Qui sont les DG des principales banques mobiles actives en France ?

Publié le - Auteur Par Olivier B.
Qui sont les DG des principales banques mobiles actives en France ?

Dernier volet de notre trilogie sur celles et ceux qui pilotent les Fintechs délivrant une offre de compte bancaire dans l’hexagone. Après les grands groupes bancaires et les banques en ligne, voici une rapide présentation des dirigeants des néobanques.

DG de Nickel : Thomas Courtois

Thomas Courtois dirige le compte sans banque Nickel depuis la fin du mois d’avril 2019. Il était auparavant responsable du réseau Outre-mer de BNP Paribas, maison-mère de Nickel. La nomination de ce quadragénaire résulte d’un processus ouvert au cours duquel Thomas Courtois a su faire jouer son expérience pour animer des équipes et conduire la néobanque vers l’objectif initial de 2 millions de comptes ouverts fin 2020.

Le dirigeant accompagne ainsi le lancement à l’international de l’offre Nickel, notamment en Espagne par le biais d’un partenariat avec le réseau Fenamix. Il a remplacé Arnaud Giraudon (ancien DG de Fortuneo) qui tenait les rênes de l’établissement depuis le rachat par BNP Paribas. On peut mentionner aussi Hugues Le Bret, président du conseil de surveillance de Nickel, et Marie Degrand-Guillaud, directrice déléguée (ex-Adie), en charge notamment des partenariats et de la communication.

 

DG de N26 : Valentin Stalf

L’actuel dirigeant Valentin Stalf est aussi le cofondateur de la néobanque allemande, en 2013, avec Maximilian Tayenthal. Les deux hommes qui se connaissent de longue date ont d’abord lancé la start-up Papayer (carte prépayée pour ados) au sein de l’incubateur berlinois Rocket Internet. L’Autrichien, qui a étudié la finance et la comptabilité à l’université de Saint-Gall en Suisse, emprunte la voie des Fintech « par hasard », pressentant un changement de paradigme dans le secteur financier.

Si Papayer n’émerge pas, l’appli mobile comporte tous les atouts qui alimentent le succès actuel de N26. Depuis 2013, la néobanque – qui n’avait que trois semaines de trésorerie au lancement dixit Stalf – a conquis 5 millions de clients dans le monde fin 2019. N26 possède une licence bancaire européenne et vient de commercialiser ses services aux Etats-Unis. L’ambitieux Valentin Stalf, surnommé l’épouvantail des banques, a pour objectif 100 millions de clients pour 2025.

DG de Revolut : Nikolay Storonsky

C’est au côté de Vlad Yatsenko que Nikolay Storonsky fonde la néobanque britannique Revolut en 2014. Multi-diplômé (maitrise de physique et d’économie), le personnage discret ambitionne de faire de la banque mobile l’Amazon du secteur financier. Son objectif : convertir 100 millions de clients. Nikolay Storonsky, fils de cadre du géant russe Gazprom, débute comme trader chez Lehman Brothers. La faillite de l’établissement le mène un temps chez Crédit Suisse, période qui précède l’aventure Revolut.

Nikolay Storonsky s’attaque à la montagne « expérience utilisateur » par la face technologie. La Fintech Revolut mise sur :

  • son appli mobile bancaire,
  • son offre simple et
  • les transferts d’argent à l’international compétitifs.
  • La néobanque étend ensuite ses services et ses produits (compte bancaire, cryptomonnaies, assurance de voyage…) jusqu’à séduire 10 millions de clients en 2020.

Nikolay Storonsky obtient l’agrément bancaire européen pour Revolut via la Banque de Lituanie en décembre 2018.

 

DG de Ma French Bank : Alice Holzman

Alice Holzman est aux manettes de la banque mobile, émanation de La Banque Postale, depuis son lancement à l’été 2019. Cette spécialiste de la communication et du marketing a intégré le groupe bancaire en 2015 en provenance de Canal+. Elle avait passé dix-huit ans auparavant chez Orange. De 2015 à 2019, Alice Holzman, diplômée de l’Essec, occupait la fonction de directrice du digital et de la communication à La Banque Postale.

Au moment d’endosser son nouveau rôle, elle a pour feuille de route le rajeunissement du profil client du groupe bancaire et le gain de parts de marché.

Sa méthode : dialogue, échange et sens du contact. Pour illustrer ce propos, Alice Holzman est même venue dans les bureaux de poste auprès des guichetiers en formation. Dernière naissance majeure sur un marché proche de la saturation, Ma French Bank vise 1 million de clients d’ici 2025 (déjà 100 000 clients conquis en un an).

DG de Max : Didier Ardouin

Didier Ardouin est nommé à la tête de la Fintech Max au mois de mai 2017. L’offre de cette filiale 100% mobile du Crédit Mutuel Arkéa (compte de paiement, assistant personnel et agrégateur bancaire) est officiellement disponible auprès du grand public en janvier 2018. L’ancien directeur général de la fédération du Crédit Mutuel Massif Central est à la manœuvre et atteint le premier objectif de 100 000 utilisateurs fin 2019.

Ce diplômé nantais d’un DESS gestion et management des PME entre au Crédit Mutuel de Bretagne en 2000. Il est tour à tour Directeur des agences de Cesson-Sévigné et de Saint-Malo Centre, puis pilote un réseau d’une vingtaine d’agences entre Landerneau et Morlaix. En 2010, sa carrière le conduit à la fonction de Directeur général de la fédération du Crédit Mutuel Massif Central. Six ans plus tard,  Didier Ardouin diligente le projet interne à Arkéa « Nouvelle Vague », un établissement agréé par l’ACPR à l’origine de Max, qui compte une trentaine de collaborateurs.

L’équipe est dynamique, motivée et plein de bonnes idées.

 

DG de Qonto : Alexandre Prot

Alexandre Prot est l’actuel CEO de la néobanque Qonto qu’il cofonde en avril 2016 avec Steve Anavi. Les deux hommes ont d’abord lancé, en 2013, Smokio (cigarette électronique), une expérience jalonnée de difficultés avec leur banque qui leur donne l’idée de créer une banque mobile dédiée aux entreprises et aux travailleurs indépendants. Ce sera Qonto, une banque mobile pour pro qui inclut des services connexes comme le dépôt de capital social ou l’obtention d’un IBAN français.

Alexandre Prot a un parcours modèle : HEC, Goldmans Sachs, McKinsey et INSEAD. Sous sa direction, Qonto passe le cap des 70 000 clients fin 2019 et enchaine avec une levée de fonds record (104 millions d’euros, soutenue par Tencent) qui fait date dans le milieu de la Fintech en France. Pour le CEO de Qonto, l’objectif est d’allouer une partie de l’argent pour répondre aux exigences de fonds propres afin de décrocher une licence d’établissement de crédit. Pour le moment, aucune néobanque professionnelle française ne dispose d’un tel agrément.

 

 

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