Endométriose : Comment se soigner et la prise en charge par les mutuelles ?

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Douleurs quotidiennes, possibilité de développer un cancer, infertilité, etc. les risques liés à l’endométriose sont multiples. D’autant plus que cette maladie touchant particulièrement les femmes est difficile à soigner. En effet, la plupart des traitements qui existent consistent uniquement à combattre les symptômes qu’elle présente. Difficile à diagnostiquée, certaines mutuelles santé aident-elles plus que d’autres ? Focus !

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Ce qu’il faut savoir de l’endométriose

Il existe principalement deux cas d’endométriose.

L’endométriose superficielle

Ce cas touche environ 1/3 des femmes atteintes d’endométriose. En général, il ne nécessite pas de traitement particulier, voire pas du tout. En effet, il se peut qu’avec quelques mois de traitement, les lésions superficielles qui caractérisent cette maladie régressent. Il est également possible que les symptômes disparaissent de manière spontanée.

Les médecines complémentaires (kinésithérapie, ostéopathie, etc.) peuvent également aider certaines personnes atteintes d’endométriose superficielle à trouver un équilibre. Cela doit, souvent, s’accompagner d’une bonne hygiène de vie (alimentation, exercices physiques, etc.).

L’endométriose « sévère »

Lorsque les symptômes de l’endométriose augmentent et gênent la qualité de vie, il est impératif de prendre un avis médical. Cela permet de vérifier l’évolution des lésions qui accompagnent cette maladie. En effet, dans 2/3 des cas, cette dernière peut présenter des formes sévères et invalidantes.

Comment traiter cette maladie ?

Il existe de nombreux moyens pour traiter l’endométriose.

Le traitement hormonal

Le traitement hormonal de l’endométriose consiste, généralement, à priver l’organisme de l’œstrogène. En effet, c’est cette dernière qui nourrit les cellules d’endomètre (Il s’agit d’une maladie hormono dépendante).

D’après les spécialistes, le traitement hormonal de l’endométriose consiste à mettre la femme atteinte de cette maladie en aménorrhée (supprimer ses règles). En effet, pendant les règles, les lésions d’endométrioses réparties sur les organes vont également saigner.  Cela aura pour conséquence des microhémorragies dans le ventre, à l’origine des douleurs. Une pose de stérilet libérant des hormones ou une prise continue de pilule sont alors la solution.

La ménopause artificielle

Cette cure est nécessaire lorsque le traitement hormonal ne suffit pas. Elle consiste en une injection d’analogues de gonadolibérine (GNRh) qui supprime l’ovulation, de manière directe, au niveau de l’hypophyse. Le traitement peut être plus ou moins long et doit être doublé d’une « add back therapy ». Cela permet d’éviter les effets secondaires liés à la ménopause comme la sécheresse de la peau, les douleurs osseuses ou autres.

La chirurgie

Dans le cas où le traitement hormonal et les cures de ménopause artificielle ne fonctionnent pas, une chirurgie peut être proposée. Elle consiste à retirer les lésions endométriosiques. À noter que le traitement chirurgical doit être le plus complet possible.

Il arrive parfois que des lésions soient implantées sur des organes fonctionnels comme le rectum, la vessie ou le côlon. Cela rend le traitement chirurgical de l’endométriose complexe. C’est pourquoi il est impératif que la chirurgie soit menée par des chirurgiens experts de cette maladie.

Remarque : Les malades atteintes d’endométriose ne doivent se faire opérer qu’une seule fois. En effet, multiplier les chirurgies n’est pas sans risque.

Le traitement chirurgical par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU)

Ce traitement (encore à l’étude) consiste à soigner l’endométriose rectale à l’aide d’ultrasons. En effet, dans 1/5 des cas, les lésions peuvent se situer vers le rectum et entraîner une constipation ou des diarrhées. Il se peut aussi que les symptômes soient des crampes, de faux besoins et bien d’autres encore.

Qu’en est-il au niveau de la prise en charge ?

Il faut reconnaître que le traitement de l’endométriose est mal pris en charge aussi bien par l’Assurance maladie que par les mutuelles de santé. Cela est dû au fait que cette maladie est très difficile à diagnostiquer. Or, un diagnostic seul tourne autour des 200 €, sans compter les frais liés aux soins.

Par Stéphanie Thomas

Directrice de publication du site.

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