Savoir lire une ordonnance médicale

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Quatre millions de Français vont chaque jour dans une pharmacie. Plusieurs d’entre eux apportent une ordonnance médicale qui contient parfois des prescriptions difficiles à décrypter. Aujourd’hui, les professionnels de santé utilisent l’informatique. Même si l’écriture est lisible (versus l’ordonnance manuscrite), il est toujours difficile de connaître les différentes informations qui y figurent. Pour recevoir un bon traitement de santé et bien l’appliquer, il est nécessaire de déchiffrer et de comprendre l’ordonnance médicale.

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L’identité du professionnel de santé doit être inscrite clairement

L’ordonnance médicale ne s’agit pas que d’un simple papier, elle devra suivre certaines règles pour la conformité.

Les renseignements concernant le prescripteur et le patient

Les premières informations visibles sur une ordonnance médicale sont celles du patient et du médecin. Il est important que le nom complet des deux parties y figure. Les coordonnées du professionnel de santé, sa spécialité et la faculté dont il est diplômé sont inscrites en haut de l’ordonnance. La compréhension de l’identité des docteurs à l’origine de la prescription médicale permet à la pharmacie de le joindre afin d’obtenir des précisions sur l’ordonnance en cas de besoin. En dessous de l’ordonnance se trouve un code-barre de 9 ou 11 chiffres correspondant soit à son numéro RPPS (Répertoire partagé des professionnels de santé) soit au code FINESS si celle-ci est délivrée par un établissement médical (hôpital, clinique, centre de santé).

Côté patient, son nom et prénom sont inscrits au centre de l’ordonnance médicale, parfois avec l’âge et le poids. Ces derniers éléments pourront aider l’apothicaire à doser certains médicaments.

La date de la prescription médicale

Concernant la date d’établissement d’une ordonnance, elle permet d’avoir un renseignement sur sa durée de validité qui est de 3 mois, voire 3 jours pour certains produits très spécifiques comme la morphine. Les durées de prescription pour d’autres médicaments sont limitées, par exemple les anxiolytiques prescrits pour 12 semaines maximum et les somnifères pour 4 semaines. Si l’ordonnance est expirée, il faut retourner chez le médecin. Par contre, certains médicaments sont en libre accès, et le pharmacien doit être attentif à la délivrance.

Autres informations utiles sur l’ordonnance

À part ces éléments primordiaux, d’autres renseignements figurent aussi sur l’ordonnance, dont la liste des médicaments. Il est donc important de comprendre la manière où le docteur rédige sa prescription.

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Comment le médecin rédige-t-il sa prescription ?

Listés en colonnes en dessous, les médicaments prescrits sont souvent désignés par le nom scientifique de sa molécule. Pour chaque médicament, il doit indiquer le nom du laboratoire qui fabrique ou vend le produit. Le prescripteur précise également :

  • la dose à prendre,
  • le moment des prises,
  • la quantité prescrite,
  • la durée du traitement.

La signature du professionnel de santé devra aussi être visible en bas de l’ordonnance. Cette nomination est très utile pour le pharmacien qui peut fournir un médicament similaire en cas d’indisponibilité du produit prescrit. Mais pour certains médicaments, le médecin précise sur ordonnance l’adresse de la seule pharmacie dans laquelle ces produits sont disponibles.

Des mentions spécifiques figurent sur l’ordonnance

Certaines mentions sont écrites à destination du pharmacien et de l’Assurance maladie. Parfois, le médecin ajoute :

  • « Non substituable » (MTE/EFG/CIF) signifiant que l’apothicaire ne doit pas remplacer ce produit par un médicament générique.
  • AR (à renouveler) le docteur indique le nombre de fois du renouvellement du traitement.
  • NR (Non Remboursable) destinée au patient, dans ce cas, le médecin est amené à l’inscrire après le nom d’un médicament pour préciser que ce dernier ne sera pas remboursé par l’Assurance.
  • QSP (Quantité Suffisante Pour) s’adresse au pharmacien qui devra administrer la quantité de médicaments suffisante pour la totalité de la thérapie du patient.
Par Stéphanie Thomas

Directrice de publication du site.

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