L’année de la Fintech ou la croissance folle des start-ups de la tech

Publié le - Auteur Par Antonin C.
L’année de la Fintech ou la croissance folle des start-ups de la tech

Début 2020, l’Observatoire de la Fintech publiait son étude « L’année de la Fintech ». Comparateur Banque vous retransmet des chiffres importants de cette étude, étayés par d’autres chiffres sur les tendances de la Fintech en France et en Europe. Et en fin d’article, focus sur les néobanques et leur lutte contre les vicissitudes de la crise du Covid 19 !

Synthèse de l’étude « L’année de la Fintech »

Des levées de fonds en hausse

L’étude de l’Observatoire de la Fintech, portant jusqu’à fin 2019, soulève quelques chiffres d’importance, notamment des progressions majeures :

  • de + 63% des levées de fonds au regard de 2018.
  • de la taille des financements avec :
    • quatre opérations dépassant 50 millions d’euros. Dans l’ordre de la plus grande à la plus petite levée de fonds : Wynd, Payfit, Younited Credit et Shift Technology.
    • six levées de fonds, allant de 20 à 40 millions d’euros : Alan, Spendesk, Swile/ex-Lunchr, Lemonway, Bankin’ et Luko.
  • un ticket moyen des opérations qui croît de 5,1 (2018) à 7,5 millions d’euros (2019).

Les acteurs du paiement en pleine conquête

Selon l’étude de l’Observatoire de la Fintech, le secteur du paiement, représenté en partie par les paytechs, profite d’une levée totale d’environ 200 millions d’euros 2019, et de plus de 520 millions en cumul.

Ainsi, nous indiquent les auteurs de l’étude, « le paiement reste le secteur en tête en France tout comme il l’est au plan international dans un contexte bouillonnant de M&A [ndlr : Fusions-Acquisition]. »

L’Observatoire de la Fintech ajoute toutefois que « le financement, qui était jusqu’à présent le deuxième secteur, est en passe de se voir dépasser en 2019 par l’Assurtech qui accélère son rythme annuel de levées de fonds qui ont triplé d’une année à l’autre. »

L’incidence de la crise sanitaire du Covd-19 sur les néobanques

Avant la crise, les néobanques vivent un réel succès

« Avec plus de 3,5 millions de comptes actifs à fin 2019, en hausse de 75% sur un an, [les néobanques] gagnent peu à peu la confiance des consommateurs », expliquait Stéphane Dehaies de KPMG, dans un article de Ladepeche.

Un peu plus tôt, en novembre 2019, le Journal du Net déclarait que la France comptait déjà plus de 2,5 millions d’utilisateurs de néobanques. Et cela ne s’arrête pas à la frontière, puisque selon le JDN toujours, « les néobanques envahissent l’Europe ». Le média cite notamment :

  • La Roumanie qui a connu une progression du nombre d’utilisateurs de +220%,
  • Le Portugal avec une croissance de +197% et
  • L’Italie  qui a grimpé de +178% utilisateurs.

Pendant le confinement les retours sont mitigés

Certains nouveaux sortent du lot

Les néobanques pourraient profiter de la crise sanitaire pour prendre du terrain sur les banques classiques. Moneway, qui s’adresse aux 18-25 ans et même au-delà, aurait ainsi connu, selon sa cofondatrice pour Presse Agence le 15 avril 2020, une augmentation du nombre d’utilisateurs de 25% depuis le mois de mars.

Sur leurs réseaux sociaux, la fréquence aurait également été multipliée par deux et le support client aurait enregistré « 3 fois plus de conversations […] et un certain nombre de questions relatives au maintien des services ».

D’autres mettent la clé sous la porte

D’autres néobanques voient quant à elles leur modèle économique souffrir face à la crise sanitaire…

C’est le cas de Bo qui a mis un terme à son activité le 30 avril 2020, après 5 mois d’activité. La crise sanitaire n’est pas l’unique responsable de cette faillite. La filiale de RBS avait en effet été victime d’autres désarrois, comme le rappel de 6 000 cartes de paiements non conformes à la régulation européenne, et le départ prématuré de son PDG Mark Bailie. Et pour combler le tout, le marché britannique dans lequel s’inscrivait Bo était déjà saturé par les néobanques, selon Sarah Kocianski, de 11:FS.

Les gros acteurs des néobanques continuent leur croissance tout en prenant de précautions

D’autres entités de la banque digitale ont également dû réagir. Deux exemples parlants :

  • N26, qui a décidé de mettre une partie de ses effectifs en chômage partiel.
  • Revolut, qui a poussé ses salariés à remplacer une partie de leur salaire par des actions.
  • Monzo et son CEO qui décide de ne pas toucher de salaire pendant un an.

Les exemples se multiplient et pourtant … Chaque jour amène son lot de surprises. Comme N26 qui annonce l’extension de sa sérieD avec 100 millions de dollars supplémentaires. Il semble donc difficile d’estimer si la Fintech connaît la crise en 2020. Comme dans beaucoup de secteurs, cette épreuve engendrée par la pandémie du Coronavirus, fera un nettoyage.

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