Crédit immobilier : que faire en novembre ?

Publié le - Auteur Par Hélène N.
Crédit immobilier : que faire en novembre ?

Malgré la crise sanitaire du Covid-19 qui sévit, ou plutôt à cause de cette crise, des opportunités intéressantes s’offrent aux Français pour demander un crédit immobilier. Il ressort du baromètre « Le pouvoir d’achat immobilier des Français »  réalisé par OpinionWay que le moment est propice à cette démarche. Faisons le point sur cette constatation.

Des opportunités à ne pas rater

De bonnes raisons de se lancer dans son projet d’investissement cette année : des prêts sûrs à taux fixes.

Des taux alléchants

Les taux du prêt immobilier sont redescendus suite à la période de confinement et sont actuellement très bas. Ils sont à partir de 0,73% sur 15 ans et  1,25% sur 20 ans, hors assurance. Ainsi, les banques se retrouvent face à une situation hautement concurrentielle. L’emprunteur est idéalement placé pour en profiter. Comme les taux bas réduisent les marges des établissements financiers, il devient essentiel pour eux de faire une nouvelle clientèle.

Par ailleurs, jusqu’aux fêtes de fin d’année, un emprunteur peut faire une demande de prêt à taux zéro. Mais il est toujours conseillé de comparer les prêts immobiliers proposés par les banques pour trouver le meilleur taux.

Des prêts sûrs à taux fixes

Selon la loi, les banques ont la possibilité d’octroyer des crédits à taux fixe ou à taux variable. En 2020, les établissements financiers ne proposent pratiquement plus de prêt à taux variable. Ils privilégient plutôt le taux fixe qui est cette année très bas, ce qui a ôté toute attractivité aux crédits à taux variables. Ces taux sont encore stables. Ils devraient théoriquement suivre la même tendance pour le dernier trimestre 2020 et pour l’année à venir. Il est donc impératif de réagir rapidement, car les biens immobiliers se vendent vite et les prix ne cessent de monter.

Les banques durcissent les conditions d’octroi

Le nombre de dossiers refusés a doublé cette année.

Un sombre pronostic

En une année, la production de crédit immobilier a chuté de 30%. Cette chute est essentiellement due aux préconisations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF).

Le HCSF ordonne aux banques de ne plus prêter au-delà de 25 ans sans pour autant s’écarter du taux d’endettement maximum de 33% des revenus de l’emprunteur. Il leur demande également de ne plus casser les prix et enfin  de veiller à faire des marges sur les prêts. Ce sombre pronostic a été établi par le courtier Cafpi pour fin 2020 et début 2021.

Refus aux profils fragiles

La crise économique engendrée par la crise sanitaire fait craindre aux banques une augmentation des défauts de remboursement. Cette appréhension les pousse à désormais refuser de prêter aux profils les plus fragiles. Cette décision a été étayée par la déclaration de La Centrale de Financement. En effet, selon ce courtier, le revenu moyen que les emprunteurs ont affiché s’est déjà redressé de 7% au deuxième trimestre 2020 pour atteindre 57 200 € alors qu’il était de 53 400 € l’année précédente. Les jeunes aux revenus modestes et les personnes âgées sont principalement les premières victimes de tous ces obstacles.

Autres mesures restrictives

En plus de la durée d’emprunt de 25 ans maximum et des 33% d’endettement, l’ensemble des critères restrictifs imposés par le HCSF aux établissements bancaires est maintenu. Les banques demandent environ 10% d’apport. Les délais de traitement se sont allongés à cause des réorganisations nécessaires relatives à la crise sanitaire.

En bref, l’accès au crédit immobilier pour 2021 est de plus en plus difficile en raison de la position du HCSF d’une part et de la dégradation des profils clients d’autre part.

 

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