Achat immobilier: quels changements depuis la crise ?

Publié le - Auteur Par Stéphanie Thomas
Achat immobilier: quels changements depuis la crise ?

Le confinement décrété suite à la crise du coronavirus a entraîné un arrêt total du marché immobilier. Mais avec le déconfinement, l’envie de vendre ou d’acheter un bien immobilier revient, les emprunteurs se tournent vers les banques.

La reprise après presque 2 mois d’arrêt

Après un arrêt jugé trop long, les affaires reprennent progressivement.

L’impact de la crise sanitaire sur les prix immobilier

La date du 11 mai redonne espoir au secteur de l’immobilier, en sommeil depuis plus de deux mois. Une grande majorité des Français, qui avaient un projet immobilier avant la crise, le maintiennent après le confinement, le faisant même évoluer. Un sondage réalisé par le réseau immobilier Orpi confirme que 83% des vendeurs reprennent leur projet de vente et 68% des acheteurs persistent dans leur rêve. La question est de savoir si ces intentions d’achat vont pouvoir se réaliser. Il est encore difficile de dire quel sera l’impact de la crise. La vraie tendance sur les prix s’observera certainement à partir de septembre.

L’octroi d’un crédit immobilier

Reprendre un projet de vente ou d’achat implique de se renseigner sur l’octroi de crédit immobilier par les banques. Les demandes déposées avant la crise ont été gérées par les banques pendant le confinement. Celles qui leur sont parvenues pendant le confinement sont peu nombreuses. Mais avec le redémarrage, les banques seront encore plus restrictives sur les critères d’octroi. Ces derniers existaient déjà avant la crise. Il s’agit du niveau de l’apport personnel, du taux d’endettement et de la durée des prêts immobiliers.

Les tendances sur les taux des prêts immobiliers

Les banques avaient déjà commencé à durcir les conditions d’octroi de crédit immobilier avant la crise du coronavirus. Cette tendance devrait logiquement s’accentuer à la reprise d’activité. Mais comme les crédits immobiliers demeurent le principal produit d’appel des établissements bancaires, ces derniers devraient consentir un effort particulier pour faire redémarrer les activités. Les chiffres avancés en avril par le courtier en ligne Meilleur Taux tablent sur une augmentation maîtrisée des taux. Ces chiffres passent d’une fourchette de 1% à 1,50% à une nouvelle fourchette de 1,50%  à 1,90%.

Les changements depuis la crise

Les mesures de confinement dues au coronavirus ont chamboulé nos vies quotidiennes et aussi le marché immobilier.

Une capacité d’achat réduite

Les répercutions économiques liées au confinement seront importantes que ce soit sur les entreprises, de prime abord, puis les particuliers qui auront moins de revenus. Les collectivités locales, les services publics et par conséquent l’Etat seront également touchés. L’immobilier n’y échappe pas : la capacité d’achat se retrouvera réduite pour de nombreux acquéreurs. Cette situation risque de continuer à peser sur la demande et les moyens des demandeurs à payer les biens dans les années à venir. Le scénario le plus envisageable demeure une baisse des prix de l’immobilier sur certaines zones pendant une durée non encore déterminée. Normalement les zones haut de gamme devraient maintenir les prix.

Des attentes différentes

Obligés de rester enfermés chez eux pendant le confinement, beaucoup de français ont posé un nouveau regard sur leur logement et leur ville de résidence. Pour ceux qui se sont tournés vers le télétravail, la nouvelle tendance est aux logements plus économes en énergie et plus spacieux avec coins bureaux. Beaucoup s’intéressent également aux logements avec un extérieur, que ce soit un jardin, une terrasse, un balcon ou loggia. La tendance penche aussi vers un éloignement des grands centres villes avec une architecture verticale et sans espaces verts.

Un marché immobilier différent

Les naissances, les mutations, les décès, les divorces, etc. Autant d’événements rencontrés pendant la crise qui poussent les Français à chercher le meilleur moyen de protéger leur famille. L’immobilier prend ici son vrai sens de « valeur refuge », car ce confinement a convaincu les locataires qui l’ont mal vécu de la différence entre louer et acheter. Les investisseurs immobiliers vont pour certains envisager de changer leur stratégie en transformant la location touristique en location longue durée. En attendant que le tourisme reparte comme avant. 

 

Obtenez des offres exclusives !
  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.
Laisser un commentaire