Investir le 27 novembre 2022 avec ces 4 infos clés

Publié le - Auteur Par Lucie
Investir le 27 novembre 2022 avec ces 4 infos clés

Alors que les tarifs des forfaits mobiles ont bondi de presque 20% en un an, certains profitent du Black Friday, de la Black Week, du Cyber Monday et des pléthores d’offres qui sont proposées fin novembre pour faire leurs achats au meilleur prix. Cependant même Jeff Bezos, l’ex-PDG d’Amazon est mesuré sur le sujet : “Mon conseil aux gens est de prendre un risque mesuré. Si vous êtes un particulier et que vous envisagez d’acheter une nouvelle TV grand écran, ralentissez peut-être vos achats. Gardez cet argent et voyez ce qui se passe. Même chose pour un réfrigérateur ou une nouvelle voiture, ou autre chose”. Afin de préparer cet avenir incertain, voici nos solutions pour augmenter votre épargne.


Sujet de la semaine :

Investir dans les pièces de monnaie ou la numismatique

Au départ la numismatique est la science qui traite de la description et de l’histoire des monnaies, médailles, jetons et méreaux (laissez-passer sous la forme d’un jeton en métal dans ce cas).

Pratique souvent méconnue du grand public, ce nom vient de la racine latine « numis » soit « pièce de monnaie » et a trait à la collection de pièces de monnaie anciennes et parfois de médailles.

Constitution d’une collection numismatique

Ce type de collection est de manière générale établie d’après un dénominateur commun :

  • L’atelier de frappe,
  • La période d’émission,
  • L’effigie de la pièce,
  • L’alliage utilisé pour sa fabrication,
  • La présence ou l’absence de valeur faciale voire le souverain ou empereur en place lors de son émission pour les pièces historiques.

D’après la plateforme d’enchères en ligne Catawiki, la valeur d’une pièce peut augmenter en moyenne de 220% sur une période de dix ans. Même si l’état de l’objet est important c’est le tirage qui est déterminant : plus il est limité, plus la valeur augmente. Il faut donc porter une attention particulière aux pièces mises en circulation pour commémorer un évènement spécifique, rendre hommage à une personne importante, ou qui ont été frappées avec une erreur. Une collection qui peut s’avérer plus que rentable ! 

La numismatique en tant que support d’investissement

Avant de se lancer, il est vivement recommandé de s’équiper d’un argus numismatique, afin de se faire une idée objective de la vraie valeur d’une pièce et éviter de payer trop cher. L’autre avantage est de pouvoir identifier les éléments pouvant impacter la valeur d’une pièce, comme l’usure, les inclusions, un choc, l’effacement…

Valeur numismatique n’est pas valeur refuge, en effet la valeur de collection renvoie à la rareté, la valeur intrinsèque renvoie, elle, à la proportion de métal précieux contenu dans une pièce. La valeur refuge a pour but de sécuriser le patrimoine/capital. Certaines pièces ont pris de la valeur avec le temps, constituées de cuivre ou de bronze, d’or ou d’argent. La raison est simple : le métal précieux qui constitue la pièce lui confère sa valeur dans ce cas, même si cela n’efface pas les autres critères.

La fiscalité de la numismatique

La taxe sur les métaux précieux s’élève à 11% du prix de vente ou de la valeur en douane auxquels vient s’ajouter 0,5% de contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), excepté dans le cas où le vendeur ne serait pas résident fiscal français. Ce régime fiscal s’applique si le vendeur n’est pas en mesure de fournir un justificatif d’achat faisant foi de la date et du prix d’achat de la pièce.

La taxe sur la plus-value s’élève à 36,2% de la plus-value éventuellement réalisée sur la vente. Elle est composée du paiement de l’impôt à 19%, de la contribution sociale généralisée (CSG) à 9,9%, de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) à 0,5%. À cela s’ajoutent le prélèvement social à hauteur de 5,4%, la contribution « Solidarité » à 0,3% et la contribution Revenu de Solidarité Active (RSA) à 1,1%. Le vendeur doit pouvoir justifier du prix et de la date d’achat en présentant un justificatif d’achat au moment de la vente.

Elle donne lieu à une exonération totale au bout de 22 ans de détention ainsi qu’à un abattement de 5% par an à compter de la troisième année de détention, et ne s’applique pas en cas de moins-value ou d’absence de plus-value.

Quel budget ?

Pour le coup il s’agit d’un investissement accessible à toutes les bourses. Un petit Obole d’argent de Marseille coûte par exemple 120 euros, tandis qu’un aureus (en or) de Faustina lui vaut 8000 euros.

Pour ceux qui veulent se constituer une grosse collection, il est possible d’acheter un coffret contenant plusieurs pièces.  Pour réussir son investissement, il est préférable de se spécialiser dans une période ou un type de pièces de collection

Enrichir son vocabulaire :

Épargne liquide : c’est quoi ?

Il existe plusieurs types d’épargne, en fonction de l’objectif qui lui est alloué. On retrouve l’épargne liquide, l’épargne de projet et l’épargne de retraite. À chaque type d’épargne correspondent des placements différents. Focus sur l’épargne liquide, aussi appelée « l’épargne disponible ».

Définition

L’épargne liquide ou disponible est une épargne de précaution pour la vie de tous les jours, elle permet de disposer de son argent immédiatement.

À quoi sert l’épargne liquide ?

C’est ce que l’on appelle plus communément un matelas de sécurité. Elle est indispensable en cas d’imprévus : panne de voiture ou d’électroménager, perte d’emploi, maladie, grosse facture… Qui dit imprévu dit par définition qu’on ne peut pas le voir venir, c’est pourquoi l’argent placé doit pouvoir être disponible à tout moment.

Type de placements

Comme ce sont des placements dont le rendement est en général moins élevé, il est conseillé de placer sur ces livrets entre trois et six mois de salaire, pas plus. Voici la liste des supports sûrs avec une liquidité immédiate :

  • Le livret A, livret d’épargne réglementé exonéré d’impôts, taux de 2%, plafond de 22 950€, des retraits possibles à tout moment.
  • Le LDDS ou Livret de développement durable et solidaire, livret d’épargne réglementé exonéré d’impôts, son taux est aligné sur celui du livret A, plafond de 12 000€ et retraits possibles à tout moment.
  • Le PEL ou Plan Épargne logement, livret d’épargne réglementé dont le taux est de 1% pour les PEL ouverts depuis le 1er août 2016, plafond de 61 200€ et une épargne disponible à tout moment (mais une durée minimale de quatre ans sans retrait est nécessaire pour bénéficier des avantages fiscaux). Les PEL ouverts avant 2018 sont exonérés jusqu’à la veille du 12ème anniversaire du plan, ceux ouverts à partir de 2018 sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30%.
  • Le CEL ou Compte Épargne logement, livret d’épargne réglementé dont le taux est de 1,25%, plafond de 15 300€, retraits possibles à tout moment.  Les intérêts sont exonérés, mais soumis aux prélèvements sociaux pour les CEL ouverts avant 2018. Ceux ouverts à partir de 2018 sont soumis au taux 30% (dont 17,2% de prélèvements sociaux et 12,8% d’impôt sur le revenu).
  • Les comptes sur livrets ou livrets bancaires, aussi appelés super livrets, ne sont pas réglementés par l’État, ni le taux ni le plafond n’est imposé par ce dernier. Chaque banque propose alors son propre super livret, dont les intérêts sont soumis à la flat tax de 30%.

L’offre de la semaine :

Goodvest lance un forum pour discuter investissement responsable

La fintech qui rassemble finance et éthique n’est plus vraiment à présenter, mais pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Goodvest comme elle se décrit elle-même, est une solution d’investissement engagée pour l’environnement. Son but est de faire que l’épargne de ses clients, au travers de son assurance vie, travaille à la fois pour eux et pour la transition écologique.

La finance responsable oui, mais où/quoi/comment ?

Vouloir investir mieux n’est pas toujours chose aisée. Entre vouloir et pouvoir il y a souvent un fossé, car on ne sait pas par où commencer. Sans compter qu’il faut également déceler les offres de greenwashing des vraies offres responsables. Comme le dit la fintech « Seul on va plus vite. Ensemble on va plus loin ! ».

C’est en ce sens que Goodvest a créé la première communauté d’investisseurs responsables. Les épargnants engagés contre le réchauffement climatique peuvent échanger autour des thématiques de l’investissement responsable et de la transition écologique.

Pour en savoir plus sur la GreenTech voici notre guide.

Les sujets abordés dans le forum

Dans les thématiques abordées par la communauté, on retrouve :

  • Investissement dans l’immobilier : avis sur la SCPI Iroko,
  • PEA écoresponsable,
  • PER écoresponsable,
  • Webinaire Goodvest,
  • Investissement dans les forêts,
  • Explication sur le fond ISR, le lexique à connaître pour identifier les projets qui ont du sens,
  • Idées de secteurs responsables pour savoir où investir,
  • Témoignages,
  • Avis (établissements financiers verts, produits verts),
  • Projets à impact social,
  • Partage de codes promo,…

A vous la parole !

Le chiffre de la semaine :

85% des Français sans éducation financière ou budgétaire

L’OCDE définit l’éducation financière comme suit « combinaison de conscience financière, de connaissance, d’habileté, d’attitudes et comportements nécessaires pour prendre les bonnes décisions financières et finalement arriver à un bien-être financier individuel apprécié par la personne elle-même ».

Pourquoi un tel chiffre ?

C’est un chiffre qui peut choquer, mais pas tant que ça si on y réfléchit bien. À part les notions inculquées par les parents avec l’argent de poche, la plupart du temps les gens sont « autodidacte » sur le tard à ce sujet. Difficile de blâmer les anciennes générations, dans un monde qui évolue comme le nôtre, il est loin le temps où il n’y avait que quelques banques ayant pignon sur rue, et proposant 3 produits différents.

Aujourd’hui chaque individu est amené au quotidien à prendre des décisions « financières », comme gérer son budget, épargner, financer un achat ou encore préparer sa retraite.

À cela s’ajoutent les nombreuses propositions financières non sollicitées que ce soit par téléphone, internet ou sur les réseaux sociaux. Les pubs pour tel ou tel établissement, certains peuvent paraître attractifs tant qu’on ne lit pas les petites lignes, à l’exemple du prix d’appel d’un billet d’avion auquel on rajoute : le prix du siège, du bagage à main, de chaque sac/valise… le tout mis bout à bout finit par avoir un goût amer. NFT, Bitcoin, bourse, solutions non liquides, investissement, crédit renouvelable/revolving, sont autant de pièges pour ceux qui ne savent pas de quoi il en retourne.

Pour preuve, d’après une étude de la Banque de France :

  • 41% des Français ont le sentiment de ne pas disposer d’informations suffisamment fiables et neutres pour gérer efficacement leur budget.
  • 69% jugent leurs connaissances moyennes ou faibles sur les questions financières.
  • 80% considèrent qu’une éducation financière est nécessaire à l’école.
  • 47% des personnes interrogées ne maîtrisent pas un calcul d’intérêt simple (important lorsque l’on contracte un crédit).
  • 58% ne maîtrisent pas la notion d’intérêts capitalisés.
  • Seulement 56% appréhendent correctement l’effet de l’inflation sur le pouvoir d’achat futur.

En quoi est-ce grave ?

Ce manque d’éducation financière est certainement un des moteurs les plus puissants d’inégalité, il entraine également des phénomènes de cercles vicieux dans la notion de dépenses pour certains. Un découvert à répétition par exemple, comblé par un crédit n’est pas un comportement financier sain. Il faut apprendre à gérer la balance rentrée et sortie d’argent, d’autant que les temps sont de plus en plus durs.

Une mauvaise gestion financière peut rapidement conduire à des incidents bancaires, dans la liste on retrouve : les chèques impayés, l’usage abusif de sa carte bancaire, les difficultés à honorer le remboursement de ses crédits, le traitement d’une situation de surendettement…

Autre raison non négligeable, chaque citoyen doit pouvoir comprendre et agir sur les débats économiques, dont l’issue peut avoir des conséquences sur sa vie courante.

Statistiques des incidents bancaires

La Banque de France gère 3 fichiers d’incidents vis-à-vis des particuliers : le fichier central des chèques (FCC), le fichier national des incidents de remboursement de crédits aux particuliers (FICP) et le fichier national des chèques irréguliers (FNCI).

Bilan 2021 du FCC :

  • 1 009 886 personnes inscrites,
  • 3 522 587 incidents de paiement de chèques,
  • 150 976 retraits de cartes bancaires.

Bilan 2021 du FCPI :

  • 2 091 978 personnes inscrites,
  • 2 387 841 incidents de paiement de crédit,
  • 88 173 dossiers de surendettement en cours d’instruction,
  • 699 811 mesures de surendettement.

Bilan 2021 du FNCI :

  • 91 215 187 informations inscrites,
  • Dont 77 906 927 comptes clos,
  • Dont 7 660 619 oppositions sur chèques,
  • Dont 5 640 117 comptes en interdiction bancaire d’émettre des chèques.

Octobre 2022 :

  • 9483 dépôts de dossiers de surendettement,
  • Inscriptions au FCIP : 71 612, soit +23% par rapport à octobre 2021.
  • Inscriptions au FCC : 72 523.

Quelles sont les solutions mises en œuvre ?

Face à ces 85%, la France s’est dotée d’une stratégie nationale d’éducation économique, budgétaire et financière (EDUCFI) depuis 2016. C’est la Banque de France qui est responsable de la mise en œuvre de sa stratégie, voici ce qu’elle dit sur le sujet : « l’EDUCFI consiste en des actions d’information ou de formation, au bénéfice des publics définis par la stratégie, visant à permettre à chacun d’améliorer ses connaissances pratiques sur des sujets financiers. Mieux gérer son argent et son épargne, maîtriser son endettement, prévenir les arnaques financières, savoir à qui s’adresser en cas de difficulté figurent parmi les objectifs visés ».

À ce jour différentes actions de sensibilisation telles que la Semaine de l’Éducation financière, Le « passeport EDUCFI » auprès d’élèves de collèges, un module d’éducation financière pour 15/16 ans, et une formation aux problématiques budgétaires et financières auprès de jeunes volontaires ont été menées

Pour ceux qui veulent prendre les choses en main, il existe différentes solutions :

  • Go Insider : service qui permet d’investir mieux et sereinement, débutant compris à l’aide d’expert, d’offres pré sélectionnées, d’un canal d’échange, de débats, de webinars, d’analyses, de tutos et de vidéos.
  • Mon Petit Placement : qui propose assurance vie et éducation financière (accompagnement sur mesure, véritables conseillers à disposition…).
  • Monabanq avec sa carte qui épargne seule grâce à l’arrondi automatique.

Et bien d’autres comme Yomoni, Goodvest…


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Cet article est exclusivement destiné à l’information. Avant de faire un choix dans un produit financier ou de vous lancer dans une action, renseignez-vous auprès de notre conseiller qui vous guidera au mieux. Il réalisera pour vous un bilan social et patrimonial et vous guidera.

Par Lucie

Lucie est rédactrice sur ComparateurBanque.com depuis le début. Elle aime tester les offres et partager son expérience. Elle a aussi d'autres casquettes dans l'équipe.

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