Bilan 2020 sur les investissements immobiliers en France

Publié le - Auteur Par Danielle B
Bilan 2020 sur les investissements immobiliers en France

Si l’année 2019 a été fructueuse pour le secteur immobilier en France, il n’en est pas de même pour 2020. L’immobilier français a aussi été lourdement pénalisé par la crise pandémique. Voici un bref bilan de 2020 sur les investissements immobiliers.

Quelques chiffres publiés par l’Insee

Des chiffres qui ont progressé

La plupart des chiffres publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques ou Insee ont enregistré une nette progression :

  • en 2020, la France hors Mayotte compte 36,6 millions de biens immobiliers. L’Insee constate ainsi une hausse de plus de 12 millions par rapport en 1982. Le parc immobilier enregistre une évolution annuelle moyenne de 1,1 %,
  • depuis 2015, les résidences secondaires sont en forte progression. Leur évolution annuelle moyenne est de 1,7 %. L’Insee en a recensé plus de 3,6 millions,
  • les logements vacants ont aussi augmenté de manière inquiétante. Depuis 2005, ils sont en hausse continue avec une évolution annuelle moyenne de 2,0 %. L’Insee en a recensé plus de 3 millions,
  • 58 % des foyers sont propriétaires de leur logement tandis que 39 % sont locataires,
  • l’encours du crédit immobilier a été évalué à 1 125 milliards d’euros.

Des chiffres qui ont reculé

L’Insee a toutefois noté le recul de quelques chiffres notamment :

  • l’évolution annuelle des résidences principales : même si la part qui leur est attribuée de 82 % reste majoritaire comparée à celle des résidences secondaires et des logements vacants, l’Insee constate une évolution annuelle moyenne de 0,8 % contre 1,3 % en 2000,
  • le nombre de ménages bénéficiant de logements gratuits : 2% des ménages sont aujourd’hui logés gratuitement. Ce pourcentage a été pourtant multiplié par quatre en 1982.

2020, une année moins fructueuse

Les ventes immobilières ont été en baisse

Pour dynamiser le marché immobilier, des dispositifs réglementaires ont été mis en place :

  • le PTZ a été prolongé jusqu’en 2022,
  • la taxe d’habitation s’appliquant à une résidence principale a été exonérée,
  • le crédit d’impôt a été transformé en une prime à la rénovation énergétique pour être accessible à un plus grand nombre de ménages.

Et pourtant, contrairement à l’année 2019 qui a été exceptionnelle, 2020 l’a été moins :

  • un recul de -25 % a été constaté sur le volume des ventes aussi bien pour les résidences secondaires que principales,
  • les locaux commerciaux ont enregistré un recul de -40 %,
  • environ 150 000 transactions immobilières ont fait l’objet d’un report ou d’une annulation,
  • la majorité des dossiers ont été lourdement retardés.

Plusieurs facteurs ont entrainé la baisse du nombre de transactions

En 2020, bon nombre de candidats ont été exclus à l’accès à la propriété. En fait, les performances en baisse du secteur immobilier ont été dues à plusieurs facteurs notamment :

  • le renforcement des critères d’accès au crédit immobilier recommandés par la Banque de France et le Haut Conseil de stabilité financière ou HCSF. Les établissements de crédit devaient limiter la durée maximale de chaque prêt accordé à 25 ans. Qui plus est, le taux d’endettement ne devait pas dépasser33 %. L’apport emprunteur, de son côté, devait être de 10 % minimum,
  • la hausse du taux immobilier des établissements bancaires durant le confinement et la baisse du taux d’usure,
  • et d’une manière générale, la crise entrainée par la pandémie.

Si récemment les autorités financières ont décidé d’assouplir les conditions d’accès aux crédits immobiliers pour relancer le marché, un climat d’incertitude règne encore. Les banques de leur côté continuent à faire face à la rudesse de la concurrence. Toutefois, tout porte à croire que le niveau bas des taux immobiliers sera maintenu, du moins durant ce premier trimestre.

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