Compte bloqué : Deux utilisateurs de néobanque s’expliquent

Modifié le - Auteur Par Elisa et Emmanuelle
Compte bloqué : Deux utilisateurs de néobanque s’expliquent

Cédric et David sont deux clients convaincus : ils sont satisfaits des néobanques et Fintech et n’ont rencontré que peu de problèmes au sein de ces établissements. Ils sont revenus, pour nous, sur leurs expériences respectives et nous ont donné leur avis et analyse sur le blocage de compte.

Cédric BK, YouTubeur : “99% des transactions se déroulent bien via une néobanque”

Ses débuts dans le secteur Fintech : plus une blague que du sérieux

Cédric BK est un slasher. Il exerce plusieurs métiers dont celui de YouTubeur disposant d’une forte notoriété dans le secteur des néobanques et des Fintech. Tout a commencé avec une première vidéo humoristique, partagée en 2016, dont le succès a été fulgurant. Il y déballait un carton contenant sa nouvelle carte N26. Ayant adoré le concept, les internautes lui ont demandé de poursuivre l’aventure. Il a donc décidé de se lancer et développer cette chaîne, qui était au départ davantage de l’ordre du divertissement qu’un projet de carrière sérieux.

Depuis, il a testé pas moins de trente néobanques et Fintech : N26, Revolut, Aumax pour moi, etc. “J’adore découvrir de nouveaux établissements.” Cependant, les banques physiques restent à ses yeux indispensables, que ce soit pour les crédits ou la sécurité des fonds.

Une seule aventure malheureuse en 5 ans de multibancarisation

En 2021, en vue d’un test en vidéo, il décide de faire de Revolut sa banque principale. Il gère sa mobilité bancaire à un moment charnière de sa vie professionnelle. A cette époque, il change de carrière, de lieu de vie … Et en quelques mois seulement, son salaire augmente fortement. Un changement de comportement – telle qu’une entrée importante d’argent – entraîne souvent un blocage de compte chez les néobanques et Fintech. L’événement se produit : son compte est soudainement inaccessible.

Étant influenceur, il sait rapidement qui contacter et en l’espace de quelques jours le problème est résolu. Mais deux mois plus tard, un nouveau blocage a lieu. Il contacte à nouveau sa connaissance : le compte est aussitôt débloqué. Depuis, il n’a plus rencontré ce problème. “Mais qu’en est-il lorsque l’on ne s’appelle pas Cédric BK ?” se questionne-t-il. En effet, régler le blocage d’un compte peut être beaucoup plus long. “Normalement, il faut justifier le salaire avec des fiches de paie, des factures …” A l’inverse, au sein de la très reconnue néobanque N26, il n’a jamais eu le moindre problème.

 

“Sur internet, les gens se focalisent sur les difficultés rencontrées”

“En réalité, 99% des transactions se déroulent bien via une néobanque”. Il l’assure : bien gérer son compte et respecter les règles imposées par les établissements permet d’éviter toute difficulté. “Il faut absolument prendre le temps de lire le contrat dans son intégralité. Les individus ne le font pas assez.” Ce document est très important et facile d’accès pour les clients. “Il faut se montrer responsable.” Il précise par exemple chez N26 qu’il est interdit d’avoir un compte professionnel et personnel, sinon le compte se verra rapidement bloqué.

Au sein des néobanques et Fintech, il est également possible d’avoir des refus de paiement. Il est important de comprendre ce phénomène : certaines cartes ne tolèrent pas le fameux « off line », qui signifie la connexion hors ligne des TPE (zone blanche sans internet, parkings souterrains, péages …). “Cette histoire de refus de paiement est problématique en France. J’habite en Suisse et ici, ce refus n’est pas gênant. Il est considéré comme normal, ce n’est qu’une question de culture.” De plus, de nouvelles solutions sont proposées aux clients. C’est notamment le cas de la Fintech Curve, agrégateur de compte, qui permet de switcher d’une carte à l’autre en cas de refus de paiement.

Il existe de nombreuses fonctionnalités originales et intéressantes, spécifiques à ces établissements. Il évoque notamment la gestion du compte en temps réel et l’arrondi à l’euro supérieur des dépenses. “Revolut va même plus loin en permettant de placer cet argent sur un sous-compte, en cryptomonnaie.” Une future vidéo traitera certainement le sujet sur sa chaîne.

 

Convaincu de l’utilité des néobanques et FinTech

“Je suis très satisfait des néobanques.” Cédric est convaincu de leur utilité, mais il affirme qu’elles doivent éclaircir certaines zones d’ombres dans les contrats et davantage communiquer afin d’éviter les situations de comptes bloqués. Et pourquoi ne pas mettre en place des FAQ (Foires Aux Questions) plus complètes ? De nouvelles initiatives restent évidemment à concevoir et à mettre en place.

“Nombreuses sont les personnes qui abusent des néobanques”

Aujourd’hui les établissements doivent faire preuve de réactivité face à l’apparition fréquente de faux comptes. Il l’affirme : lors d’un blocage, l’individu doit dans un premier temps se demander s’il n’a enfreint aucune règle et s’il ne s’est pas permis des choses qu’il n’aurait pas faites au sein d’une banque classique.

 

David, utilisateur du Sud-Est de la France “J’aime jouer avec les fonctionnalités des néobanques”

Ses débuts grâce à Twitter

Au départ, David n’était pas spécialement porté sur le monde de l’innovation high-tech. Et pourtant, depuis septembre 2018, il se passionne pour la découverte des néobanques et des Fintech. “Sur Twitter, beaucoup de personnes disaient qu’il existait des alternatives aux banques classiques.” Curieux, il a voulu en apprendre davantage et tester.

De nombreux tests puis des choix

Il a essayé pas moins de 15 différents établissements, en commençant par les très connus N26 et Revolut. Il a également découvert Vivid, Aumax Premium et Métal, Icard, Ma French Bank, Binks, Pumpkin … Finalement, il a gardé un compte chez Revolut, Icard, N26 (en standard) et enfin chez Ma French Bank. Et même ses filles ont des comptes ouverts dans des banques en ligne et néobanques. Sa fille aînée est majeure et dispose d’un deuxième compte Boursorama. Quant à la plus jeune, elle a un compte Revolut Junior.

Ma French Bank est une très bonne banque, je la préfère même à Revolut. Je ne rencontre pas les désagréments que l’on peut avoir chez des banques étrangères.” Selon lui, elle a bien su se lancer et se stabiliser. Ce qui lui plaît : le fait qu’elle soit française à part entière, qu’il ait quelqu’un au téléphone dans les deux minutes dès qu’il rencontre un problème, que les frais soient gratuits à l’étranger et qu’il ait du cashback rapidement. David y a un crédit renouvelable de 1500 euros.

“Mon compte n’a jamais été bloqué durablement.”

“J’ai déjà été refusé par Icard à la sortie d’un parking souterrain. Ma carte a alors  été bloquée.” Aussitôt, la banque l’a contacté et l’a débloqué. C’est son unique mésaventure. Il lui est déjà arrivé de faire un virement instantané d’un montant de 500€ sur son compte Revolut. “En quelques secondes, le tour était joué. Mon compte n’a pas été bloqué.” Cependant, l’argent était viré d’un des comptes déjà enregistré dans Revolut et à son nom.

Complémentarité entre banque classique et fintech

Il a rapidement pris conscience des avantages : l’ouverture de compte à 0,00 euro, leurs applications très travaillées, le cashback, la cryptomonnaie, la possibilité d’avoir quelqu’un au téléphone rapidement … Mais aussi les cartes virtuelles, très utiles pour acheter en ligne. “Je les insère sur Google Pay et je fais mes achats rapidement depuis mon téléphone”. Mais il le précise : il n’utilise ces cartes que pour des petits montants. “J’utilise ma carte Visa Premier de chez LCL pour les sommes importantes.” David utilise également les lounges d’aéroports, utiles en cas de retard de vol. Pour cette fonctionnalité, le mieux lui semble être Icard. “ Je pars aux États-Unis dans 2 mois et peut-être en fin d’année à New York. C’est utile car j’ai entre 4 à 5h d’attente à Paris.” Dans le cadre de son travail, il touche des primes qu’il reçoit directement sur ses autres comptes, notamment chez Ma French Bank.

Il joue avec les fonctionnalités de ces néobanques mais conserve un compte principal au sein d’une banque traditionnelle, LCL. “J’ai hésité à la quitter, mais tous les comptes historiques de mes enfants et de ma femme se trouvent chez elle.” Il y a également son assurance vie et un crédit. “Je fais des virements internes rapides et je connais ma banquière depuis plus de quinze ans, elle répond rapidement et je n’ai jamais eu le moindre souci”.

Le conseil de David à destination de ceux qui n’osent pas essayer

Pour lui, les personnes en interdit bancaire ou en surendettement ne doivent pas hésiter à se lancer, notamment chez Ma French Bank. “Ils leur offrent la possibilité d’avoir accès à l’essentiel.” Il ajoute que N26 et Revolut sont de bonnes alternatives pour ceux qui désirent quitter leur banque physique mais aussi pour ceux dont les cartes ont été bloquées. “Un collègue en surendettement a pu ouvrir un compte chez Boursorama. Il a une carte avec 100€ de retrait et 400€ de paiement par mois possibles.”

Par Elisa et Emmanuelle

Rédactrices banque, Fintech, argent.

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