En France, la vague de candidats à l’indépendance ne faiblit pas. Fin 2024, l’Urssaf recensait 4,8 millions de comptes de travailleurs indépendants, en hausse de 5,6% sur un an, toutes formes juridiques confondues. Ces non-salariés représentent désormais plus de 13% de la population active. Dans le même temps, 58% des Français déclarent que leur pouvoir d’achat s’est détérioré en 2025 et 86% disent modifier leurs habitudes de consommation pour tenir le budget, en privilégiant les promotions et la chasse aux bons plans.
Rappelons que les salariés disposent depuis longtemps d’un atout réservé à leur statut, le comité d’entreprise devenu CSE, avec billetterie à prix réduit, chèques cadeaux et remises négociées. Mais les indépendants, eux, en étaient exclus. C’est précisément ce vide qu’Abby est en train de combler avec le « CE des indépendants », une offre de type comité d’entreprise intégrée à sa plateforme de gestion.
Ce que les salariés ont toujours eu et que les indépendants n’avaient pas
Le comité d’entreprise, remplacé depuis les ordonnances de 2017 par le comité social et économique, est historiquement une instance représentative du personnel. Il assure à la fois la défense des intérêts des salariés auprès de l’employeur et la gestion d’un budget consacré aux activités sociales et culturelles. Concrètement, ce budget permet de financer des réductions sur les voyages, la culture, les loisirs, la billetterie, mais aussi des cartes cadeaux ou des aides ciblées pour les fêtes ou la rentrée scolaire.
Dans les entreprises de plus de 50 salariés, ce CSE dispose de moyens financiers significatifs, alimentés par un pourcentage de la masse salariale. Il peut proposer à ses bénéficiaires des remises substantielles, négociées grâce à la taille du collectif.
Pour les travailleurs indépendants – freelances, micro-entrepreneurs, consultants, artisans, professions libérales – ce modèle restait inaccessible. Aucun employeur ne finance un budget d’œuvres sociales, et la plupart des réductions « CE » du marché sont réservées aux salariés de grandes sociétés, collectivités ou branches professionnelles. L’indépendant devait se débrouiller seul, en cumulant cartes de fidélité, soldes et ventes privées, sans profiter de la puissance de négociation d’un grand groupe. À revenus comparables, un salarié doté d’un CSE conservait donc un avantage très concret en matière de pouvoir d’achat.
Abby invente un CE mutualisé pour tous les indépendants
En lançant officiellement son « CE des indépendants » en 2023 sur ses canaux, Abby a transposé ce mécanisme au monde des non-salariés. L’idée est simple à comprendre et puissante dans ses effets. Plutôt que de laisser chaque freelance chercher des remises isolées, la plateforme mutualise la demande de dizaines de milliers d’entrepreneurs pour négocier un catalogue massif d’offres.
Selon les informations publiées par Abby, le CE des indépendants donne aujourd’hui accès à plus de 10 000 offres, auprès de plus de 1 000 marchands, avec des réductions pouvant atteindre 80% sur certains services ou produits. L’utilisateur retrouve l’esprit d’un CE classique, mais sans appartenance à un grand groupe et sans condition d’effectif, puisque le service est ouvert à tous les profils d’indépendants : micro-entreprises, EI, EURL, SARL, SASU, SAS.
L’originalité tient aussi au fait que ce CE n’est pas un produit isolé. Abby est d’abord une application de gestion qui centralise facturation, comptabilité, déclarations URSSAF et TVA pour les indépendants, avec une offre de base gratuite et une montée en gamme possible. La société revendique plus de 100 000 entrepreneurs utilisateurs, une certification ISO 27001 et un statut de plateforme agréée pour la facturation électronique. Le CE des indépendants devient donc une brique supplémentaire dans un environnement déjà utilisé au quotidien, accessible depuis la même interface ou via l’application mobile.
Combien un indépendant peut-il réellement économiser
Abby avance une promesse chiffrée, étayée par un simulateur d’économies dédié au comité d’entreprise des indépendants. Selon cet outil, un utilisateur type peut économiser entre 50 et 100 euros par mois, soit environ 600 à 1 200 euros par an, en fonction de son profil de dépenses.
La plateforme met en avant plusieurs exemples concrets. Un développeur web et père de deux enfants aurait ainsi réalisé 1 054 euros d’économies annuelles, une secrétaire indépendante 832 euros, une graphiste de 25 ans 976 euros. Ces profils ne correspondent pas à des « chasseurs de promos » extrêmes, mais à des utilisateurs qui réorientent leurs dépenses courantes vers les enseignes partenaires.
Les catégories couvertes touchent directement le budget des ménages. Le simulateur propose de saisir ses dépenses en alimentation, maison, voyage, mode, sport, bien-être ou high-tech, puis estime automatiquement les gains réalisables. Les avantages prennent plusieurs formes : codes promotionnels, cartes cadeaux, billetterie à tarif préférentiel, offres flash temporaires.
On peut traduire cela dans un scénario simple. Un indépendant qui consacre chaque mois 350 euros à l’alimentation, 150 euros aux loisirs et sorties, 100 euros aux cadeaux et 50 euros aux achats high-tech, soit 650 euros de dépenses, réalise 10 à 15% d’économies s’il utilise régulièrement les offres éligibles. Cela représente entre 780 et un peu moins de 1 200 euros par an. Dans un budget d’indépendant, cette somme peut financer un mois de loyer de bureau, plusieurs cotisations d’assurance professionnelle ou l’achat d’un nouveau matériel informatique.
Un outil concret pour protéger son pouvoir d’achat sans attendre des aides
Sur le plan macroéconomique, la France cumule actuellement plusieurs années d’inflation élevée en continue. Si le pouvoir d’achat moyen s’est légèrement redressé en 2024, il progresse beaucoup moins vite en 2025, et cette amélioration reste peu perceptible pour une partie des ménages, notamment ceux exposés à la hausse durable de l’énergie, du logement et de l’alimentation.
Les travailleurs indépendants se trouvent souvent dans un angle mort des politiques publiques. Trop autonomes pour bénéficier massivement des minima sociaux, mais insuffisamment protégés pour compenser des revenus irréguliers, ils n’ont pas accès naturellement aux dispositifs d’entreprise qui améliorent le quotidien des salariés. Dans ce contexte, un CE dédié constitue une réponse pragmatique.
L’adhésion au CE des indépendants est annoncée à partir de 5 euros par mois, sans engagement, avec la possibilité de se désabonner à tout moment depuis son espace Abby. Les offres évoluent au fil du temps, de nouvelles enseignes rejoignent la plateforme et des ventes flash viennent s’ajouter au catalogue permanent. Autre élément important, l’adhérent peut utiliser ses avantages pour ses proches ; famille et amis peuvent profiter des mêmes réductions, ce qui augmente l’impact réel sur le budget global du foyer.
L’usage est pensé pour rester fluide. L’accès se fait en quelques clics, les avantages sont utilisables en ligne ou directement en magasin selon les offres, et un service client est joignable sept jours sur sept pour accompagner les utilisateurs. L’indépendant ne se retrouve donc pas avec une couche administrative supplémentaire, mais avec un levier simple, intégré à un outil qu’il exploite déjà pour piloter son activité.
Intégrer ce CE dans une stratégie patrimoniale globale
Vu sous l’angle de la stratégie patrimoniale, rejoindre un CE pour indépendants ne se réduit pas à « payer moins cher ses loisirs ». Chaque euro économisé sur la consommation courante est un euro qui peut être alloué à d’autres priorités : constitution d’une épargne de précaution, renforcement de la trésorerie professionnelle, financement de la retraite, investissement régulier sur un PEA ou une assurance vie.
Un freelance qui parvient à dégager 80 à 100 euros d’économies par mois grâce à ce type de dispositif se crée une capacité d’épargne annuelle de 960 à 1 200 euros sans augmenter son chiffre d’affaires. Cet effort est d’autant plus intéressant que la création d’entreprise atteint des niveaux record, avec plus de 1,1 million de nouvelles structures immatriculées en 2024, dont une majorité de micro-entreprises. Dans un paysage où la concurrence s’intensifie et où les revenus peuvent être volatils, mieux maîtriser la structure de ses dépenses devient un vrai levier de résilience.
Ce CE des indépendants s’inscrit logiquement dans une démarche d’optimisation globale du patrimoine. D’un côté, la plateforme Abby continue de centraliser facturation, comptabilité, déclarations fiscales et préparation à la facturation électronique. De l’autre, ce comité d’entreprise mutualisé apporte une réponse structurée à une préoccupation quotidienne, celle de préserver son niveau de vie malgré les aléas économiques.
L’enjeu, pour chaque indépendant, consiste alors à intégrer ce nouvel avantage dans sa stratégie personnelle. Utiliser le CE des indépendants pour réduire ses dépenses récurrentes, fixer un objectif clair de réaffectation des économies vers l’épargne ou l’investissement, et suivre ces montants dans le temps, permet de transformer un « bon plan » en outil patrimonial à part entière.