Le LEP encore trop oublié des personnes à revenus modestes

Publié le - Auteur Par Alexis K. -
Le LEP encore trop oublié des personnes à revenus modestes

Le Livret d’Épargne Populaire (LEP), joyau méconnu du monde financier, continue de se faire discret malgré ses avantages significatifs.

Créé pour offrir une opportunité d’épargne avantageuse aux citoyens aux revenus modestes, le LEP demeure dans l’ombre pour bon nombre de Français. Alors que plus de 10 millions de détenteurs profitent déjà de ses avantages, un regard sur les chiffres révèle que 50% des éligibles, notamment les jeunes et les familles monoparentales, semblent oublier ce placement lucratif à 6%. Pourtant, la visée est d’atteindre les 12,5 millions en 2024.

Les jeunes et les familles monoparentales : les grands oubliés

Le LEP a vu le jour en 1982, avec l’objectif de fournir une option d’épargne rentable aux ménages à revenus modestes.

Malgré son potentiel, celui-ci n’a pas encore atteint la notoriété qu’il mérite. Le Livret A lui fait de l’ombre. Pourtant la rémunération de ce dernier à 3% n’est que la moitié de celle du LEP.

En effet, selon les données de la Banque de France communiquées lors d’une conférence de presse le 31 octobre dernier, les jeunes majeurs de moins de 25 ans représentent une part minime, soit moins de 2,5%, des détenteurs du LEP et seulement 1% des LEP plafonnés. Une statistique intrigante sachant que cette tranche d’âge représente 10% de la population française, soit près de 7 millions de personnes, la plupart éligibles à l’ouverture d’un LEP. Ces chiffres soulignent un décalage entre l’éligibilité potentielle et la réalité de la détention du LEP parmi les jeunes adultes.

Les statistiques montrent que les jeunes adultes de cette tranche d’âge, malgré une éligibilité élevée, ne sont que 250 000 à posséder un LEP (5 millions pour le Livret A). Ce constat est d’autant plus frappant que bon nombre d’entre eux optent pour le Livret A, moins lucratif, mais plus répandu. Les 9% des jeunes détiennent un Livret A, souvent ouvert dès la naissance, alors qu’ils négligent le potentiel du LEP qui, malgré ses avantages financiers supérieurs, est souvent oublié.

 

Livret d’Épargne Populaire : un placement crucial pour les jeunes/ étudiants

Les jeunes adultes, souvent confrontés à des défis financiers majeurs, se retrouvent parmi les détenteurs les moins fréquents du LEP, malgré leur éligibilité.

Avec un revenu annuel médian de seulement 21 630 euros pour la tranche d’âge de 18 à 24 ans, ces jeunes ont tout intérêt à explorer le potentiel de ce placement, une opportunité qui pourrait considérablement améliorer leur stabilité financière. Qui plus est, c’est la communauté la plus impactée par la précarité, sachant que le quart de cette tranche d’âge touche moins de 1 102 euros net par mois.

Mais les familles monoparentales, également souvent confrontées à des contraintes budgétaires, pourraient également tirer profit du LEP. Les avantages financiers, alliés aux taux d’intérêt plus élevés par rapport au Livret A, font de ce placement un outil potentiellement précieux pour améliorer la situation financière de ces dernières. Une bonne raison de sensibiliser davantage ces groupes à l’importance du LEP, non seulement en tant que moyen d’épargne, mais aussi comme un instrument capable de générer des revenus plus substantiels.

LEP : un investissement doublement rentable

En dépit de leur éligibilité au Livret d’Épargne Populaire (LEP), les jeunes de 18 à 25 ans préfèrent souvent le Livret A, détenant collectivement 5 millions de ces comptes, fréquemment ouverts dès la naissance. Pourtant, cette préférence pourrait les priver d’une opportunité financière significative. Un examen attentif des taux d’intérêt révèle une décision financière potentiellement sous-optimale. Alors que le Livret A offre actuellement un taux d’intérêt de 3%, le LEP, quant à lui, propose un rendement double, atteignant 6%.

Opter pour le LEP au lieu du Livret A constituerait donc bien plus qu’une simple redirection d’épargne. Cela représenterait une décision éclairée qui pourrait avoir un impact significatif sur la stabilité financière à long terme des jeunes adultes. En faisant ce choix, ils maximiseraient leurs gains d’épargne, bénéficiant d’un taux d’intérêt plus avantageux. Cette manœuvre intelligente pourrait servir de fondement solide pour des projets futurs, que ce soit l’achat d’un logement, la poursuite des études ou la constitution d’une réserve financière.

A titre informatif, rappelons que ces livrets règlementaires ne sont pas imposés. Il n’y a aucune fiscalité prélevée sur les intérêts générés et aucun risque de perte en capital. C’est un « investissement » sécurisé et liquide. L’argent reste disponible à tout moment.

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