Où en est HSBC aujourd’hui ?

Publié le - Auteur Par Stéphanie Thomas
Où en est HSBC aujourd’hui ?

La branche de la banque sino-britannique, HSBC France est actuellement en quête d’un acheteur pour son activité de détail et liée aux professionels. D’après les nouvelles qui circulent, seuls deux établissements s’intéressent à son offre. Cela est dû à la difficulté d’évaluation des coûts de restructuration et du capital. Afin de minimiser ses dépenses, la banque a adopté une nouvelle stratégie à l’international. On note que les prix proposés pour le rachat sont très faibles.

État de la vente de HSBC France

Peu d’intérêt

La vente des activités de HSBC France provoque actuellement des polémiques. Les établissements bancaires donnent leur avis sur l’éventuel rachat des actifs. BPCE et BNP Paribas paraissent ne pas être intéressées. D’après les nouvelles qui circulent, seuls deux établissements s’intéressent à son offre. Il s’agit de la Société Générale et de la Banque Postale.

 Les principaux chiffres

La branche de cette banque compte 5 000 salariés en France, 800 000 clients, 250 agences et 7 à 15 milliards d’euros d’actifs pondérés des risques.

Les freins possibles

L’ex-CCF racheté par HSBC en 2000 est à la fois devenue le plus gros contributeur à ses revenus et son premier foyer de pertes d’après les chiffres 2018. Cela rend la valorisation de l’entreprise assez compliquée. Selon les idées reçues, si la société vend ses actifs, c’est qu’elle perd de l’argent. Dans ce cas, il y a forcément des coûts de restructuration.

Par ailleurs, les candidats ont des craintes au niveau de la gestion des fonds de commerce. Pour valoriser le pôle, l’activité devra disposer de fonds propres de 10 à 12 % du montant des actifs. Cependant, si l’historique de l’acheteur sur le portefeuille est absent, le superviseur bancaire pourrait appliquer une méthode standard. Il peut demander des fonds provisoires et le coût du capital peut passer du simple au double.

Stratégie de HSBC à l’international

Réduction de la masse salariale

Afin de réduire ses coûts, le géant bancaire HSBC envisage d’adopter une nouvelle stratégie à l’international. Il compte supprimer 15 % de ses effectifs à l’échelle mondiale, soit 35 000 emplois. L’objectif de la banque est de faire passer le nombre de ses salariés actuels de 235 000 à 200 000.

Baisse des bénéfices

Les chiffres de 2019 affichent une chute de bénéfice net de 53 %, environ 5,97 milliards de dollars (5,85 milliards de francs). Selon le directeur de la société, des performances inacceptables au niveau de certaines activités peuvent être à l’origine de cette baisse.

Une stratégie offensive 

L’établissement bancaire génère la majorité de ses profits en Asie. La réduction des coûts a pour but d’amortir l’impact de la guerre commerciale sino-américaine, du Brexit et de l’épidémie du nouveau coronavirus qui fait rage en ce moment. De plus, les résultats plombés par la dépréciation d’écarts d’acquisitions de 7,3 milliards de dollars sont principalement liés aux activités de marché et celles en Europe.

Proposition de rachat à faible prix

Ce que disent les médias

Pendant la deuxième phase du processus de vente, les deux candidats en course auraient proposé un prix très bas pour l’activité de banque de détail de l’établissement. Ils appréhendent le fait de ne pas pouvoir supporter le coût de la restructuration et de l’intégration informatique.

 Le point sur la Banque Postale

La Banque Postale, qui se prépare à prendre place dans un puissant pôle financier public, a renforcé son offre destinée à la clientèle haut de gamme. Pour l’établissement bancaire, HSBC pourrait attirer des compétences dont il a besoin. Cela peut rendre la situation sociale moins complexe.

 Le point sur la Société Générale

Société Générale veut acheter l’actif via sa filiale Crédit du Nord. Cette opération peut lui être bénéfique. Il est en mesure de gagner des parts de marché avec une clientèle proche de la sienne tout en rentabilisant son réseau et ses investissements. Son souci se situe au niveau de la banque de la Défense qui pourrait représenter le plus gros travail de restructuration.

 

 

 

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