Micro-crédit : un danger pour les utilisateurs

Publié le - Auteur Par Danielle B
Micro-crédit : un danger pour les utilisateurs

Depuis quelques temps, les offres de mini-crédits pullulent en France et notamment sur Internet. Présentés comme sans danger, ces prêts dissimulent pourtant des taux d’intérêts réels pouvant aller jusqu’à cent fois plus élevés que le taux d’usure. L’UFC-Que Choisir, l’association de consommateurs, lance une alerte.

Les mini-crédits constituent un réel danger

Instantanés, les mini-prêts séduisent et se développent fortement en France. Pourtant, l’association de consommateurs dénonce les risques.

Des risques d’impayés et de malendettement

Les mini-prêts sont des crédits de petites sommes qui peuvent aller jusqu’à 1 000 euros. Ils sont proposés à court terme, généralement de un à trois mois. Plusieurs jeunes pousses se sont aujourd’hui spécialisées dans ces solutions de crédit pour ne citer que :

  • Cashper,
  • Bling
  • et Fingrog.
  • Elles sont également propulsées par des banques à l’instar de Floa Bank et bien d’autres.

Ces établissements présentent les mini-crédits comme des produits sans danger. D’ailleurs, leur fonctionnement est similaire à une avance sur salaire. Le prêteur prélève l’échéance de remboursement après le versement des revenus de l’emprunteur. Certes, ils constituent des alternatives aux crédits classiques et permettent d’éviter les frais d’incidents bancaires engendrés par un découvert. Cependant, l’emprunteur s’expose à des risques de malendettement et à des impayés qui risquent de fragiliser encore plus son budget.

Un coût dépassant le taux d’usure

Un micro-crédit fonctionne différemment qu’un crédit classique. Dans les faits, l’emprunteur se retrouve face à un dilemme :

  • Le prêt peut être gratuit s’il veut bien patienter 14 jours avant de voir son compte crédité. Pour certains prêteurs, des frais limités sont prélevés. Bien qu’intéressants, ces frais ne sont pas neutres par rapport à la somme empruntée.
  • Dans la plupart des cas, les besoins en liquidité sont urgents. Pourtant en cas de versement immédiat, la note risque de flamber.

Selon l’étude menée par l’UFC-Que Choisir, les frais peuvent aller jusqu’à 30 euros en cas de virement instantané. D’après ses calculs, les taux d’intérêts peuvent s’envoler jusqu’à 128, 136 voire 2 234 % dépassant très largement le taux maximum légal.

Les établissements spécialisés pointés du doigt

Pour mener ses études et dénoncer ces pratiques commerciales qu’elle qualifie de trompeuses, l’association de consommateurs s’est focalisée sur plusieurs établissements prêteurs qui se sont spécialisés dans les mini-prêts.

Des pratiques commerciales trompeuses

Les mini-crédits ne sont pas encadrés par la réglementation au même titre que les crédits classiques. De ce fait, les dérives foisonnent :

  • Ces mini-prêts sont présentés comme étant bénéfiques et anodins,
  • Souvent, les internautes ne sont pas avertis comme il se doit des risques de non-remboursement.

Pourtant, ces solutions de crédit ciblent les fichés Banque de France, les jeunes et autres emprunteurs précaires.

Un vide juridique évident

Dans les faits, ces mini-crédits ne sont pas encadrés par la loi qui régit le crédit à la consommation. Et pour cause, ce sont des petits crédits, moins de 1 000 euros et moins de 3 mois. Pour autant, leur pratique est tout à fait légale. Les prêteurs ne sont pas tenus d’informer l’emprunteur. Ils ne sont soumis à aucune obligation de vérification quant à la solvabilité de leurs clients. Qui plus est, ils ne sont pas obligés de s’en tenir au respect des seuils de l’usure.  L’association de consommateurs parle d’une sorte de vide juridique qu’elle espère voir combler le plus rapidement possible par les législateurs.

Pour rétablir la situation, l’UFC-Que Choisir a déjà mené plusieurs actions. Elle a commencé par alerter sur les dangers apportés par ces nouveaux prêts conso. Elle vient également de lancer une action en justice contre Floa Bank, Cashper et Bling pour pratiques commerciales trompeuses. En parallèle, elle demande aux législateurs de soumettre les mini-crédits à la même règlementation que celle appliquée aux crédits classiques. Dans l’attente, elle appelle à la prudence des consommateurs avant toute souscription.

 

Nous sommes ici face à une situation, où le consommateur doit prendre ses responsabilités. Emprunter de l’argent demande à être remboursé. Dans le cadre de ces micro-crédit, c’est comme pour tout, il faut avoir conscience de ce qui est fait et des taux appliqués.

 

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