G7 et G20, mise en place de la RegulTech dans la finance

Publié le - Auteur Par Stéphanie Thomas
G7 et G20, mise en place de la RegulTech dans la finance

Comme ComparateurBanque l’indiquait dans un article récent à propos du G7, les Etats et banques centrales commencent à s’organiser face à la déferlante de la Fintech. La RegulTech est le fait de devoir introduire un cadre légal dans les nouvelles technologies qui s’immiscent dans tous les secteurs.

Création d’un groupe de travail

Pour aider les Banques Centrales; la France, qui préside le G7 qui va se dérouler cet été à Biarritz, a décidé de mettre en place un groupe de travail pour étudier les « Stable Coins ». Sous la direction de Benoit Coeure, actuel membre du directoire de la Banque Centrale Européenne (BCE), cette équipe « étudiera comment les banques centrales s’assurent que les émetteurs de stablecoins respectent les réglementations ».

Méfiance sur la stablecoin

Une stablecoin détient tous les avantages d’une cryptomonnaie sans son frein majeur.

Rappel sur les atouts des crypto

Pour être plus précis, voici les atouts de la cryptomonnaie : C’est une monnaie virtuelle décentralisée et transparente. Elle n’est contrôlée par personne en particulier mais par une masse d’utilisateurs qui par un système d’entente global, qu’est la blockchain, lui donne une valeur. L’identité des utilisateurs est cachée derrière des identifiants uniques. Son utilisation est très facile : transférable à n’importe qui et à tout moment via internet. Cependant, comme tout le monde le sait, le Bitcoin qui est la crypto la plus connue subi de très fortes fluctuations. C’est à ce moment là, que la stable coin intervient.

La différence entre crypto normale & stablecoin

La stable coin possède tous les atouts d’une monnaie virtuelle basique mais en plus elle repose sur un autre système de valeur qui lui confère une stabilité.
Elle peut être adossée à une monnaie fiduciaire (Le dollar, l’euro, le yen …), ou à des valeurs comme l’or, l’argent, …ou encore parfois à d’autres cryptomonnaies.

Derrière le fait que ces monnaies virtuelles se disent transparentes, les Etats voient un problème d’opacité. Et il devient urgent d’anticiper les prochaines étapes pour protéger les consommateurs et lutter contre le blanchiment d’argent.

La question des cryptomonnaies et du stablecoin occupe tous les esprits en ce moment, car le géant du numérique dirigé par Marc Zuckerberg prévoit le lancement de Libra, sa propre cryptomonnaie, en 2020. Cette nouveauté pourrait révolutionner le système monétaire mondial.

Ce qui doit-être régulé

Donner un cadre aux stablecoins

A la veille du lancement de Libra, la monnaie virtuelle de Facebook, François Villeroy de Galhau, actuel gouverneur de la Banque de France insiste sur le fait que ces nouvelles monnaies doivent être définies dans un cadre spécifique.
Il y a aujourd’hui trois types de stablecoins :

  • Le fiat-collateralized qui repose sur une monnaie traditionnelle (l’euro ou le dollar par exemple) et est détenu dans un compte bancaire traditionnel.
  • Le crypto-collateralized qui repose sur une autre cryptomonnaie pour compenser la volatilité.
  • Le non-collateralized qui est non garanti mais qui grâce à un « smart contrat » change automatiquement le nombre de jetons en circulation pour maintenir le prix.

A la vue de la définition de ces différentes monnaies, certains se demandent, à juste titre, si tout cela ne repose pas sur un château de cartes.

Libra alerte les Etats

Bruno Lemaire, ministre français de l’économie, à déclaré à propos de Libra, en Assemblée Nationale et ses dires ont été repris sur le compte Twitter de la chaine LCP :
“S’il s’agit d’un instrument de transactions, pourquoi pas ? S’il s’agit en revanche d’une monnaie souveraine, ça ne peut pas être le cas ! Une société privée ne peut pas ni ne doit pas créer une monnaie qui pourrait rentrer en concurrence avec les monnaies des Etats.”
Aujourd’hui, Libra n’est qu’un projet. Il est cependant déjà soutenu par une 20ène de géants du digital et de la finance : Paypal, Mastercard, Uber, Visa, Lliad (en France), Spotify, Lyft, … et d’autres s’ajoutent tous les jours. Les fonctionnalités de cette monnaie évoluent dans les esprits et même si on ne sait pas encore si elle verra vraiment le jour, tout le monde en parle.
La plus grande crainte repose sur sa propagation qui semble très simple via le réseau Facebook et l’anonymat des utilisateurs.
Si le projet dépasse le rôle de la cryptomonnaie et qu’elle permet de procéder à des dépôts, des placements, des crédits ou autres … la structure qui va la gérer devra obtenir une licence bancaire dans tous les pays où elle souhaite s’étendre.

La taxation des GAFA

Le G20 qui s’est tenu à Osaka, au Japon fin juin a donné la ligne directrice au G7, concernant la fiscalité des géants du web.
Bruno Lemaire est ravi d’annoncer sur Twitter que le G20 permet d’avancer vers « une fiscalité plus juste » en donnant « une nouvelle impulsion à la fiscalité numérique et à la taxation minimale ». Les Etats s’entendent pour s’organiser et s’unir face à Google, Facebook, Amazon et Apple et autres gros acteurs du digital qui ne payent pas de taxes.

Concernant les crypto-monnaies, voici les banques les plus adaptées pour acheter et vendre des cryptos.

 

Sources : 

  • Communiqué de presse de Reuters du 21/06/19 : France creates G7 cryptocurrency task force as Facebook’s Libra unsettles governments
  • Cryptonaute le 21/06/19: La France met en place un groupe de travail du G7 pour les stablecoins.
  • Comptes officiels Twitter : de Bruno Lemaire et de la chaîne de télévision LCP
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