L’AMF bilan des frais d’un PEA versus un CTO pour agir en Bourse

Publié le - Auteur Par Audrey R.
L’AMF bilan des frais d’un PEA versus un CTO pour agir en Bourse

L’Autorité des Marchés Financiers, l’AMF, est l’autorité publique chargée de veiller à la protection de l’épargne en France, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés financiers. Dans ce cadre, l’organisme suit de près l’évolution des frais appliqués aux particuliers investissant en Bourse. Alors, que faut-il retenir de la Lettre de l’Observatoire de l’Épargne de l’AMF publiée en février 2022 pour la partie concernant les frais de placement en bourse ?

Ce qu’il faut retenir de l’étude des frais de placement en bourse de l’AMF

Des frais à la baisse

Si les tarifs appliqués aux investissements directs en actions sont restés relativement stables durant toute l’année 2020, les investissements effectués par le biais d’Organismes de Placement Collectif (OPC) ont vu leurs frais annuels continuer à diminuer sur cette même période.

En effet, selon l’AMF, les frais courants annuels moyens de 2 374 fonds sont passés de 1,55% en 2019 à 1,51% en 2020. Ils étaient de 1,74% en 2015.

Réduire les frais permettrait de toucher plus d’investisseurs.

Une lisibilité des frais encore perfectible

Selon l’Autorité des Marchés Financiers, la lisibilité des frais appliqués par les établissements financiers aux placements en bourse est encore perfectible. D’autant plus avec une tendance à la baisse.

En effet, il est important que celle-ci n’influe pas sur la qualité de la prestation.

L’AMF reste vigilante quant au respect et à la préservation de l’intérêt des investisseurs, mais aussi de la réglementation. L’organisme interpelle également les particuliers quant au risque de « gamification » des investissements en bourse. En effet, les nouveaux acteurs des marchés financiers rendent leurs interfaces et le recours aux investissements boursiers toujours plus ludiques. Or l’intérêt de l’investisseur est d’envisager le placement de son capital en bourse sur le long terme, de façon réfléchie, diversifiée et non pas comme un jeu.

Au travers de cette approche de gamification que mettent en place certains courtiers, on perçoit clairement la volonté d’attirer un public plus jeune.

Zoom sur le PEA, le CTO et les néo-brokers

Comparaison du coût annuel moyen d’un PEA et d’un compte titres

L’Autorité des Marchés Financiers a effectué une simulation du coût annuel d’un portefeuille d’actions selon s’il est placé sur un PEA (Plan d’Épargne en Actions) ou sur un compte titres.

Dans l’hypothèse retenue par l’AMF, les actions sont cotées à Paris. On considère que l’investisseur passe 12 ordres de 5 000€ et possède un portefeuille d’une valeur totale de 60 000€ répartie sur 10 lignes d’actions sur ce même marché.

Voici l’estimation des frais effectuée par l’AMF :

PEA Compte-titres
Frais de courtage 287,90€ 313,10€
Droits de garde 200,20€ 180€
Coût total annuel 488,10€ 493,10€

Si l’on étudie ces données dans le détail, on se rend compte que :

  • Il est plus coûteux de passer un ordre sur un compte-titres que sur un PEA. Cela est dû au plafonnement des frais de courtage sur les PEA entré en vigueur en juillet 2020.
  • En contrepartie, les droits de garde sont plus importants pour un PEA que pour un compte-titres.

 

Cette simulation met donc en évidence le fait que les coûts annuels d’un PEA et d’un compte-titres sont quasi identiques. Ils représentent environ 0,8% de la valeur totale du portefeuille d’actions.

L’influence des néo-brokers

Les néo-brokers sont pour beaucoup dans la tendance à la baisse des frais appliqués aux investissements en Bourse.

Ils appliquent notamment des tarifs extrêmement bas pour les investissements en actions individuelles. En effet, ces acteurs basent leur équilibre économique sur un important volume de transactions qui leur permet de proposer des tarifs concurrentiels. Les néo-brokers, et plus particulièrement les nouveaux arrivés sur le marché européen, participent donc à la baisse du niveau moyen des frais de courtage en ligne qui étaient restés relativement stables ces dernières années.

Par Audrey R.

Audrey rédactrice professionnelle écrit pour ComparateurBanque.com depuis février 2020. Elle aime les sujets liés à l'investissement et l'épargne.

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