Entrepreneurs : réussir son business d’indépendant selon Catherine Barba

Publié le - Auteur Par Nantcy L -
Entrepreneurs : réussir son business d’indépendant selon Catherine Barba

Vivre de son expertise et être libre. Voici ce à quoi aspire les indépendants. Toutefois, pour réussir un business, il est important de se poser les bonnes questions et de bien évaluer le marché. Selon Catherine Barba, serial entrepreneuse, investisseuse et cofondatrice d’Envi, l’école et la communauté de tous les indépendants, cela s’apprend.


 

L’aventure entrepreneuriale attire de plus en plus les nouvelles générations. La sécurité de l’emploi ne séduit plus et beaucoup veulent vivre autrement en se mettant à leur compte. Ils aspirent à davantage de liberté, souhaite vivre de leur expertise, choisir leurs horaires de travail et ne plus avoir de patron. Créer son entreprise reste toutefois une étape délicate. Le statut de freelance accorde en effet plus de liberté, mais également plus de responsabilités. Il est donc essentiel de se poser les bonnes questions avant de se lancer, d’être soutenu et bien entouré ; car la passion, la volonté et l’expertise métier ne suffisent pas à rendre une activité viable et économiquement rentable. Comment y parvenir ?

Entrepreneurs : « Réussir en tant qu’indépendant, ça s’apprend ! »

Être entrepreneur n’est pas inné. « Réussir en tant qu’indépendant, ça s’apprend », peut-on lire sur le site d’Envi, l’école et la communauté de tous les indépendants. C’est d’ailleurs pour cette raison que Catherine Barba, serial entrepreneuse et investisseuse l’a cofondée.

Entrepreneurs : comment bien se lancer ?

Reconversion professionnelle, réorientation de carrière… Devenir freelance est une option séduisante à condition de ne pas brûler les étapes. Mieux vaut en effet se poser les bonnes questions avant de se lancer ou de démissionner de son emploi de salarié, puisque, comme le rappelle Catherine Barba, « le désir d’autonomie et de liberté n’est pas une raison suffisante ». En voici quelques exemples :

  • Pourquoi veux-je devenir freelance ?
  • Quelles sont mes compétences ?
  • De quoi suis-je capable ?
  • Quelles sont mes envies ?
  • Quels services veux-je proposer ?
  • Quels services puis-je proposer ?
  • Ai-je besoin d’acquérir de nouvelles compétences ?
  • Dois-je me former ?
  • Quelle banque choisir pour mon compte pro : classique, en ligne ou une néobanque ?

Après avoir répondu à ces questions, vient la seconde étape, qui consiste à affronter ses peurs.

Entrepreneurs : comment dépasser ses craintes ?

Croyances limitantes, syndrome de l’imposteur, crainte de ne plus avoir de rémunération stable, peur de l’échec… L’angoisse et les craintes peuvent freiner la bonne évolution d’une entreprise, qui demande certes une étude approfondie du marché, mais aussi une prise de risque. Pour dépasser ces schémas qui empêchent les entrepreneurs de franchir certains pas, il est important d’être accompagné.

Une communauté de freelances ou une formation peut permettre de sortir de sa zone de confort, tout en gardant un filet de sécurité. Car, « être indépendant ne signifie pas être seul. Grâce à nos diverses formations (Je me lance, Je décolle, Je valide mon idée…) et Cafet’ Envi, les indépendants s’entraident et propulsent leur business ensemble », assure-t-elle. Son ambition, aider ces personnes, notamment les femmes, à trouver un modèle d’entreprise économiquement viable. Étude du modèle d’entreprise, examen de l’offre, analyse du marché, des besoins et des clients… Selon l’experte, « pour réussir, il faut savoir vendre. Ce n’est pas toujours facile, mais cela s’apprend », a-t-elle confié lors du forum sur les femmes et l’argent, organisé par le magazine ViveS en avril dernier, auquel nous avons pu assister.

Entrepreneurs : comment booster son business d’indépendant ?

Freelance, coach, artisan, consultant ou commerçant… Envi, permet à la fois de se former et d’être soutenu par une communauté d’indépendants qui réussissent. Objectif, devenir rentable et le rester. Voici comment.

Entrepreneurs : les principes clés

La pédagogie Envi repose sur les sciences cognitives ainsi que sur l’expérience terrain des entrepreneurs. « 60 % des dirigeantes n’effectuent pas de business plan avant de se lancer », a déploré Catherine Barba lors du forum. « Il est pourtant primordial de définir la bonne offre, le bon modèle économique, et savoir comment aller chercher des clients », a-t-elle ajouté. « Chez Envi, nous les aidons ainsi en ce sens. »

3 mots pour réussir son business d’entrepreneurs : motivation, évaluation et rigueur

D’après l’experte du commerce électronique et de la transformation numérique, la motivation et la détermination sont un véritable moteur dans l’entrepreneuriat. Elle conseille de réaliser un petit exercice : écrire en deux phrases ce qui vous donne profondément envie d’entreprendre aujourd’hui. Qu’est-ce qui vous motive à créer votre boîte, à faire ce que vous faites, à vouloir réussir ?

Il faut ensuite évaluer les ressources. « Si la motivation c’est ‘vouloir ‘, les ressources c’est ‘pouvoir’ », rappelle-t-elle. Confiance en soi, énergie, capacité de travail, entourage… Tout doit être estimé. « Être à son compte, c’est traverser des zones de turbulences – et il y en a souvent, ça fait partie du chemin ! Pouvoir compter sur plusieurs réservoirs pour se recharger en énergie et en confiance est indispensable », assure la business angel française.

Connaître le marché, ses cibles et leurs besoins est également indispensable. « Entreprendre, c’est résoudre des problèmes mieux que ses concurrents », rappelle-t-elle.

Pour durer, il faut enfin faire preuve de rigueur et savoir « pitcher » ce que l’on vend de façon simple et synthétique.

Comment définir son prix quand on est indépendant ?

« L’entrepreneuriat, ce sont des mathématiques », note Catherine Barba. Pour s’assurer des sources de revenu régulier et un modèle économique solide, il est primordial de ne pas se sous-estimer et de définir le juste prix. Pour booster la confiance en soi, elle préconise de répéter des petits mantras chaque matin : « J’ai de la valeur, ce que je vends a de la valeur, je suis une merveille… »

« TJM (Taux Journalier moyen Ndlr), forfait, package, offres découvertes ou couplées avec d’autres indépendants complémentaires… Il faut tester différentes formules et se faire challenger », conseille l’investisseuse.

Afin de savoir combien l’on coûte, il convient d’avoir une idée précise des coûts de démarrage et des coûts mensuels. « C’est le montant que l’on doit encaisser chaque mois pour couvrir à la fois ses charges et se payer. Le fameux point d’équilibre », explique-t-elle. « Il ne faut pas omettre les coûts cachés comme les vacances, la prévoyance, la retraite… Ces éléments doivent être pris en compte, évalués et facturés », prévient-elle.

« Il faut aussi veiller à regarder les prix que pratiquent les concurrents et penser à interroger ses clients : combien sont-ils prêts à payer ? » Cela permet d’avoir une idée et de recadrer ensuite ses prix sur la réalité du marché.

Enfin, il est essentiel d’apprendre à maîtriser son tableau de cash. Soit, « savoir ce qui rentre, ce qui sort, chaque semaine, avec une vision sur les mois à venir », assure-t-elle. D’où l’importance d’avoir des bons outils de gestion. Hellobank! Pro, Monabanq, Paykrom… Diverses banques en ligne et néobanques proposent des comptes pro pour les indépendants incluant un suivi commercial et comptable (logiciel de gestion et de facturation). Elles permettent de bénéficier des mêmes services et produits qu’une banque traditionnelle, mais au tarif plus avantageux d’une banque en ligne.

Par Nantcy L

Journaliste plurimedia depuis 15 ans, je m'intéresse à différents univers : économie, lifestyle, société, culture, psycho & développement personnel... Pour Comparateurbanque.com je vous livre, à l'aide d'experts, des conseils pour mieux gérer votre argent.

Laisser un commentaire