Les clés pour réussir la gestion de son patrimoine

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Faire fructifier son patrimoine, tout en gérant le niveau de risque auquel on le soumet, telle est l’équation difficile à résoudre dans le contexte actuel.

Nous faisons le point avec une proposition de stratégie patrimoniale, empreinte de bon sens.

Suivez le guide, un conseil à la fois !

Mieux gérer son patrimoine

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Phase 1 : se constituer un bon portefeuille

Commençons par le commencement : se constituer un portefeuille d’actifs financiers performant.

Diversifier son portefeuille

Ce conseil est le ba.-ba de l’investissement. Et il est reflété dans la sagesse populaire ancestrale, avec le dicton “ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier”. La même chose s’applique à un portefeuille d’actifs financiers.

Il s’agit de diversifier par type de support financier tout d’abord : actions, obligations, ETFs, etc. Puis de diversifier par :

  • Niveau de développement de l’entreprise (des startups aux groupes du CAC 40),
  • Secteurs d’activités,
  • Et zones géographiques.

En procédant ainsi, l’investisseur se prémunit contre la baisse d’une catégorie d’actifs.

Gérer son niveau de risque

Le risque peut être systémique, et toucher l’ensemble du marché. Ou toucher plus spécifiquement une zone géographique ou un secteur d’activité. Et de manière générale, tout investissement comporte un niveau de risque, même s’il est très faible.

Il faut se sensibiliser et se former au niveau de risque de chaque placement, et se sentir confortable avec le niveau de risque global de son portefeuille. En ce qui concerne les sommes placées en bourse, la règle de base est qu’il convient de n’investir que ce dont on peut se passer, dans l’éventualité d’une perte totale de l’investissement.

Acheter quand ce n’est pas cher

Faire une bonne affaire, cela se passe le plus souvent lorsqu’on achète, et non lorsqu’on revend. Savoir choisir le bon moment pour acheter est donc déterminant pour la performance de l’investissement.

Et le conseil est ici très simple : il faut acheter lorsque le prix est le plus bas possible, et que le marché sous-valorise l’actif sous-jacent. Précisons que cette stratégie fait d’ailleurs partie des règles suivies par Warren Buffett, l’un des meilleurs investisseurs de l’histoire.

Cette stratégie est valable que ce soit pour l’immobilier, les placements financiers, l’or, etc.

Se fixer une stratégie à moyen et à long terme

Dans cette phase de constitution d’un portefeuille, il convient également de se doter d’une stratégie à moyen et à long-terme, avec des objectifs précis associés.

Par exemple, dans une première phase, d’une durée de 3 ans, on pourra se concentrer uniquement sur des valeurs boursières de grandes entreprises, en cherchant à diversifier au maximum sur les secteurs d’activité et les zones géographiques, avec un objectif précis de performance et de montant global du portefeuille.

Ensuite, pendant les 3 années suivantes, on pourra décider de diversifier sur des actions de startups et d’ETI, après avoir acquis de l’expérience lors de la première phase.

Phase 2 : Faire évoluer son portefeuille

Constituer son portefeuille n’est que la première phase d’une bonne gestion de son patrimoine. Il faut aussi s’y intéresser de manière régulière.

Faire le point tous les 3 mois, voire tous les mois

Les conditions sur le marché évoluent en permanence, la crise en Ukraine en est un rappel récent.

Bien gérer son patrimoine passe par une évaluation régulière, trimestrielle, voire mensuelle si possible, de ses placements.

L’avancement de la stratégie mise en place doit être évalué, et les arbitrages réalisés.

Oser prendre des moins-values

Parfois, on fait de mauvais choix. Cela fait partie du jeu. Et nous avons tous un biais cognitif : l’aversion aux coûts irrécupérables (en anglais, le “Sunk Costs Effect”). En pratique, ce biais nous pousse à agir de manière irrationnelle lorsque nous risquons de subir une perte financière.

Or, il arrive qu’il soit plus performant de solder une position si on a perdu trop d’argent, ou si la position ne peut que continuer à baisser. Il faut alors avoir le courage d’accuser la perte financière, même si cela ne fait plaisir à personne. On apprend aussi en faisant des erreurs !

Toutefois, si l’investisseur est en capacité d’attendre (potentiellement longtemps) la remontée des cours, il est pertinent de conserver la position.

Fuir les vendeurs de rêve et les rumeurs

Nous en avons parlé récemment, il faut vivement se méfier des conseillers financiers ou patrimoniaux qui promeuvent des placements aux performances hors du commun. Il pourrait s’agir d’une pyramide de Ponzi ou d’un placement moins performant que ce qui est promu…

Dans le même ordre d’idée, une bonne stratégie consiste aussi à ne pas trop prêter attention aux rumeurs et aux infos qui circulent dans les médias, et en particulier sur les réseaux sociaux. Dans le pire des cas, il peut s’agir d’informations fausses ou exagérées… Et quoi qu’il en soit, il s’agit le plus souvent de distractions par rapport à sa stratégie et peuvent pousser à réagir sous le coup de l’émotion.


Cette liste est informative. Pour vous lancer en investissement, être accompagné d’un expert étant enregistré auprès de l’Orias est essentiel pour faire les bons choix.

Vous pouvez contacter notre conseiller indépendant et gratuit. 

Par Mathieu M

Mathieu est un rédacteur professionnel qui a exercé chez des acteurs de la banque en ligne et qui connaît bien ce secteur. C'est un slasheur qui cumule de nombreuses activités et passions.

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