Une carte bancaire peut-elle aider à restaurer les récifs coralliens ?

Publié le - Auteur Par Tony L. -
Une carte bancaire peut-elle aider à restaurer les récifs coralliens ?

Quand les vacances rappellent la valeur des océans

L’été arrive, les valises ressortent et l’Indonésie revient dans les rêves de voyage. Bali, Flores, Komodo, eaux turquoise, poissons multicolores. Plus près de la France, l’Espagne reste aussi une destination simple pour profiter de la Méditerranée. Derrière ces images, une réalité plus fragile s’impose. Une partie de cette beauté repose sur les récifs coralliens, aujourd’hui soumis à une forte pression.

Les récifs couvrent moins de 1% des fonds marins, mais abritent une part immense de la vie océanique. Ils protègent les côtes, nourrissent des familles, attirent le tourisme et soutiennent des économies locales. Quand un récif se dégrade, ce sont des poissons en moins, des revenus de pêche qui chutent, des villages plus exposés et une biodiversité fragilisée.

C’est dans ce contexte que Green-Got a choisi de soutenir, avec Coral Guardian, des actions de restauration des récifs coralliens en Indonésie et en Espagne. Les paiements par carte peuvent devenir un levier concret pour financer des projets suivis sur le terrain.

Pourquoi les coraux sont sous pression

Le corail est un animal vivant, souvent confondu avec une plante ou une roche. Il construit un squelette calcaire et vit avec de petites algues qui lui fournissent une partie de son énergie. Lorsque l’eau devient trop chaude, le corail expulse ces algues. Il blanchit, s’affaiblit, puis peut mourir si le stress dure trop longtemps.

La menace est globale, mais elle se cumule à des pressions locales. Réchauffement de l’océan, acidification liée au CO2, pollutions venues de la terre, déchets plastiques, surpêche, filets abandonnés et pratiques destructrices s’additionnent. Le dernier épisode mondial de blanchissement suivi par les agences scientifiques a touché une part record des récifs de la planète entre 2023 et 2025.

Restaurer un récif ne remplace pas la baisse des émissions de gaz à effet de serre. En revanche, réduire les agressions locales peut aider un écosystème à retrouver de la résistance.

En Indonésie, réparer les dégâts de la pêche destructrice

En Indonésie, le projet soutenu concerne l’île de Hatamin, dans la région de Nusa Tenggara oriental, avec Coral Guardian et la fondation locale WES. Cette zone a été abîmée par la pêche à la dynamite et la surpêche. Pour les habitants, la dégradation du récif a une conséquence directe. Moins de coraux en bonne santé signifie moins d’abris pour les poissons, donc moins de ressources pour les pêcheurs.

La méthode repose sur une restauration progressive. Des fragments de coraux encore vivants sont collectés, fixés sur des structures adaptées, suivis, nettoyés, puis laissés en croissance dans des conditions favorables. Des espèces comme Acropora et Porites peuvent être utilisées pour diversifier les coraux transplantés et renforcer la résistance du récif.

On parle de reconstitution d’un habitat, un récif restauré permet aux poissons de revenir, aux pêcheurs de retrouver une activité plus stable et aux touristes de comprendre la valeur réelle de ce milieu. Selon des données publiques liées au projet Pulau Hatamin, plus de 62 000 coraux avaient déjà été transplantés avec succès.

En Espagne, nettoyer et soigner les coraux de Méditerranée

Le second volet concerne Punta de la Mona, près de La Herradura, dans la province de Grenade. Cette zone méditerranéenne est protégée depuis 2015 en raison de sa biodiversité. Pourtant, une protection administrative ne suffit pas toujours. Les fonds marins restent marqués par les lignes de pêche, les filets abandonnés, le tourisme et les déchets. Certains coraux d’eau froide, plus discrets que les récifs tropicaux, y jouent pourtant un rôle essentiel.

Le projet Deep CORE, mené avec l’association locale Coral Soul, commence par le problème visible. Les plongeurs retirent les débris, les filets et les lignes qui étranglent les colonies coralliennes. Les déchets récupérés sont analysés, puis recyclés lorsque cela est possible. Les fragments de coraux abîmés sont placés en nurseries sous-marines pour récupérer, avant d’être réimplantés sur les fonds endommagés.

Les chiffres donnent une idée de l’échelle. Green-Got indiquait déjà plus de 53 000 coraux transplantés en Indonésie grâce aux projets de Coral Guardian et plus de 1,2 tonne de déchets ramassés dans les récifs en Espagne. Les données récentes de Coral Guardian sur l’Espagne font aussi état de centaines de coraux restaurés, de plus d’une tonne de débris marins récupérés et de plus d’un millier de personnes locales impliquées ou sensibilisées.

Comment un paiement par carte peut financer un projet écologique

Le mécanisme Green-Got repose notamment sur les frais d’interchange. À chaque paiement par carte, le commerçant paie une petite commission liée à la transaction. En Europe, cette commission est généralement comprise entre 0,2% et 0,3% selon le type de carte. Green-Got indique reverser ce revenu pour financer des projets écologiques sélectionnés.

Sur 700€ de dépenses payées par carte pendant un mois de vacances, les frais d’interchange peuvent représenter environ 1,40€ à 2,10€. Pris seul, le montant paraît faible. Répété sur des milliers de clients, il devient un financement collectif. Dans le cas du projet avec Coral Guardian, Green-Got indiquait qu’1€ reversé permettait de ramasser 40 grammes de déchets plastiques.

Ce que propose Green-Got aujourd’hui

Green-Got se présente comme un acteur financier français orienté vers les comptes de paiement et l’épargne responsable. Son offre de compte personnel démarre à 6,90€ par mois avec l’offre Essentiel. L’offre Premium est affichée à 10,90€ par mois en paiement annuel, avec un tarif mensuel standard de 12,90€. Le compte commun démarre à 8,90€ par mois et le compte micro-entreprise à 6€ par mois. Les comptes donnent accès à un IBAN français, au paiement mobile, aux tirelires, au suivi des dépenses, au calculateur CO2e et au suivi de l’impact dans l’application.

Côté épargne, Green-Got propose GG Planet, une assurance-vie accessible dès 500€. Elle fonctionne avec des portefeuilles investis en unités de compte, donc avec un risque de perte en capital. Les performances 2025 affichées vont de 2,41% pour le profil Sage à 8,35% pour le profil Intrépide, nettes de frais de gestion et hors fiscalité. Ces chiffres ne garantissent aucune performance future. Les frais de gestion annoncés sont de 1,4%, et les retraits sont indiqués sans frais sous 72 heures.

Green-Got propose aussi un PER accessible dès 500€, avec 0,9% de frais de gestion, sans frais de versement annoncés, et des portefeuilles du plus prudent au plus dynamique. Aucun livret rémunéré Green-Got n’est actuellement présenté comme disponible dans l’offre principale. Green-Got n’est donc pas une simple alternative au Livret A. C’est une solution pour gérer ses paiements, organiser une partie de son épargne longue, et orienter son argent vers des supports alignés avec la transition, en acceptant les risques propres aux placements financiers.

Par Tony L.

Passionné d'économie et de technologie, Tony vous propose des articles et des dossiers exclusifs dans lesquels il partage avec vous le fruit de ses réflexions et de ses investigations dans l'univers de la Blockchain, des Cryptos et de la Tech.

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