Début janvier 2026, Joseph Choueifaty, cofondateur et dirigeant de Goodvest, apparaît dans le palmarès des 200 leaders de moins de 35 ans présentés comme ceux qui « feront la France de demain », publié par l’Institut Choiseul avec Le Figaro à l’occasion du bicentenaire du quotidien. Dans sa prise de parole, il insiste sur l’idée de « signaux » plutôt que sur la logique de trophées, et sur le fait que l’impact de l’épargne et la finance de long terme ne sont plus cantonnés à un cercle restreint. Cette reconnaissance s’inscrit dans une séquence où l’investissement orienté prend davantage de place dans le débat public, mais aussi dans les choix concrets des épargnants.
Ce contexte compte, car Goodvest se positionne sur un sujet souvent abstrait pour le grand public. D’un côté, les ménages veulent préserver et faire progresser leur capital. De l’autre, ils sont de plus en plus nombreux à demander où va leur argent, ce qu’il finance réellement, et si leur épargne soutient des secteurs qu’ils préfèreraient éviter. L’enjeu n’est pas seulement moral, il est aussi très pratique. Une politique d’exclusion, une méthodologie de sélection et un suivi des indicateurs extra-financiers modifient la construction d’un portefeuille, donc son profil de risque et sa cohérence dans le temps.
2025 en chiffres, une accélération de la collecte et des contrats ouverts
La rétrospective publiée par Goodvest pour 2025 donne trois marqueurs faciles à lire. Les encours sous gestion annoncés passent d’environ 120 millions d’euros à plus de 250 millions d’euros, soit un changement d’échelle en douze mois. Sur la même période, le nombre de contrats ouverts passe de 10 000 à 20 000. Enfin, la société met en avant une levée de fonds de 12 millions d’euros menée par Serena, annoncée à l’automne 2025, avec l’objectif affiché de renforcer l’offre et de soutenir une trajectoire de croissance.
Ces chiffres ne racontent pas tout, mais ils traduisent un point simple. En 2025, l’épargne dite responsable n’a pas seulement progressé en notoriété, elle a aussi converti une partie de cette attention en souscriptions réelles. Pour un lecteur qui hésite, l’ordre de grandeur aide à se situer. Un contrat d’assurance-vie ou un PER n’est pas un achat impulsif. Cela suppose de choisir une enveloppe, d’accepter la variabilité des marchés sur la partie en unités de compte, et d’adhérer à une logique de long terme. Doubler le nombre de contrats en un an suggère que le discours ne suffit plus à attirer, il faut aussi une expérience utilisateur lisible et une proposition de gestion cohérente pour retenir la confiance.
Les temps forts 2025, du grand public à la structuration de l’offre
Le calendrier 2025 détaillé par Joseph Choueifaty met en évidence une stratégie en deux lignes. Première ligne, rendre le sujet visible. Une interview tournée avec Brut en janvier, une campagne d’affichage dans le métro parisien avec 750 affiches, puis un passage au JT de TF1 autour des retraites et de la finance de long terme. L’objectif implicite est de sortir la finance responsable du seul cercle des initiés, en l’amenant là où se fabriquent les opinions, médias grand public et espace urbain.
Deuxième ligne, durcir la mécanique interne. Le dirigeant mentionne une refonte du site, une mise à jour de la politique d’exclusion des énergies fossiles, et un travail de fond pendant la période de roadshow liée à la levée. La logique est classique mais déterminante pour une fintech patrimoniale. Plus les encours montent, plus la cohérence de la méthode devient observable et contestable. Une politique d’exclusion doit être compréhensible, stable, et appliquée sans ambiguïté. Une communication peut séduire, mais une méthodologie mal tenue se paie tôt ou tard en réputation.
Produits et impact, ce qui a changé concrètement en 2025
Côté produits, 2025 est marquée par le lancement de Goodvest Planet Ambition, présenté comme un fonds « maison » orienté actions internationales, co-construit avec Sycomore Asset Management et intégré aux portefeuilles selon les profils. Dans les faits, cela revient à internaliser une brique de gestion, plutôt que de s’appuyer uniquement sur une sélection de fonds tiers. Pour l’épargnant, l’intérêt se mesure en lisibilité. Il devient plus simple d’expliquer pourquoi telle poche existe, quelle thématique elle finance, et comment elle s’insère dans l’allocation globale.
Autre point mis en avant par la société, l’assurance-vie Goodlife avec un fonds en euros conçu pour combiner une logique de garantie du capital hors frais de gestion et une démarche d’investissement responsable. Goodvest communique notamment sur un rendement du Fonds Euro Objectif Climat de 3,31% pour les années 2023 et 2024, net de frais de gestion. Cela ne préjuge pas des performances futures, mais cela donne un repère concret à ceux qui veulent un socle plus défensif, tout en restant dans une logique d’alignement climatique.
Enfin, l’impact revendiqué se traduit aussi en indicateurs. Plusieurs communications de Goodvest mentionnent des tonnes de CO₂e évitées grâce aux investissements réalisés via ses solutions, avec des chiffres qui varient selon les sources et les périodes de calcul. À ce stade, le point le plus utile pour le lecteur est méthodologique. Un indicateur d’empreinte ou d’émissions évitées n’a de valeur que si la méthode de mesure est explicite, reproductible et mise à jour. L’intérêt de Goodvest est justement de pousser ces sujets sur le devant de la scène et d’en faire un élément de pilotage, plutôt qu’une simple promesse marketing.
Ce que l’épargnant peut retenir, avec des exemples de décision
Pour comprendre l’intérêt d’une solution comme Goodvest, il faut la ramener à des arbitrages simples. Premier exemple, l’effet des frais sur le capital investi. Sur le marché français, les frais sur versement peuvent aller jusqu’à plusieurs pourcents dans certains contrats traditionnels, alors que de nombreux acteurs en ligne affichent 0%. Sur 10 000 euros versés, un prélèvement de 3% retire 300 euros dès le départ. Le capital travaille alors avec un handicap immédiat. Goodvest met en avant l’absence de frais sur versement sur ses contrats d’assurance-vie, ce qui aligne la structure de coût avec les standards des offres en ligne.
Deuxième exemple, la construction d’un portefeuille selon un horizon de temps. Un épargnant qui place 300 euros par mois pendant 5 ans injecte 18 000 euros. Sur un horizon aussi court, la part en unités de compte peut connaître des variations fortes, positives comme négatives. L’intérêt d’une gestion pilotée est d’adapter le risque à un profil, puis de le maintenir par des arbitrages. Là encore, la promesse ne tient que si l’allocation et la discipline de gestion restent cohérentes avec le profil annoncé.
Troisième exemple, l’alignement avec ses préférences. Beaucoup de Français découvrent tardivement que leur assurance-vie finance des secteurs qu’ils auraient spontanément évités. La question n’est pas de juger, mais de choisir en connaissance de cause. Goodvest a bâti sa marque sur une approche d’exclusion des énergies fossiles et une sélection thématique orientée transition. Pour l’épargnant, cela permet de relier une enveloppe patrimoniale très concrète à une cohérence plus large, sans avoir à analyser lui-même des dizaines de supports.
Ceci n’est pas un conseil en investissement mais un partage d’information. Faites vos propres recherches. Il y a un risque de perte en capital.