Carte à Autorisation Systématique

Publié le - Auteur Par Stéphanie Thomas
Carte à Autorisation Systématique

Les atouts et failles de la carte à autorisation systématique

La carte à autorisation systématique est un moyen de paiement très utile pour les habitués des découverts et autres incidents de paiement. Son fonctionnement est différent de celui des cartes bancaires classiques. En effet, pour effectuer une dépense avec celles-ci, il n’est pas forcément nécessaire de détenir les fonds en banque. Le paiement sera accepté (dans une certaine limite toutefois) et le compte se retrouvera alors à découvert, engendrant des frais parfois élevés.

Pas de découvert possible !

Une carte à autorisation systématique, également appelée carte anti-dépassement, propose les diverses options : code secret, puce, bande magnétique…
Cependant, sa principale caractéristique réside dans le fait qu’avant d’effectuer un paiement ou un retrait dans un distributeur, le solde du compte courant (ou le montant du découvert autorisé) est systématiquement vérifié.

Si la somme est bien présente, un débit immédiat est opéré ; dans le cas contraire, le paiement est tout simplement refusé. Les dépenses et les retraits sont certes plafonnés, mais personnalisables. Une telle carte permet donc d’éviter de payer des frais liés à un découvert non-autorisé. Son coût moyen annuel est de l’ordre de 20 à 40€ et les cartes les plus courantes sont la Visa Electron et la MasterCard Maestro. Moyen de paiement idéal pour contrôler ses dépenses et gérer un budget serré, la carte à autorisation systématique n’est malheureusement pas acceptée partout.

La carte à autorisation systématique n’est pas acceptée partout

Certains péages, parkings, stations d’essences ou encore commerçants peuvent encore la refuser. Elles ne sont pas acceptées dans ces situations car il s’agit de paiement hors ligne. Cela signifie que la connexion n’est pas possible avec le réseau de la banque.

Ceci peut donc poser problème si cette carte est le seul moyen de paiement dont le client dispose.

La solution est d’avoir une certaine flexibilité comme le fait ING par exemple avec son offre Essentielle qui laisse passer quelques paiements off-line.

Différence entre paiement en ligne et hors ligne

Dans le métier il est plus courant de parler de paiement online ou offline.

Un paiement online se présente dans le cas où un commerçant présente un Terminal de Paiement Electronique (TPE) pour procéder à un paiement. Dans ce cas, il faudra soit simplement présenter sa carte pour un paiement sans contact soit saisir le code relatif à la carte bancaire. Dans le cadre d’un débit immédiat, le TPE interroge le compte en banque pour savoir s’il dispose du solde nécéssaire. Si oui le paiement est fait sinon il est refusé.

Un paiement offline se présente quand la connexion n’est pas possible avec la banque. Le TPE est dans une zone blanche, un lieu non couvert par le réseau internet. Et dans ce cas, il est préférable d’avoir une carte à débit différé, c’est à dire sans autorisation systématique.

 

Les établissements qui utilisent ce type de carte

Face à une recherche de paiement instantané, c’est à dire une relation avec le compte où tout se fait en temps réel, il est dur de conjuguer à la fois immédiateté et satisfaction face à tout achat. Les Fintech se cherchent donc sur ce point car beaucoup de néobanques fonctionnent sur avec les cartes de débit immédiat.

Ces cartes à débit immédiat sont généralement des cartes prépayées comme Nickel par exemple, ou encore les cartes proposées par les néobanques qui ne permettent pas d’accéder au crédit. Mais ce n’est pas tout puisque Ultim de Boursorama est dans le même cas ou encore Fosfo de Fortuneo.

Les banques classiques proposent également ces cartes. Au client de choisir …

 

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