Mobilité : quand changer d’établissement devient difficile

Publié le - Auteur Par Hélène N.
Mobilité : quand changer d’établissement devient difficile

Dernièrement, plusieurs études et enquêtes ont démontré que de plus en plus de Français sont prêts à changer de banque. Cependant, très peu osent réellement franchir le pas malgré leurs plaintes concernant la cherté des frais et des tarifs de banque ainsi que leur hausse constante. Quelles peuvent être les causes de cette hésitation ?

Quelles sont les raisons de la réticence des Français ?

D’après une étude de l’UFC-Que-Choisir, il existe plusieurs raisons qui empêchent les consommateurs français de quitter leur établissement bancaire.

La complexité des démarches de changement de banque pour 40% des consommateurs

Une enquête concernant la mobilité bancaire a récemment été menée par l’UFC-Que-Choisir auprès de plus de 4 900 consommateurs. D’après les résultats, l’association de défense des consommateurs a pu constater qu’à peu près 24% des personnes interrogées déclarent être prêtes à changer de banque au cours des 12 prochains mois, tandis que 40% des consommateurs ne le sont pas.

Ils estiment que les démarches pour le changement de banque sont trop longues et trop compliquées. Une complexité qui est notamment due à de mauvaises pratiques telles que :

  • le refus de mandats de mobilité,
  • les erreurs lors du transfert de domiciliations
  • ainsi que le non-respect des délais de transfert.

Non seulement ces mauvaises pratiques entraînent la complexité de la mobilité, mais elles engendrent aussi la surfacturation des commissions d’interventions sur le compte de départ et l’inachèvement des procédures de mobilité bancaire.

Pourtant les services mobilité sont de plus en plus structurés et organisés pour faire face à ce type de demandes. Les banques en ligne, telles que Fortuneo, Hello bank!, Boursorama Banque, Monabanq …  proposent ce service gratuit et concrétisent de plus en plus d’ouverture de compte. Un établissement ne peut pas refuser une mandat de mobilité. Il faut se battre pour le faire accepter.

Les frais de transfert des produits d’épargnes élevés

Selon la loi Macron, le transfert automatisé sur les domiciliations des virements ainsi que des prélèvements doit être gratuit.

En revanche, suite à l’enquête réalisée par l’UFC-Que-Choisir, ce dernier a remarqué que les banques se seraient acharnées sur :

  • les tarifs de transfert de produit d’épargne-logement (PEL)
  • et les plans épargne action (PEA). Sur les PEA et compte titres c’est normal qu’il y ait des frais.

Depuis 2012, les frais de transferts des PEL et des PEA n’ont cessé de croître, jusqu’à atteindre une hausse généralisée d’environ 18% en 5 ans. Aujourd’hui, si ces consommateurs qui disposent d’un PEL ou d’un PEA veulent changer d’établissement bancaire, ils devront s’acquitter d’un frais de 178 € en moyenne. Un chiffre qui rend la mobilité bancaire moins attractive pour la plupart des particuliers.

La solution est aussi d’être simplement multibancarisé, et avoir plusieurs comptes en banques ne signifie pas forcément multiplier les frais.

Quelles sont les autres difficultés à changer de banque ?

Mis à part les causes citées précédemment, d’autres difficultés freinent les consommateurs à changer de banque comme le cas du LCL qui empêche ses clients de changer d’assurance-emprunteur en toute illégalité. Cette information provient de UFC Que choisir.

Le blocage de changement d’assurance emprunteur

D’après une plainte récemment posée par l’UFC-Que-Choisir auprès du tribunal judiciaire à Lyon, la banque LCL met en place des pratiques illégales pour empêcher les consommateurs voulant se tourner vers la concurrence et changer d’assureur-emprunteur.

En effet, d’après une réglementation sur la mobilité bancaire depuis 2010, les banques sont tenues de répondre au plus tard 10 jours après réception de la demande de changement d’assurance emprunteur. De son côté, le LCL et d’autres établissements font la sourde oreille. Ils préfèrent garder le silence pendant plusieurs mois afin de bloquer la procédure de mobilité. Pour empêcher ce type de pratique anti-concurrentielle l’association de défense UFC-Que-Choisir a donc décidé de porter plainte.

Préjudice estimé à 1 million d’euros

Selon les calculs de l’UFC-Que-Choisir, ces pratiques illicites auraient causées des préjudices d’au moins 1 million d’euros. Il ne faut pas voir le mal partout, mais savoir que ces pratiques existent. Si vous vous retrouvez face à un tel obstacle, contacter l’UFC Que Choisir est une bonne décision car ils sont habitués à traiter ces plaintes et disposes de toute l’armada juridique nécéssaire.

 

 

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