Les réponses d’Alexandre Stachtchenko aux anti-Bitcoin

Publié le - Auteur Par Antonin C.
Les réponses d’Alexandre Stachtchenko aux anti-Bitcoin

Dans une tribune de 21 Millions, la newsletter lancée par Capital pour tout comprendre sur les cryptomonnaies, Alexandre Stachtchenko s’est exprimé pour défendre la cryptomonnaie Bitcoin.

Pourquoi cette tribune dédiée à la défense du roi des cryptomonnaies ?

Pour rappel, après avoir publié une tribune où il avait réitéré les critiques maintes fois émises à l’encontre de Bitcoin, l’économiste Nicolas Dufrêne a été invité à débattre avec Alexandre Stachtchenko (cofondateur de Blockchain Partner, directeur blockchain & cryptos chez KPMG France) au sujet du rôle de Bitcoin comme monnaie. C’est à la suite de ce débat qui s’est déroulé sur France Culture le 17 décembre 2021 qu’Alexandre Stachtchenko a publié son texte dans 21 Millions afin de mieux défendre Bitcoin…

« Ce papier s’adresse plus généralement aux journalistes, aux économistes, et autres universitaires ou curieux qui souhaiteraient faire des recherches sur le sujet et aller au-delà des critiques classiques adressées à Bitcoin », pouvait-on notamment lire dans cette tribune intitulée « Manuel de survie dans la jungle des poncifs anti-Bitcoin ».

Des arguments pertinents pour contrer les propos des anti-Bitcoin

Le roi des crypto n’est pas inutile !

Dans son papier, Alexandre Stachtchenko a avancé plusieurs arguments afin de justifier pourquoi Bitcoin était utile. Parmi ces derniers, figurait entre autres le fait que Bitcoin permettait de faire des transactions sur Internet et de sécuriser soi-même son patrimoine.

Stachtchenko a également rappelé que Bitcoin permettait de faire des transferts internationaux en quelques secondes et à faible coût, cela le rendait ainsi des plus avantageux pour bon nombre de citoyens et plus particulièrement ceux des pays encore peu bancarisés.

« Pour le Vénézuélien qui veut quitter son pays et la catastrophe humanitaire qui s’y déroule, le Congolais qui souhaite recevoir des dons du monde entier à la suite d’une éruption volcanique et participer à l’inclusion financière locale, les femmes afghanes qui souhaitent fuir le régime taliban ou simplement vivre sur place avec un début de liberté financière, l’UNICEF qui souhaite s’assurer de l’utilisation de ses financements, l’utilité de Bitcoin n’est plus à démontrer ».

Bitcoin est spéculatif : oui, mais…

Dans sa tribune, le cofondateur de Blockchain Partner a aussi tenu à répondre à ceux qui critiquaient le Bitcoin en l’accusant d’être spéculatif. Il a alors expliqué que le roi des crypto l’était effectivement spéculatif, mais que le blé l’était également, tout comme le gaz, le pétrole ou encore l’immobilier.

« S’insurger contre la “spéculation” de manière sélective n’a aucun sens », a-t-il ainsi écrit avant d’ajouter que « l’argument “Bitcoin est spéculatif » ne pouvait être considéré comme un argument pertinent, mais plutôt comme un « procédé rhétorique » visant tout simplement à mettre à mal l’image de Bitcoin.

« […] tout est spéculatif. Ça s’appelle l’économie de marché ».

 

L’emprunte carbone de Bitcoin n’est pas aussi élevée !

Concernant ceux qui pointaient du doigt l’empreinte environnementale de Bitcoin, Alexandre Stachtchenko a également été très clair. Effectivement, dans son papier, celui-ci a affirmé que si Bitcoin et Visa étaient très souvent comparés en termes de transactions par seconde et de consommation d’énergie par transaction, l’énergie que consommait Bitcoin ne dépendait aucunement du nombre de transactions effectuées.

« L’énergie que consomme le réseau ne dépend à aucun moment du nombre de transactions dans un bloc, puisqu’elle sert à sécuriser le consensus du réseau. Un bloc vide et un bloc plein peuvent consommer la même énergie ».

Alexandre Stachtchenko d’ajouter par ailleurs que grâce au Lightning Network, Bitcoin était capable de traiter des millions de transactions par seconde, sans que cela n’impacte sa consommation d’énergie.

À noter que pour ceux qui accusaient Bitcoin de détruire la planète, Alexandre Stachtchenko a rappelé que selon l’ONG Oxfam, en 2020, l’impact carbone des banques françaises seules était déjà 8 fois plus élevé que celui de toute la France.

Bien sûr, ce ne sont là que quelques exemples des arguments et explications qu’Alexandre Stachtchenko a donnés dans son texte. Effectivement, celui-ci a aussi répondu à ceux qui affirmaient que Bitcoin était concentré et inégalitaire tout comme à ceux qui estimaient que la vraie révolution était la blockchain (donc les futures monnaies numériques de banque centrale) et non Bitcoin.

Par Antonin C.

Rédacteur budget, investissement, GreenFin et crypto.

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