Le reste à vivre : que reste-t-il aux Français avec l’inflation ?

Modifié le - Auteur Par Emmanuelle Audibert
Le reste à vivre : que reste-t-il aux Français avec l’inflation ?

Selon un économiste français travaillant chez BNP Paribas, les dernières nouvelles mesures communiquées par l’exécutif devraient permettre de réduire la diminution du pouvoir d’achat de cette année autour de 0,3 %. Penchons-nous sur cette étude sur le reste à vivre des Français impacté lourdement par l’inflation.

L’origine de la situation actuelle des Français

Selon ce même expert, une fois les dépenses contraintes déduites, le « reste à vivre » devrait davantage diminuer par rapport aux années précédentes, notamment pour les ménages les plus modestes.

Le reste à vivre : c’est quoi ? 

Le « reste à vivre » désigne le budget global des ménages moins les dépenses contraintes correspondant par exemple à l’énergie, à l’hébergement et aux nourritures. Cela signifie que leur potentielle épargne ou revenus « plaisir » seront beaucoup plus touchées au cours des prochains mois à venir. En France, l’inflation du mois d’avril a atteint 4,8 %, en glissement annuel. La question est : la hausse des prix se poursuivra-t-elle et jusqu’à quand ?

La hausse des prix

Selon une estimation faite par cet économiste, il est possible que cette inflation puisse même atteindre jusqu’à 5,5 % en glissement annuel pour le mois de septembre. Ce pourcentage approximatif a été évalué si le scénario d’embargo sur le gaz russe ne se produit pas. De ce fait, les prix resteraient sans doute en hausse, toutefois, la progression pourrait bien avancer plus lentement. Cela serait restreint à 0,5 % lors du quatrième trimestre, contre 0,8 % à la fin 2021, sachant que les cours de l’énergie étaient en hausse au cours du dernier trimestre de l’année précédente. L’augmentation des prix, en glissement annuel, s’élèverait à 5,2 % d’ici la fin d’année.

Des estimations hasardeuses

A titre informatif, d’autres experts s’attendent à une augmentation des prix entre 8 à 9% et parfois jusqu’à 11%. Donc rappelons qu‘il ne s’agit que d’estimation et que même à ce jour, les sources officielles ne s’accordent pas pour donner les chiffres passés. Les facteurs à intégrés ne sont pas toujours les mêmes et les prix étudiés non plus.

L’inflation sur le territoire français en 2022

Au-delà des prix des pâtes qui ont augmenté de plus de 15 %, des surgelés de plus de 11 %, ou encore des huiles de plus de 9 %, la hausse des prix s’est lourdement répandue depuis le début de cette année 2022.

Qui sont les plus affectés par la situation actuelle ?

À noter que ce ne sont pas uniquement les produits alimentaires, l’énergie ou les carburants qui augmentent sans cesse de prix ! Tous les prix de la grande distribution le sont également. Ce sont les ménages les plus modestes qui sont les plus affectés par cette situation. La Banque de France estime cette inflation à 3,7 % dans la meilleure des cas. Par contre, au pire des scénarios, cette estimation pourrait même monter jusqu’à 4,4 %. Toujours d’après les explications de l’économiste Stéphane Colliac, le ralentissement du niveau de consommation pourrait être parmi les conséquences de cette situation.

Comment faire pour calculer votre reste à vivre ?

À vrai dire, il n’existe pas de calcul général du reste à vivre. Cependant, il existe une méthode pour les ménages les plus modestes. Notez que le résultat du reste à vivre se base sur la formule suivante : Total des ressources – total des charges fixes – total des crédits ressources.

  • Vos ressources peuvent par exemple provenir des salaires, des allocations, des retraites, des primes, des revenus mobiliers ou immobiliers, des aides, des bourses, des pensions, etc.
  • Les charges fixes concernent les dépenses contraintes telles que le loyer, l’eau, l’électricité, l’alimentation, les télécoms, les impôts et taxes, les assurances, le transport, la mutuelle, la scolarité et aussi les pensions alimentaires.
  • Les crédits font référence aux assurances crédits, aux crédits immobiliers et aux crédits à la consommation.

Sachant que ce calcul ne prend pas compte des charges courantes plus volatiles telles que les habits, l’hygiène, l’épargne ou encore les loisirs.

Bref, d’après l’expert en économie, en vue de cette situation de plus en plus conséquente, il se peut qu’il y ait un pic d’inflation d’ici la rentrée du prochain mois de septembre. Les ménages les plus modestes seront bien entendu ceux qui subissent les conséquences les plus importantes.

Par Emmanuelle Audibert

Rédactrice en école de journalisme à Aix-en-Provence

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