqu’à la fin janvier 2021, 42 160 transactions y ont été conclues. Il s’agit d’une croissance de 1% en un an.

L’acquisition immobilière dans la Grande Couronne concerne davantage les maisons, selon les Notaires du Grand Paris. Le marché de ce type de logement a augmenté de 6%, soit 13 130 vendus en un an. Il faut aussi noter que pour 10 000 contrats signés, le taux de croissance annuelle a atteint 8%.

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Les petites villes

Les Français se sont aussi tournés de plus en plus vers les petites villes pour leur achat immobilier. Selon une étude menée par SeLoger,

  • 48% des acheteurs envisagent de vivre dans des communes de moins de 20 000 habitants contre seulement 16% en mai 2020.
  • Parmi eux, ceux qui recherchent des logements dans des agglomérations entre 2 000 et 20 000 âmes sont de 33% (contre 12% l’an dernier).
  • Les petites villes de moins de 2 000 habitants attirent même 15% des acquéreurs au début de l’année 2021 (contre 4% à la fin du printemps 2020).

Cet engouement pour les petites communes se justifie également par la généralisation du télétravail et l’envie de chercher un lieu où il fait bon vivre. Certains sont en confinement pour la troisième fois et souhaitent se rapprocher de la nature tout en exerçant leur profession habituelle. Pour eux, une bonne connexion internet est la seule condition requise pour la ville ciblée. De plus, dans le cas des primo-accédants, les prix exorbitants de l’immobilier dans les grandes agglomérations constituent un réel frein. Même si les taux d’emprunt sont bas, ils ne permettent pas de compenser le budget nécessaire pour une telle acquisition.

Les personnes habitant en Île-de-France sont également concernées par cette envie de s’éloigner des grandes villes. En effet, ceux qui se disent prêts à partir en province sont de 25% contre 14% au mois de février 2020. Selon SeLoger, ¼ des Franciliens qui souhaitent partir de la région où ils vivent ciblent une commune rurale. Parmi eux, 39% se tournent vers les petites agglomérations de moins de 20 000 habitants

 

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