Un fonds euro responsable arrive dans l’assurance vie Goodvie
Goodvest enrichit son contrat d’assurance vie Goodvie avec Vertessima, un nouveau fonds en euros géré par Generali Vie. L’annonce a été faite le 15 juillet 2026 avec Generali France. Cette arrivée donne une nouvelle profondeur à l’offre de Goodvest, déjà positionnée sur l’investissement responsable, l’assurance vie, le PER et l’épargne à impact environnemental.
L’information est importante pour les épargnants car le fonds euro reste l’un des supports les plus recherchés en assurance vie. Il combine une logique de capital garanti hors frais de gestion, une rémunération annuelle attribuée par l’assureur et une liquidité propre au contrat d’assurance vie. Dans un marché où les fonds euros ont retrouvé de l’intérêt après la remontée des taux, Vertessima ajoute une dimension supplémentaire avec une politique d’exclusion centrée sur l’absence d’exposition aux énergies fossiles.
Ce lancement intervient aussi dans une période où les particuliers comparent davantage les placements sécurisés. Le Livret A est passé à 1,5% entre le 1er février et le 31 juillet 2026, puis doit remonter à 1,7% au 1er août 2026. De son côté, Vertessima affiche une offre de lancement avec un taux de participation aux bénéfices minimum garanti de 3% nets au titre de 2026 et 2027, sous conditions, avant prélèvements sociaux et fiscaux. Les deux produits ne répondent pas au même usage, mais la comparaison permet de comprendre pourquoi le fonds euro revient dans les stratégies patrimoniales.
Ce qu’apporte Vertessima aux épargnants
Vertessima est conçu comme un fonds en euros diversifié. Sa gestion ne repose pas uniquement sur une poche obligataire classique. Le support peut investir dans plusieurs familles d’actifs, notamment des actions, des obligations d’entreprises, des obligations souveraines, avec une préférence annoncée pour les Green Bonds, Climate Bonds et Social Bonds, ainsi que des fonds de diversification classés Article 8 ou Article 9 SFDR.
Cette architecture donne à Goodvest un support prudent supplémentaire dans son contrat Goodvie. Jusqu’ici, la marque était surtout identifiée pour sa gestion pilotée responsable et ses portefeuilles orientés vers des thématiques environnementales. Avec Vertessima, elle ajoute une brique plus défensive, adaptée aux épargnants qui veulent conserver une part de sécurité dans leur assurance vie sans abandonner leurs critères environnementaux.
| Caractéristique | Vertessima |
| Type de support | Fonds en euros |
| Assureur | Generali Vie |
| Contrat concerné | Goodvie |
| Gestion | Diversifiée |
| Capital | Garanti hors frais de gestion |
| Frais de gestion du fonds euro | 0,75% par an |
| Taux minimum annoncé | 3% nets en 2026 et 2027 |
| Fiscalité | Hors prélèvements sociaux et fiscaux |
| Classification durable | Article 8 SFDR |
| Énergies fossiles | Exclusion de l’ensemble de la chaîne selon la politique annoncée |
| Reporting | Composition détaillée transmise à Goodvest chaque semestre |
Pour un épargnant qui verse 20 000€ placé sur Vertessima pendant une année complète à 3% nets de frais de gestion générerait 600€ de participation aux bénéfices avant prélèvements sociaux et fiscaux. Après les seuls prélèvements sociaux de 17,2%, le gain ressortirait à environ 496,80€, hors fiscalité éventuelle liée à un rachat. Avec un versement de 50 000€, le gain théorique annuel atteindrait 1 500€ avant prélèvements sociaux et fiscaux.
La mécanique doit toutefois être bien comprise. Le taux de 3% est servi au prorata de la durée de détention du fonds en euros Vertessima au cours de l’année civile. Un investissement réalisé en cours d’année ne donne donc pas droit à une année complète de rendement. À titre indicatif, un versement de 10 000€ effectué pour trois mois seulement représenterait environ 75€ d’intérêts avant prélèvements sociaux et fiscaux, sur la base d’un rendement annuel de 3% calculé prorata temporis.
Une politique d’exclusion plus stricte que beaucoup d’offres durables
Le point le plus différenciant de Vertessima ne tient pas seulement à son rendement de lancement. Il repose surtout sur sa politique d’exclusion. Le fonds écarte les secteurs et émetteurs jugés les moins compatibles avec la transition environnementale, en particulier l’ensemble de la chaîne des énergies fossiles.
La sélection s’appuie sur les listes de l’ONG Urgewald, utilisées dans la finance durable pour identifier les entreprises exposées aux énergies fossiles. Trois bases sont mentionnées, GOGEL pour le pétrole et le gaz, GCEL pour le charbon thermique et MCEL pour le charbon métallurgique. Le communiqué précise que l’upstream pétrole et gaz est exclu sans exception, tout comme le charbon thermique et le charbon métallurgique. Le fonds exclut aussi les armements controversés et le tabac.
Cette grille va plus loin qu’une simple approche ESG généraliste. De nombreux fonds responsables conservent encore des expositions partielles à certains grands groupes énergétiques au nom de la transition ou d’une logique best-in-class. Vertessima adopte une approche plus tranchée sur les fossiles, ce qui colle avec le positionnement historique de Goodvest.
Goodvest pourra également mener une analyse ligne par ligne du portefeuille selon sa propre méthodologie. Celle-ci intègre l’exclusion des secteurs jugés les plus nocifs, l’analyse de l’empreinte carbone sur les scopes 1, 2 et 3 à partir des données Carbon4 Finance, une trajectoire de réchauffement maximale de 2°C à horizon 2100, ainsi qu’une analyse de l’empreinte biodiversité avec Carbon4 Finance et CDC Biodiversité.
Transparence et reporting deviennent des arguments centraux
Le marché de l’investissement responsable a longtemps souffert d’un manque de lisibilité. Beaucoup d’épargnants ne savent pas exactement ce que contient leur assurance vie, ni si le support dit durable finance encore certains secteurs controversés. Sur ce point, Vertessima apporte un élément concret, puisque Goodvest doit recevoir la composition détaillée du portefeuille chaque semestre.
Les épargnants bénéficieront aussi d’un reporting annuel au format SFDR Article 8. Ce document doit inclure des informations sur la méthodologie, des exemples d’entreprises et de secteurs financés, ainsi que la répartition du portefeuille par secteur, par zone géographique et par classe d’actifs. Pour une assurance vie responsable, cette granularité est un vrai sujet, car elle permet de dépasser le discours commercial pour entrer dans la composition réelle du produit.
| Point de contrôle | Ce qui est prévu |
| Analyse des émetteurs | Lecture ligne par ligne par Goodvest |
| Données climat | Carbon4 Finance |
| Données biodiversité | Carbon4 Finance et CDC Biodiversité |
| Fréquence de transmission à Goodvest | Semestrielle |
| Reporting épargnant | Annuel |
| Format durable | SFDR Article 8 |
| Informations attendues | Méthodologie, exemples d’entreprises, secteurs financés, répartition sectorielle, géographique et par classe d’actifs |
Cette transparence a aussi un intérêt pour les comparateurs, les journalistes spécialisés et les conseillers. Elle rend le produit plus vérifiable. Dans un univers où la finance responsable reste parfois floue, la capacité à détailler les exclusions, les données utilisées et la composition du portefeuille devient un critère de sélection à part entière.
Les conditions de l’offre de lancement à regarder de près
L’offre de lancement de Vertessima repose sur un taux de participation aux bénéfices minimum garanti de 3% nets au titre des années 2026 et 2027, sous conditions. Ce taux est net de frais de gestion, mais hors prélèvements sociaux et fiscaux. Il est attribué par l’assureur Generali Vie selon les modalités précisées dans la note d’information valant conditions générales.
L’offre concerne les nouvelles souscriptions, les versements libres et les versements libres programmés effectués jusqu’au 31 décembre 2026 inclus. Le communiqué précise que les dossiers doivent être reçus complets chez Generali Vie entre le 15 juillet 2026 et le 31 décembre 2026 inclus. Le taux est ensuite calculé en fonction de la durée réelle de détention du fonds sur l’année civile.
Cette précision est importante car un taux minimum garanti peut sembler simple, mais son application dépend toujours des conditions du contrat. Ici, l’épargnant doit retenir quatre points. Le taux est valable sur 2026 et 2027, il s’applique sous conditions aux versements éligibles, il est calculé prorata temporis, et l’offre peut évoluer ou être fermée à tout moment.
Vertessima reste aussi un support d’assurance vie. Il ne se substitue pas à un livret bancaire pour une épargne de très court terme. Le fonds euro peut convenir à une poche prudente dans une allocation patrimoniale, mais l’assurance vie donne tout son intérêt fiscal après 8 ans, avec les abattements applicables sur les gains en cas de rachat. Pour un besoin de trésorerie immédiate, le Livret A, le LDDS ou un livret bancaire conservent leur rôle.
Goodvest complète une gamme déjà tournée vers l’épargne responsable
Goodvest a été créée en 2020 par Joseph Choueifaty, Antoine Bénéteau et Aurore Pinon-Jacques. La société se présente comme une plateforme d’investissement responsable alignée avec les objectifs climatiques de l’Accord de Paris. Elle propose aujourd’hui plusieurs solutions, dont l’assurance vie Goodvie, un PER, un livret et des portefeuilles construits autour de thématiques liées à la transition, comme les énergies bas carbone, les transports durables ou la régénération des écosystèmes.
La fintech indique accompagner 20 000 clients, dont 51% de femmes, avec une équipe d’une trentaine de collaborateurs. Elle revendique également plus de 167 000 tonnes de CO₂e évitées depuis sa création. Son assurance vie a été reconnue par Reclaim Finance comme la moins exposée aux énergies fossiles, selon les éléments communiqués par l’entreprise.
Sur la performance, Goodvest affiche des résultats à lire avec prudence, car ils combinent une partie backtestée et une partie réelle selon les périodes et les portefeuilles. Pour l’assurance vie Goodvie, les performances annualisées arrêtées au 31 mai 2026 vont de 2,19% par an pour le profil Prudent à 6,70% par an pour le profil Audacieux sur la période indiquée par Goodvest. Elles sont affichées nettes des frais de gestion Goodvest, des frais de gestion administrative et des frais des supports sous-jacents, mais brutes de prélèvements sociaux et fiscaux. Comme toujours, les performances passées ne préjugent pas des performances futures et les unités de compte comportent un risque de perte en capital.
Côté frais, Goodvest met en avant une tarification lisible, avec 0% de frais d’entrée, 0% de frais de sortie, 0% de frais de versement et 0% de frais d’arbitrage sur ses contrats, selon ses informations publiques. Pour Goodvie, les frais annuels de gestion d’unités de compte côté assureur sont indiqués à 0,5%, auxquels s’ajoutent les frais de gestion pilotée Goodvest et les frais internes des supports. Pour Vertessima, les frais de gestion propres au fonds en euros sont annoncés à 0,75% par an.
Goodvest propose aussi un Livret Goodvest, avec une offre commerciale en juillet 2026 à 5,5% annuel brut pendant 2 mois pour toute première souscription réalisée entre le 1er et le 31 juillet 2026, dans la limite de 200 000€, puis un taux standard de 1,8% annuel brut. Le dépôt minimum est de 500€ et les dépôts sont couverts par le FGDR jusqu’à 100 000€, sous réserve des conditions applicables.
Avec Vertessima, Goodvest ajoute donc une pièce attendue à son offre. Le contrat Goodvie peut désormais parler à deux profils d’épargnants. D’un côté, ceux qui recherchent une gestion pilotée responsable pour investir à long terme. De l’autre, ceux qui veulent sécuriser une partie de leur capital sur un fonds euro, tout en évitant une exposition aux énergies fossiles. C’est précisément cette combinaison entre sécurité, rendement minimum temporaire, exclusions strictes et transparence qui rend cette nouveauté intéressante à suivre en 2026.
Ceci n’est pas un conseil en investissement mais un partage d’information. Faites vos propres recherches. Il y a un risque de perte en capital.