Le G7 à Biarritz une opportunité pour la Fintech

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Le G7 à Biarritz une opportunité pour la Fintech

Du 24 au 26 août, se tiendra le G7 à Biarritz. Cet événement international regroupe 7 grands pays qui ont compté depuis le premier choc pétrolier en 1975. Ils se rencontrent tous les ans pour aborder des sujets stratégiques. Le sujet principal de ce 45ème sommet est la lutte contre les inégalités. Le numérique aura une place de choix.

Le numérique une solution pour lutter contre les inégalités au G7

Le G7 c’est quoi ?

Un peu d’histoire sur ce sommet

Le premier G7 s’est tenu en France à Rambouillet en 1975. Suite au choc pétrolier, les sept plus grandes puissances du monde qui détiennent à eux seuls un quart du PIB mondial et représentent aujourd’hui 10% de la population, ont décidé de se regrouper dans une organisation. Le pays d’accueil met à la disposition des autres les moyens nécessaires et fixe les sujets abordés.
Certains mouvements,  altermondialistes, ou d’autres comme les Black Block, qui sont devenus très virulents, n’acceptent pas le fait que tous les pays ne soient pas représentés. Ils les accusent de vouloir diriger le monde.
Ce groupe est informel, sans aucune existence juridique. Ce qui relie ces 7 pays sont des valeurs partagées, telles que la démocratie, le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, le respect du droit international et le libre marché.

Qui sont les membres du G7 ?

Le nombre de participants a évolué au fil des années. En 1975, ils n’étaient que six pays : Les Etat-Unis, le Japon, la France, le Royaume-Unis, l’Italie et la RFA qui deviendra l’Allemagne réunifiée. Le Canada s’est ensuite invité dans l’équipe l’année suivante. Et entre 1997 et 2013, la Russie y a fait une apparition. La Chine et l’Inde sont de potentiels futurs candidats.
Le G7 n’est pas une organisation officielle mais elle est reconnue par l’ONU et la Banque Mondiale.

De nombreuses réunions préparatoires au G7 sont organisées au fil de l’année. Ces réunions impliquent d’autres groupes pour une meilleure intégration des attentes et des solutions possibles.  Les sujets traités associent également la Commission européenne, l’Australie, le Chili, l’Inde et la Nouvelle Zélande. Les organisations multilatérales comme l’OCDE, UIT (Union internationale des Télécommunications) et l’UNESCO le seront également. Le groupe de jeunes, Youth 7, a également collaboré sur cet événement.

Le numérique au coeur des préoccupations

Les priorités énoncées par la France qui orchestre le G7

Les axes majeurs qui seront abordés sont au nombre de cinq :

  • Lutter contre les inégalités de « destin » (homme / femme, accès à l’éducation et à l’information via internet ..)
  • Réduire les inégalités environnementales (transition écologique, protection de la planète, GreenTech …)
  • Agir pour la paix, contre les menaces sécuritaires et terroristes (sécurité terrestre mais aussi de l’information, lutter contre les fake news …)
  • Promouvoir des politiques commerciales, fiscales plus justes et équitables (lutte anti-trust, les GAFA sont sous le feu des projecteurs, les transactions économiques sur internet entre pays, la Fintech et les crypto-monnaies  aussi).
  • Lutter contre les inégalités par le développement du numérique et l’Intelligence Artificielle.

Derrière chacun des points abordés, nous voyons le numérique, certains y verront bien entendu d’autres solutions.

Vers un numérique de confiance

Aujourd’hui le digital est partout. Nous avons migré dans un monde immatériel qui est maintenant bien concret et bien ancré. Les frontières de ce nouveau paradigme sont en revanche mobiles et invisibles. Le G7 veut fixer une direction afin de limiter la violence, l’insécurité et les inégalités. Le 25 août sera traité le thème « démocratie et numérique ». Trois problématiques seront abordés :

  • La responsabilité des plateformes dans la lutte contre les contenus dangereux sur internet. Pensons ici aux fake news, à Facebook, Twitter ou Youtube qui laissent des terroristes s’exprimer…
  • Le développement de l’Intelligence Artificielle pour lutter contre les inégalités. Un groupe d’experts a été créé en France et au Canada pour cerner le sujet.
  • Le renforcement de la confiance dans les technologies : la 5G pour donner un meilleur accès au web, la veille au bon transfert des données, des fonds, la collecte et le stockage des datas, … tout ce qui touche à la cyber-sécurité.

La Fintech sera en trame de fond

L’impact du numérique sur le PIB

Chacun des points abordés touche au digital. L’économie d’aujourd’hui repose en partie sur le numérique et la finance est pieds et poings liés à la technologie. C’est ce que l’on appelle la FinTech. La transformation numérique a de nombreux impacts que ce soit sur la manière dont les systèmes s’organisent, sur les Hommes, sur les techniques et technologies et enfin sur les stratégies d’entreprises.
Plus un Internet est en haut débit, plus il est déployé et utilisé. Une étude révèle qu’une croissance de 1% de l’utilisation du digital génère une croissance de 0,13% à 0,26% du PIB. La 5G, même si elle est critiquée par de nombreux aspects, semble donc la réponse.

Lutter contre les inégalités avec le numérique et le mobile

Dans de nombreux pays, les populations les plus pauvres n’ont pas de compte en banque, mais elles ont un mobile. Les nouvelles banques digitales permettent de lutter contre cette exclusion. C’est un véritable atout pour les citoyens les plus démunis. On pourrait penser que cela ne touche que l’Afrique, mais cela va bien au-delà. En France par exemple, certaines personnes n’ont plus de compte en banque car ils sont interdits bancaire. Avec le droit au compte, ils se retrouvent souvent dans des banques traditionnelles avec des frais trop importants. Le digital a fait tomber cette barrière. Aujourd’hui, de nombreux établissements proposent un compte en banque aux interdits bancaires ou à ceux qui n’ont pas de revenus pour des frais très réduits. C’est le cas du compte Nickel ou de Boursorama, …

La RegTech un cadre nécessaire

Un numérique ne peut se développer sans un cadre politique et règlementaire. Ces dernières années de nombreuses néobanques, comme Revolut, N26, Monese, … ont vu le jour. La liste complète des néobanques analysées avec nos recommandations se trouve sur cette page : Néobanques.  Elles proposent souvent des comptes multi-devises et facilitent les paiements à l’international. Le problème pour les Etats est la traçabilité des fonds. Ces établissements sont donc freinés par les régulateurs qui demandent un contrôle approfondi de l’origine des fonds et de leur destination. Les néobanques, sont depuis le début de l’année, en pleine restructuration sur ce point et le consommateur est l’otage de cette situation. Les comptes courants se retrouvent bloqués du jour au lendemain sans explication et les fonds paralysés. L’enjeu est le même pour les cartes prépayées.

La cyber-sécurité un enjeu majeur

La question de la cyber-sécurité est un axe essentiel dans cette règlementation. Pour les banques, la cyber-sécurité a plusieurs facettes :

  • Le financement du terrorisme. Sans accès à leur argent les terroristes auront du mal à agir. Voila pourquoi il est essentiel de bloquer les fonds de personnes suspectes.
  • Veiller à protéger le patrimoine des individus. Le hacking de comptes en banque ou le pishing sont devenus monnaie courante. Cela passe ici par la sécurisation des transactions et le contrôle de l’identité du donneur d’ordre. Le système actuel n’est pas suffisant selon les régulateurs. Une réflexion est portée sur l’ajout de données d’authentifications comme la reconnaissance faciale, digitale ou autre.
  • Empêcher la propagation des fake news qui peuvent dans le pire des cas impacter lourdement un pays.

Tous ces points seront abordés lors du sommet, espérons qu’ils y trouvent des solutions convenables.

 

Sources : 
– Communiqué de presse et dossier de presse du G7,
– IT For Business et son article sur les bénéfices de la transformation numérique sur l’économie mondiale,
– FinYear et son article sur les 10 prediction KPMG pour 2019,
– IT Social et son article sur l’impact positif de la transformation numériques sur les économies.
– Les Echos : N26 rappelée à l’ordre pour lutte anti-blanchiment

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