Pourquoi Indexa Capital s’apprête à entrer dans une nouvelle dimension en 2026 ?

Publié le - Auteur Par Tony L. -
Pourquoi Indexa Capital s’apprête à entrer dans une nouvelle dimension en 2026 ?

En moins de dix ans, Indexa Capital est passé du statut de pionnier de la gestion indicielle automatisée à celui de groupe européen en forte accélération, avec plus de 4,1 milliards d’euros d’encours gérés, conseillés ou administrés et plus de 127 000 clients à l’automne 2025. La question qui se pose désormais pour les épargnants n’est pas d’adopter ou non la gestion automatisée, mais d’identifier quels acteurs présenteront les conditions les plus favorables pour faire croître leur patrimoine en 2026. Les signaux envoyés par Indexa Capital laissent penser que le groupe prépare une année charnière, notamment en France.

Indexa Capital change de dimension avec l’arrivée d’Yves Perrier

Le mouvement le plus commenté cet automne reste l’arrivée d’Yves Perrier au Conseil d’Experts d’Indexa Capital Group, structure qui regroupe notamment Indexa Capital et Caravel (PER et retraite). Pour bien mesurer l’enjeu, il faut rappeler son parcours.

Yves Perrier est l’un des profils les plus reconnus de la gestion d’actifs en Europe. Fondateur et directeur général d’Amundi entre 2007 et 2023, il a piloté la montée en puissance du gestionnaire d’actifs du groupe Crédit Agricole jusqu’à dépasser les 2 000 milliards d’euros sous gestion, avec à son actif l’introduction en Bourse d’Amundi en 2015 et l’intégration de Pioneer Investments puis de Lyxor.

Le fait qu’un profil de ce niveau rejoigne un spécialiste de la gestion indicielle à bas coûts n’est pas anodin. Pour Indexa Capital, cela apporte plusieurs leviers concrets. D’abord une expertise stratégique sur la gestion d’actifs à grande échelle, dans un environnement réglementaire de plus en plus exigeant. Ensuite un regard expérimenté sur le développement européen, alors que le groupe affiche désormais des activités en Espagne, France, Belgique et via Caravel sur l’épargne retraite.

Enfin, cette nomination donne de la crédibilité au projet de long terme d’Indexa. La presse souligne ainsi que l’objectif affiché est d’atteindre 10 milliards d’euros sous gestion avant 2030, avec le soutien de ce conseil d’experts renforcé. Pour un investisseur particulier, voir ce type de gouvernance se structurer autour d’un robo-advisor est un signal fort de professionnalisation.

Une croissance déjà impressionnante avant 2026

Avant même l’arrivée d’Yves Perrier, la trajectoire d’Indexa Capital était déjà remarquée. Le groupe a terminé 2024 avec un peu plus de 3,0 milliards d’euros d’encours, en hausse de 51% sur un an, et environ 100 000 clients, soit une progression d’environ 39% par rapport à l’année précédente.

Moins d’un an plus tard, les statistiques publiques font état de plus de 4,1 milliards d’euros d’encours gérés, conseillés ou administrés, avec une croissance moyenne de l’ordre de 100 à 110 millions d’euros par mois sur les douze derniers mois, et plus de 127 000 clients. En pratique, cela signifie que le groupe a quasiment doublé de taille en moins de deux ans, dans un environnement pourtant marqué par une forte volatilité des marchés et un durcissement général de la réglementation.

Comparé aux autres gestionnaires automatisés européens, Indexa se situe dans le haut de la fourchette en matière de croissance. Une analyse publiée à l’été 2025 montre une progression des encours d’environ 41% sur douze mois pour Indexa, quand ses principaux concurrents se situent entre 27% et 38%.

Si l’on prolonge simplement cette dynamique, sans même anticiper d’accélération, une collecte nette de l’ordre de 100 millions d’euros par mois représenterait plus de 1,2 milliard d’euros supplémentaires par an. Dans ce scénario, franchir le seuil des 5 milliards d’encours en 2026 apparaît comme une hypothèse raisonnable. La question devient alors de savoir pourquoi cette croissance se concentre sur cet acteur, alors que l’offre de robo-advisors ne manque pas.

Des frais comprimés et des portefeuilles 100% en unités de compte

La première réponse tient à la structure de frais. En France, l’assurance-vie reste le support préféré des ménages, avec plus de 2 000 milliards d’euros d’encours début 2025 et 29,4 milliards d’euros de flux positifs en 2024. Mais le coût des contrats reste un point de friction. Entre les frais sur versement, les frais de gestion du contrat et les frais internes des unités de compte, il n’est pas rare de dépasser 2 à 3% par an sur certains contrats traditionnels.

À l’inverse, l’assurance-vie Indexa Vie Spirica affiche un coût total moyen d’environ 0,82% par an en 2023, réparti entre 0,67% de frais de gestion du contrat (Indexa et Spirica) et environ 0,15% de frais moyens des ETF et fonds indiciels utilisés. Dans certains pays comme la Belgique, Indexa communique sur un coût moyen autour de 0,76%, soit environ 80% de moins que les fonds d’investissement comparables du marché.

Pour mesurer l’incidence de cet écart, il suffit de se projeter sur vingt ans avec un rendement brut de 5% par an. Sur 100 000 euros investis, un contrat à 0,8% de frais annuels aboutit à un capital d’environ 227 000 euros, quand un contrat à 2,5% par an garde le capital sous 165 000 euros. La différence dépasse 60 000 euros uniquement du fait des frais, à rendement brut identique.

Deuxième élément structurant, l’assurance-vie lancée avec Spirica est investie à 100% en unités de compte, via une sélection réduite d’ETF et de fonds indiciels, sans fonds en euros. Cette approche assume un risque de perte en capital, puisque les montants investis sur des unités de compte ne sont pas garantis par l’assureur et fluctuent avec les marchés financiers. En contrepartie, elle cherche à capter davantage la performance longue des marchés actions et obligataires mondiaux, plutôt que de privilégier une garantie de capital au détriment du rendement.

Les données publiées sur les portefeuilles modèles d’Indexa montrent que, pour les profils les plus dynamiques, la performance annualisée nette tourne autour de 7,5% depuis 2015, avec une volatilité d’environ 10%. Cela illustre ce que peut produire une stratégie indicielle largement diversifiée et assortie de frais très réduits. Comme toujours, ces performances passées ne garantissent pas les résultats futurs, mais elles donnent un aperçu concret du potentiel d’une gestion systématique à bas coûts.

Une base de clients engagés qui soutient le développement

Au-delà des chiffres d’encours, le modèle d’Indexa repose sur un levier rarement mis en avant dans la gestion d’actifs : le parrainage systématisé. Dans un billet récent, le groupe explique qu’à octobre 2025, sur plus de 125 000 clients, environ 55 000 (soit 44%) sont venus sur recommandation d’un autre client.

Les clients qui invitent au moins une personne représentent environ 15 000 comptes, soit près de 12,6% de la base. La mécanique est simple : chaque nouveau client parrainé donne droit à une réduction de frais sur un certain montant d’encours pour le parrain comme pour le filleul. Le gestionnaire y gagne un client supplémentaire, l’investisseur bénéficie de frais encore plus faibles, donc d’un rendement net potentiellement meilleur.

Cette dynamique organique permet d’expliquer en partie la croissance rapide du groupe, sans campagnes marketing massives ni réseaux d’agences. Pour un investisseur qui découvre Indexa en 2026, le fait qu’une part importante de la clientèle arrive par bouche-à-oreille peut être lu comme un indicateur de satisfaction, même si cela ne dispense pas de vérifier soi-même l’adéquation du service à son profil de risque.

Ce que ce potentiel signifie concrètement pour 2026

Dans un environnement où l’assurance-vie se réoriente progressivement vers les unités de compte – environ 38% des versements en 2024 contre 20% en 2016 – et où les épargnants cherchent à rattraper l’inflation, les atouts combinés d’Indexa deviennent particulièrement visibles.

L’arrivée d’Yves Perrier apporte une couche de gouvernance supplémentaire à un acteur déjà coté en Bourse et rentable, avec 6,6 millions d’euros de chiffre d’affaires et 0,76 million de bénéfice en 2024. L’acquisition de Caravel, spécialisée dans l’épargne retraite, renforce la capacité du groupe à proposer des solutions de long terme cohérentes pour la préparation de la retraite, dans un cadre fiscal français (PER, assurance-vie).

Pour un particulier qui souhaite optimiser sa stratégie patrimoniale en 2026, ce potentiel se traduit de manière très concrète.

  • Pour ceux qui disposent déjà d’une épargne importante en fonds euros, l’assurance-vie 100% UC d’Indexa peut constituer un complément orienté croissance, avec des frais très compressés et une gestion déléguée indicielle lisible.
  • Pour ceux qui démarrent un projet de retraite, l’écosystème construit autour de Caravel et d’Indexa offre une combinaison de PER et d’assurance-vie qui s’imbrique dans une stratégie globale de long terme, en conservant une logique de frais bas et de diversification mondiale.
  • Pour les profils déjà familiers des ETF, le mandat de gestion permet de gagner du temps sur le suivi, le rééquilibrage et la discipline d’investissement, tout en gardant une visibilité claire sur les supports utilisés.

Reste un élément essentiel pour garder une vision équilibrée : le risque. Un contrat investi à 100% en unités de compte, même très diversifié, n’est pas un substitut exact à un fonds euros. Il implique d’accepter des baisses temporaires de valeur, parfois importantes, en échange d’une espérance de rendement plus élevée sur dix ou quinze ans. Les textes d’Indexa rappellent explicitement ce risque de perte en capital et l’importance d’un horizon de placement long.

Le mot de la fin pour amorcer une année 2026 riche en promesses

En résumé, l’année 2026 se présente comme une étape où Indexa Capital pourrait passer d’un statut de spécialiste très identifié des investisseurs avertis à celui d’option de plus en plus naturelle pour les épargnants qui veulent concilier diversification mondiale, gestion déléguée et discipline de frais. Aux investisseurs de vérifier si leur profil de risque, leur horizon de temps et leurs objectifs patrimoniaux sont compatibles avec cette approche résolument orientée unités de compte ce qui signifie que l’épargne est entièrement placée sur des supports financiers exposés aux marchés (comme des ETF ou des fonds indiciels), sans aucune part garantie comme dans un fonds en euros. La valeur peut donc fluctuer à la hausse comme à la baisse en fonction des marchés. En contrepartie, ceci permet d’obtenir un potentiel de rendement plus élevé qu’un fonds garanti. Chez Indexa, cette exposition 100% UC est renforcée par des frais extrêmement bas et une allocation pilotée automatiquement, ce qui optimise la performance nette sur le long terme.


Ceci n’est pas un conseil en investissement mais un partage d’information. Faites vos propres recherches. Il y a un risque de perte en capital.

Par Tony L.

Passionné d'économie et de technologie, Tony vous propose des articles et des dossiers exclusifs dans lesquels il partage avec vous le fruit de ses réflexions et de ses investigations dans l'univers de la Blockchain, des Cryptos et de la Tech.

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