Assurance vie : près de 19 Md€ en juillet, record

Publié le - Auteur Par Danielle B -
Assurance vie : près de 19 Md€ en juillet, record

En juillet, l’assurance vie a signé un retour spectaculaire dans les habitudes d’épargne. Près de 19 milliards d’euros ont été versés sur les contrats en un seul mois, un niveau présenté comme la deuxième plus forte collecte nette jamais observée, juste derrière 2006. Dans le même temps, l’encours total a atteint 2174 milliards d’euros fin juillet, soit environ +6% sur un an. Cette dynamique confirme un point clé : malgré l’inflation passée et les incertitudes, les ménages conservent une forte capacité d’épargne. Reste à comprendre pourquoi ce placement redevient si attractif, et comment en tirer parti sans se tromper.

Collecte nette : un mois de juillet hors normes

Le chiffre frappe par son ampleur : près de 19 Md€ versés sur les contrats en juillet. Cette performance place le mois parmi les plus marquants de l’histoire récente de l’assurance vie.

Le fait majeur tient au qualificatif : deuxième plus forte collecte nette jamais enregistrée, derrière la référence de 2006. La collecte nette correspond au solde entre les versements et les retraits sur la période.

En clair, non seulement l’assurance vie attire des versements, mais elle résiste aussi aux sorties. Ce point est souvent un bon thermomètre de confiance sur un produit d’épargne.

Encours à 2174 Md€ : l’assurance vie pèse toujours autant

La hausse des versements se reflète dans l’encours total. Fin juillet, les sommes gérées sur l’ensemble des contrats atteignent 2174 Md€, soit environ +6% sur un an.

Ce niveau rappelle un élément important pour comparer les placements. L’assurance vie reste l’un des piliers de l’épargne des Français, au même titre que le Livret A et l’épargne logement.

Cette progression annuelle s’explique par un mix entre nouveaux versements, performance des supports, et moindre pression des retraits. L’ensemble crée un effet d’entraînement sur plusieurs mois.

Pourquoi les Français reviennent massivement sur l’assurance vie ?

Plusieurs facteurs se combinent. Ils expliquent pourquoi ce placement long terme redevient central dans les stratégies patrimoniales.

Des rendements redevenus visibles sur les fonds en euros

Le fonds en euros est la poche sécurisée de nombreux contrats. Le capital y est garanti par l’assureur, avec un rendement annuel attribué.

Après des années de baisse, les rendements ont été soutenus par la remontée des taux. Cela redonne de l’attrait à un support simple à comprendre et plus lisible qu’un produit de marché.

À retenir : un fonds en euros n’est pas un livret. Les règles de disponibilité, de fiscalité et de frais diffèrent, et doivent être comparées.

Un cadre fiscal qui reste un atout fort

L’assurance vie conserve une place à part grâce à sa fiscalité. Après 8 ans de détention, l’imposition sur les gains peut devenir plus favorable, selon la situation et les montants retirés.

Elle est aussi souvent utilisée pour organiser la transmission, via la clause bénéficiaire. Ce levier est central dans les choix d’épargne long terme.

Warren Buffett résumait une idée simple : « Risk comes from not knowing what you’re doing ». Sur l’assurance vie, comprendre fiscalité et options évite les erreurs coûteuses.

Une recherche d’équilibre entre sécurité et diversification

Un contrat peut combiner fonds en euros et unités de compte. Les unités de compte sont investies sur des supports de marché, donc sans garantie de capital.

Cette architecture permet d’adapter le niveau de risque. Elle répond à un besoin fréquent : sécuriser une partie de l’épargne, tout en gardant un potentiel de performance sur le long terme.

Les ménages arbitrent aussi face aux autres produits. Livrets réglementés, comptes à terme, PEA, PER : chacun a son rôle et ses contraintes.

Assurance vie et autres placements : comment se situer

Pour un public en recherche de rendement et de flexibilité, la comparaison des solutions reste indispensable. L’assurance vie se distingue par sa polyvalence, mais ce n’est pas toujours le meilleur choix pour chaque objectif.

  • Épargne de précaution : les livrets restent adaptés, car l’argent est disponible immédiatement.
  • Projet à moyen terme : assurance vie ou compte à terme selon horizon et besoin de garantie.
  • Long terme et retraite : assurance vie, PER, PEA, selon fiscalité et profil de risque.
  • Transmission : l’assurance vie garde un avantage via la clause bénéficiaire.

Ce cadre aide à éviter une erreur fréquente : utiliser l’assurance vie comme un simple livret amélioré. Les règles sont différentes, surtout en cas de rachat et de fiscalité sur les gains.

Points de vigilance : frais, supports et options de gestion

La forte collecte ne signifie pas que tous les contrats se valent. Sur ComparateurBanque.com, la sélection d’un contrat passe toujours par quelques critères concrets.

Les frais peuvent changer la performance réelle

Certains contrats appliquent des frais sur versement, des frais de gestion annuels, et parfois des frais d’arbitrage. Sur le long terme, ces coûts peuvent peser fortement.

Un contrat à frais réduits laisse plus de rendement à l’épargnant. La comparaison doit se faire sur la durée, pas sur une seule année.

La qualité des unités de compte compte autant que leur quantité

Une offre riche ne suffit pas. Il faut regarder la diversité réelle : ETF, fonds actions, obligations, immobilier papier, thématiques, et surtout la transparence sur les risques.

Les unités de compte peuvent aider à diversifier, mais elles exigent un minimum de suivi. Une volatilité élevée est normale sur certains supports.

Gestion libre ou gestion pilotée : choisir selon le temps disponible

La gestion libre donne la main sur les supports. La gestion pilotée délègue les arbitrages à un professionnel, selon un profil de risque.

Une gestion pilotée peut convenir quand le temps manque. Il faut toutefois vérifier les frais additionnels et la méthodologie d’allocation.

Goodvest : une assurance vie responsable qui séduit de plus en plus d’épargnants

Parmi les acteurs qui profitent du regain d’intérêt pour l’assurance vie, Goodvest affiche une croissance rapide. Début juillet 2025, la fintech indiquait avoir collecté 65 millions d’euros depuis janvier, soit autant que sur toute l’année 2024. Début 2026, elle dépassait désormais 250 millions d’euros d’encours et 17 000 clients. Son positionnement repose sur une assurance vie en gestion pilotée tournée vers l’investissement responsable, avec une sélection de fonds et d’ETF intégrant notamment des critères climatiques et l’exclusion de secteurs comme les énergies fossiles, le tabac ou l’armement.

Goodvest se distingue également par sa tarification : 0% de frais d’entrée, de versement, de sortie, d’arbitrage et de performance, avec des frais globaux annoncés autour de 1,65% à 1,90% par an selon le contrat et les supports. L’offre s’est aussi enrichie avec de l’immobilier durable, des infrastructures, du private equity et des solutions intégrant un fonds en euros. Pour les lecteurs de ComparateurBanque, une promotion permet actuellement de bénéficier de 3 mois de frais de gestion offerts, jusqu’à 500€, avec le code COMPARATEUR, sous conditions. Une proposition intéressante pour diversifier son assurance vie tout en donnant davantage de poids aux critères environnementaux.

Ce que cette collecte record dit de l’épargne en France

Un mois aussi élevé en collecte nette envoie plusieurs signaux. D’abord, il confirme une capacité d’épargne encore solide malgré la hausse du coût de la vie des années récentes.

Ensuite, il illustre le retour d’un arbitrage en faveur des placements qui combinent cadre fiscal, souplesse, et supports sécurisés. L’assurance vie redevient une solution « centrale » dans de nombreux patrimoines.

Enfin, cette tendance peut aussi refléter une stratégie de réallocation. Certains épargnants déplacent une partie des liquidités vers des placements plus structurés, surtout quand les taux se stabilisent.

Comment profiter du retour en force de l’assurance vie ?

Pour agir de façon rationnelle, quelques règles simples permettent d’éviter les décisions impulsives.

  1. Définir l’objectif : précaution, projet, retraite, transmission.
  2. Choisir l’horizon : court, moyen, long terme, car la stratégie de supports dépend du temps.
  3. Comparer les contrats : frais, fonds en euros, unités de compte, options, solidité de l’assureur.
  4. Répartir le risque : euro pour la stabilité, unités de compte pour diversifier.
  5. Suivre sans sur-réagir : ajuster, mais éviter les arbitrages émotionnels.

Une phrase souvent attribuée à Peter Lynch résume bien l’esprit long terme : « Know what you own, and know why you own it. » Cette logique s’applique parfaitement à l’assurance vie et à ses supports.

Quel critère pèse le plus dans le choix d’une assurance vie : les frais, le fonds en euros, les unités de compte, ou la fiscalité ? Partage des retours en commentaire.


Ceci n’est pas un conseil en investissement mais un partage d’information. Faites vos propres recherches. Il y a un risque de perte en capital.

Par Danielle B

Rédactrice spécialisée sur les sujets : Argent, banque, budget.

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