Ce qu’il faut retenir de l’étude KPMG sur le bitcoin

Publié le - Auteur Par Audrey R.
Ce qu’il faut retenir de l’étude KPMG sur le bitcoin

Dans une étude publiée en juin 2021, KPMG, groupe anglo-néerlandais, leader de l’audit, du conseil et de l’expertise comptable qui exerce dans 150 pays à travers le monde, présente son analyse sur le développement des cryptoactifs à court, moyen et long terme. Que faut-il retenir de l’étude KPMG sur le bitcoin et les cryptomonnaies ? Réponse.

Cryptoactifs : qu’est-ce que c’est ?

Les cryptoactifs sont des actifs numériques reposant sur la technologie blockchain et le réseau informatique pour valider des transactions. Aussi appelé cryptomonnaie, ce système permet à ses utilisateurs de réaliser entre eux des transactions sans avoir recours à une monnaie légale. Sur le plan juridique, les cryptoactifs ne dépendent d’aucune autorité financière et n’ont pas de cours légal à proprement parler, ce qui rend leur évaluation difficile. À ce jour, les cryptomonnaies n’ont pas de statut légal, les autorités commencent à réfléchir à un encadrement qui n’est à ce jour qu’à ses débuts. Pourtant, ces dernières années certains cryptoactifs connaissent un véritable engouement. C’est le cas notamment du Bitcoin, Litecoin, Cardano, XRP, Dodge etc. Plusieurs acteurs traditionnels très influents ont choisi d’investir dans le domaine des cryptoactifs favorisant la mise en lumière et le développement de cette économie : Tesla, Microstrategy, Mass Mutual, etc.

Les quatre points marquants de l’étude menée par KPMG

L’étude de 68 pages publiée par KPMG en juin 2021 et intitulée « Cryptoactifs : vers une révolution financière », analyse dans son ensemble le développement de ces cryptoactifs. Voici ce qu’il faut retenir.

Zoom sur le bitcoin

Le Bitcoin est la première cryptomonnaie qui a été mise en circulation en 2009 par le pseudonyme Satoshi Nakamoto. Son objectif était alors de créer un outil permettant de s’affranchir du système financier traditionnel. Le système blockchain créé pour enregistrer les échanges est conçu pour être transparent et incorruptible. Les transactions sont publiques et infalsifiables. Il existe une quantité prédéfinie de bitcoins : 21 millions. Au premier trimestre 2021, 18,5 millions de bitcoins avaient été créés, le seuil maximal devrait être atteint en 2140. L’avantage de ce système est qu’un transfert en bitcoins est transnational, quasi instantané et ne peut être bloqué par une quelconque institution bancaire. Autres avantages du bitcoin :

  • il s’agit d’une monnaie anti-inflationniste ;
  • il ne peut pas faire l’objet d’une censure à l’heure où les questions d’utilisation des données personnelles posent de plus en plus problème à certains usagers.

Ces avantages placent le bitcoin comme une valeur refuge à l’instar de l’or.

De plus, la crise financière provoquée par la Covid-19 a vu de plus en plus de particuliers, mais aussi de professionnels et d’institutions se tourner vers le bitcoin en réponse à la dévaluation de certaines monnaies traditionnelles durant les années 2020 et 2021.

Les stablecoins

Depuis quelque temps, le marché de la crypto a vu apparaître des stablecoins. Il s’agit de cryptoactifs stables par rapport à leur valeur de référence en opposition à la volatilité que peuvent connaître les cryptomonnaies classiques. C’est un pont entre les monnaies traditionnelles et les actifs numériques. Le marché des stablecoins a connu une croissance record de + 1 500 % sur une année. DAI, USDT et USDC notamment, sont des stablecoins qui ont profité de cet engouement. Ce boom du marché est porté principalement par les entreprises qui trouvent dans cet outil le parfait compromis pour oser investir dans des actifs numériques. Tout comme la crypto classique, les stablecoins protègent ses utilisateurs de l’inflation et servent de valeur refuge.

La finance décentralisée (DeFi) et de nouvelles infrastructures financières

DeFi

DeFi est un système financier novateur qui, en s’appuyant sur les blockchains et les cryptomonnaies, vise à diminuer les frais de transferts financiers, mais aussi les délais pour proposer de nouveaux services financiers. La clé de ce système est la transparence et l’ouverture.

En effet, cette solution est :

  • numérique ;
  • fonctionne avec des infrastructures numériques ;
  • ouverte à tous.

Aave

Il s’agit d’un système permettant de prêter ou d’emprunter des cryptomonnaies de manière sécurisée et décentralisée. Les détenteurs d’actifs numériques, entreprises ou particuliers, peuvent ainsi générer des revenus passifs en toute sécurité et sans intermédiaires.

Uniswap

Il s’agit ici d’un service permettant aux utilisateurs d’échanger des tokens entre eux. Il n’y a pas de tiers pour organiser l’échange.

Le web 3, nouvelle itération d’internet

Le web 3 est une nouvelle façon de développer, d’utiliser internet et constitue un véritable changement dans la façon de percevoir, mais aussi de valoriser cet outil. Il s’agit ici :

  • de mettre en avant des infrastructures fiables et sécurisées ;
  • de s’affranchir des intermédiaires ;
  • de redonner aux utilisateurs la souveraineté de leurs données personnelles.

Le web 3 permet de mettre en avant un fonctionnement plus collaboratif où l’utilisateur à toute sa place. Ce système tend à révolutionner le stockage et le partage de données en permettant de donner accès à toujours plus d’informations et à une plus grande protection de la vie privée. Et la cryptomonnaie a toute sa place dans cette nouvelle ère.

Devant cette émergence des cryptomonnaies, les institutions bancaires travaillent dans le monde entier à la création de leurs propres Monnaies Numériques de Banques Centrales (MNBC). Les États-Unis se placent d’ailleurs comme précurseurs dans ce domaine et autorisent d’ores et déjà l’utilisation du stablecoin USD.

Notre lecture des faits :

Nous sommes à un tournant dans l’usage des cryptoactifs. Une nouvelle carte mondiale se dessine : les pays autorisant leur usage (USA, Salvador …), ceux où le Bitcoin devient carrément illégal (Maroc et Egypte), ceux où les transactions sont interdites (Canada, Chine, Equateur, Turquie et Indonésie.) Une carte est disponible sur Statista.

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