Pourquoi Noël 2021 devrait être différent des autres ?

Publié le - Auteur Par Lucie
Pourquoi Noël 2021 devrait être différent des autres ?

Halloween est à peine finie, il fait nuit à 18h, le froid s’est installé, les décorations de Noël commencent à pointer leur nez tout doucement dans les magasins tandis que les chocolats sont déjà là. Le compte à rebours des fêtes de fin d’année est lancé depuis déjà quelques semaines. Mais pourquoi s’y prend-on si tôt cette année ? Après un Noël 2020 assez tendu qu’en est-il de cette année ?

Quel budget pour Nöel 2021 ?

Si le budget des cadeaux reste inchangé, il y a de grandes chances que l’argent provienne de l’épargne ou que les Français prévoient de se serrer la ceinture dès 2022 afin de profiter au mieux des fêtes cette année. Nombreux sont ceux qui aspirent à un retour à la normale. Noël est l’une des fêtes préférées des Français, ce qui peut expliquer les sondages ci-dessous. Certains envisagent aussi de profiter de ce moment avant de passer à 2022 qui ne s’annonce pas clément envers le pouvoir d’achat.

240€ : budget moyen des cadeaux

D’après une étude menée pour Havas début octobre, les Français envisagent de consacrer en moyenne 240€ à leurs achats de Noël. S’ils sont près d’un quart à estimer que la crise va limiter leurs dépenses, un tiers prévoit un budget moyen de 430€.

Pour le cas plus particulier des parents, selon une étude King Jouet, ces derniers comptent dépenser en moyenne 131€, ce qui, pour 7 parents sur 10, est un budget stable. Ils comptent offrir près de trois jeux ou jouets à chacun de leurs enfants âgés de 1 à 10 ans. On est loin de la fameuse orange que nos parents ou grands-parents recevaient dans leur enfance avec le sourire à cette période. On est loin et pourtant les Français tirent la langue à l’idée même de concrétiser la liste du père Noël.

Un budget en baisse

À titre d’information, un sondage publié par Ouest France en 2016 montré que le budget moyen des cadeaux était en augmentation cette année-là il passait de 415€ à 475€, contre 240€ 5 ans plus tard…

Une inflation galopante

Non seulement les budgets moyens sont en baisse mais en plus les prix augmentent. Entre les prix des carburants qui ne cessent de grimper, le coup de l’énergie, le prix des matières premières, le taux de chômage, le porte-monnaie des Français va en prendre un coup.

Il y a fort à parier qu’une bonne partie des bénéficiaires du chèque carburant (indemnité inflation) l’utilise pour financer une partie des cadeaux. Toujours d’après l’étude King Jouet la hausse des prix des jouets cette année ne devrait influencer que légèrement les habitudes d’achats des parents : 43 % achèteront autant de jouets qu’avant, et seulement 33 % en achèteront moins.

 

Rupture de stock : la nouvelle norme

Spirale négative pour la consommation en cette fin d’année : Usines fermées, ports embouteillés, ports fermés, trains bloqués par les feux… La construction est en panique, tout comme le mobilier avec des ruptures de stock qui perdurent chez Ikea pour ne citer que lui. L’édition manque de papier pour imprimer ses livres. Depuis la pandémie, les pénuries n’ont eu de cesse de peser la croissance mondiale. « Nous sommes en rupture de stock » : est presque devenue la nouvelle normalité.

Manque de matières premières

Isabelle Méjean, économiste et professeure à Sciences Po Paris, explique : « Les matières premières viennent encore principalement de pays émergents (Inde, Brésil, etc.), où la gestion de la crise épidémique a été compliquée ». Des pays qui ont dû faire face à de subites hausses de la demande.

Transformation des habitudes de consommation

Dans un premier temps avec la reprise économique faisant suite à la récession de 2020 causée par la crise sanitaire. Dans un second temps face à l’explosion du télétravail et du commerce en ligne qui ont décuplé la demande d’emballages en carton et alimenté les tensions dans le secteur du bois. Mais ce n’est pas tout, lors de l’analyse des facteurs amplifiant les blocages, un problème a été mis en lumière : très peu d’usines fournissent le gros des matières premières transformées. Pour exemple, l’arrêt cet été d’une usine aux États-Unis spécialisée dans un plastique rare utilisé en parfumerie qui a ainsi perturbé toute la chaîne.

 

Cadeaux de Noël : les Français anticipent

Plusieurs études montrent que cette année les consommateurs ont déjà commencé à acheter leurs cadeaux depuis octobre, pour faire face aux risques de ruptures de stock dans les magasins.

Peur d’une augmentation des prix

Si les Français achètent plus tôt cette année, ce n’est pas que par peur de la pénurie, c’est aussi par crainte d’une hausse des prix liée à la pénurie de matière première. Si le prix du pain ou des pâtes augmente à cause des prix du blé, il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas de même pour le reste.

C’est pour ces raisons que d’après une étude menée début octobre par le cabinet Quantitude 70% des parents envisagent ainsi de modifier leurs comportements de consommation :

  • 60% d’entre eux vont donc anticiper leurs achats,
  • 35% des parents ont d’ailleurs commencé les cadeaux durant le mois d’octobre, contre 27% en 2020.

Une étude de Junior City pour l’enseigne King Jouet va dans le même sens avec 38 % des parents interrogés commençant leurs achats de Noël plus tôt qu’en 2020. Et plus de la moitié avec 56%, vont les commencer avant le 15 novembre, contre moins d’un quart en décembre.

Contre la pénurie et la flambée des prix : la seconde main

La seconde main apparaît un peu comme une solution trois en un :

  • d’une part elle permet d’acheter à moindre coût,
  • d’une autre elle assure que le cadeau soit en réserve,
  • et enfin elle permet de recycler et donc de préserver la planète.

Selon le sondage de Quantitude, la moitié des parents interrogés aurait l’intention d’acheter sur des sites d’occasion entre particuliers tels que Leboncoin, Vinted ou eBay… Parmi ces parents 18% ne se sont encore jamais servis de ces sites. Le site spécialisé dans l’achat et vente d’occasion pour bébé et enfant, Beebs, constate quant à lui +54% de ventes depuis septembre.

Et si cette avance était désirée ?

Depuis cette crise mondiale, les citoyens ont moins consommé et plus épargné. Un regain de consommation, même rapide, serait souhaité. On peut donc se demander si le fait que tout le monde communique en avance sur Noël, que les médias entretiennent ce climat de peur de la pénurie et de la crainte de l’augmentation des prix ne soient pas là pour dire aux Français qu’il faut consommer et vite !

Profiter du Black Friday dès le 1er jour

Cette année le Black Friday aura lieu le vendredi 26 novembre, suivi du Cyber week-end les 27 et 28 et du Cyber Monday le 29. Cependant les enseignes participantes à l’opération peuvent tout à fait proposer des offres avant la date officielle, comme c’est souvent le cas depuis plusieurs années.

Les bons plans limités

Les meilleures offres sont en général le premier jour de l’opération, et peuvent permettre de faire des économies considérables avec des prix cassés. Pour ceux qui savent déjà ce qu’ils veulent acheter, que ce soit pour eux ou pour offrir, c’est le moment de faire du repérage de bons plans pour préparer les cadeaux de Noël.

Les enseignes

On retrouve des enseignes comme la Fnac, Darty, Amazon, Boulanger, eBay, Cdiscount, Leclerc, Carrefour, Rue du Commerce, les grandes marques d’high-tech Samsung, Huawei, Xiaomi, Acer, la mode avec la Redoute, Asos, Nike, Courir, Les Galeries Lafayette, la maison avec But, Conforama, Castorama, la beauté avec Marionnaud, Yves Rocher, Sephora…

Toutes ces informations nous permettent de trouver des solutions pour dépenser intelligemment cette année pour les cadeaux, et surtout dépenser moins. Des bonnes habitudes que l’on peut même garder en dehors des fêtes de fin d’année.

Obtenez des offres exclusives !
  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.
Laisser un commentaire