Nettoyage de Printemps : 5 frais bancaires que vous pouvez supprimer en changeant de banque

Publié le - Auteur Par Tony L. -
Nettoyage de Printemps : 5 frais bancaires que vous pouvez supprimer en changeant de banque

Le printemps est souvent le bon moment pour faire le tri dans ses abonnements, ses assurances… et son compte courant. En 2025, l’Observatoire des tarifs bancaires de la Banque de France a confirmé une nouvelle hausse des prix, avec un bond moyen de 3,1 % entre 2024 et 2025. Les frais de tenue de compte ont été l’un ades postes qui ont le plus augmenté ces dernières années. Dans le même temps, le coût des cartes bancaires a également poursuivi sa hausse, avec des cotisations annuelles en progression régulière dans de nombreuses banques.. Changer de banque c’est donc faire de l’arbitrage budgétaire concret.

Pourquoi le changement de banque revient-il au premier plan en 2026 ?

Parce que les frais fixes, pris isolément, paraissent souvent modestes, mais finissent par peser sur une année complète. La Banque de France relève par exemple que le coût moyen annuel pondéré des frais de tenue de compte est passé de 19,99 euros à 21,78 euros au 1er avril 2025, soit une hausse de 8,95 %. Dans le même temps, la cotisation annuelle moyenne d’une carte internationale à débit immédiat a atteint 44,27 euros. Pour un client qui cumule ces deux lignes, l’addition dépasse déjà 66 euros par an, avant même de parler des opérations à l’étranger ou des virements hors zone SEPA.

Peut-on supprimer les frais de tenue de compte ?

Oui, dans de nombreux cas. Les frais de tenue de compte rémunèrent la gestion administrative du compte courant, mais ils sont devenus un marqueur très inégal selon les établissements. Au 1er avril 2025, la Banque de France indique que ce poste variait de 0,48 euro à 24 euros par an selon la banque. Pour un ménage avec deux comptes courants actifs, cela peut représenter jusqu’à 48 euros de frais fixes sur douze mois. En passant vers un établissement qui ne facture pas cette ligne, l’économie est simple, immédiate et lisible. C’est d’ailleurs l’un des premiers postes à examiner sur le relevé annuel de frais envoyé aux clients en début d’année.

La carte bancaire payante est-elle encore une fatalité ?

De moins en moins. En 2025, la cotisation annuelle moyenne d’une carte internationale à débit immédiat a atteint 44,27 euros, contre 42,99 euros quelques mois plus tôt. Pour les cartes à débit différé, la moyenne s’établissait à 44,23 euros. Pourtant, le même rapport montre que certains acteurs proposent la gratuité, parfois sous condition d’usage mensuel. Cela change fortement le calcul pour un client qui utilise sa carte comme moyen de paiement principal. Sur trois ans, une carte facturée 44 euros par an représente déjà environ 132 euros, sans compter les hausses futures. Pour un couple, le gain potentiel peut donc approcher ou dépasser 250 euros sur la période.

Les retraits à l’étranger sont-ils encore un poste à surveiller avant les vacances ?

Absolument. C’est même l’un des frais cachés les plus sous-estimés au moment de préparer les ponts de mai, les vacances d’été ou un déplacement professionnel. Les références pédagogiques du secteur bancaire rappellent que, hors zone euro, un retrait peut combiner une commission fixe de 2 à 5 euros et une part variable de 1 % à 2 % du montant. D’autres analyses publiées en 2025 évoquent une moyenne de 3,10 euros de commission fixe et 2,40 % de frais variables dans les banques de réseau pour un retrait en devises. Exemple concret, trois retraits de 100 euros lors d’un week-end à Londres ou à Marrakech peuvent facilement coûter entre 15 et 20 euros au total. Multipliez cela par plusieurs voyages dans l’année et l’écart devient loin d’être anecdotique.

Que recouvrent exactement les commissions de change sur les paiements en devise ?

Ce sont les frais prélevés lorsque la banque applique sa marge au moment d’un paiement ou d’un retrait en devise étrangère. Autrement dit, vous ne payez pas seulement le taux de change du marché, mais aussi la tarification de votre établissement. Les Clés de la banque indiquent qu’en dehors de la zone euro, ces frais prennent souvent la forme d’une commission fixe de 2 à 5 euros, à laquelle s’ajoute un pourcentage de 1 % à 2 %. D’autres relevés de marché publiés fin 2025 montrent que, pour les paiements hors zone euro, certaines banques de réseau appliquent une commission fixe pouvant aller jusqu’à 2,20 euros par opération, plus une part variable pouvant grimper à 3,50 %. Pour un achat de 1 000 euros en devise, la facture peut donc dépasser 30 ou 40 euros selon la carte et le réseau.

Les frais sur virements internationaux peuvent-ils aussi disparaître ?

Ils peuvent au moins être fortement réduits, et parfois supprimés selon le canal utilisé et le type d’opération. La Banque de France rappelle qu’un virement international non SEPA est généralement plus coûteux qu’un virement SEPA. Il peut comprendre des frais d’émission, des frais de change, voire des frais de réception du côté du bénéficiaire. La répartition peut aussi varier entre les formules OUR, SHA et BEN. Pour un particulier qui envoie régulièrement de l’argent hors zone SEPA, par exemple pour financer les études d’un enfant à l’étranger ou régler un prestataire, ces coûts peuvent rapidement s’additionner. À l’inverse, depuis le 9 janvier 2025, les virements instantanés en euros dans l’Union européenne ne peuvent plus être facturés plus cher que les virements classiques, ce qui a supprimé un surcoût autrefois fréquent sur les paiements du quotidien.

Changer de banque est-il devenu plus simple en pratique ?

Oui tout à fait, surtout pour les particuliers qui souhaitent transférer leur compte courant. Il est aujourd’hui possible de profiter de la mobilité bancaire pour changer de banque sans avoir à prévenir un par un tous les émetteurs de prélèvements et de virements réguliers. Le service d’aide à la mobilité bancaire est gratuit et permet à la nouvelle banque d’effectuer à votre place les démarches liées aux prélèvements et virements récurrents. Une fois l’accord écrit donné, la banque d’arrivée dispose de 2 jours ouvrés pour demander les informations utiles à l’ancienne banque, qui a ensuite 5 jours ouvrés pour répondre. L’ensemble de la procédure doit être réalisé en 22 jours ouvrés à compter de la réception du dossier complet. Point important, la clôture de l’ancien compte n’est pas obligatoire. Cette souplesse permet de tester un nouvel établissement tout en sécurisant la transition.

Quels profils ont le plus intérêt à faire ce ménage bancaire maintenant ?

Trois profils ressortent nettement. D’abord les voyageurs ou travailleurs mobiles, qui subissent les retraits en devises et les commissions de change. Ensuite les clients de banques traditionnelles qui paient encore une carte et des frais de tenue de compte sans utiliser les services associés. Enfin les foyers qui veulent reprendre la main sur leur budget à l’approche des vacances. 

Un exemple simple permet de mesurer l’intérêt du changement. Un client qui supprime 21,78 euros de tenue de compte, 44,27 euros de cotisation carte, puis évite 30 à 50 euros de frais liés à quelques opérations à l’étranger, peut récupérer autour de 100 euros par an. À l’échelle d’un couple ou d’une famille avec plusieurs cartes, l’économie devient rapidement plus visible. Pour simplifier cette transition administrative, il est possible d’utiliser un mandat de mobilité bancaire, qui permet à la nouvelle banque de transférer automatiquement les prélèvements et virements récurrents.

Quelle est la vraie logique derrière ce nettoyage de printemps bancaire ?

La bonne question n’est pas seulement de savoir quelle banque est la moins chère, mais quels frais inutiles vous continuez à payer par habitude. En 2026, le sujet dépasse la simple comparaison de tarifs. Il touche à l’usage réel du compte, à la fréquence des voyages, aux paiements en devise, aux virements hors Europe et à la capacité à arbitrer entre confort et coût. Le changement de banque est aujourd’hui assez encadré pour ne plus être une corvée administrative. Pour beaucoup de particuliers, c’est devenu une manière pragmatique de supprimer cinq lignes de facturation qui n’apportent pas toujours un service proportionné à leur prix.

Par Tony L.

Passionné d'économie et de technologie, Tony vous propose des articles et des dossiers exclusifs dans lesquels il partage avec vous le fruit de ses réflexions et de ses investigations dans l'univers de la Blockchain, des Cryptos et de la Tech.

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