ING | Son bilan 2020 et perspectives 2021

Publié le - Auteur Par Audrey R.
ING | Son bilan 2020 et perspectives 2021

Dans un article paru le 30 octobre 2020, la banque internationale ING fait un bilan de l’activité économique pour le deuxième semestre de l’année en cours et donne des perspectives pour l’année 2021. Que faut-il retenir de cette publication ?

Une belle reprise pour le troisième trimestre 2020

Le troisième trimestre a permis une reprise importante de l’économie. Quelles en sont les raisons ?

Un rebond de l’activité économique

Le chiffre est tombé, le PIB (produit intérieur brut) a augmenté de 18,2 % entre les deuxième et troisième trimestres de l’année 2020. Il s’agit d’une reprise qui atteint des records dans le contexte très particulier provoqué par la pandémie mondiale de la Covid-19. Ce chiffre est à la hauteur de la crise provoquée par le coronavirus avec une évolution du PIB de – 13,8 % pour le deuxième trimestre et de – 5,9 % pour le premier trimestre de l’année. Ce rebond est en grande partie dû à la reprise de la consommation des ménages et notamment au report des dépenses qui n’ont pu être effectuées durant la période de confinement.

Certains secteurs peinent toutefois à retrouver leur dynamique ante-covid. C’est le cas entre autres du secteur de :

  • la construction,
  • mais aussi des secteurs de l’exportation en particulier l’aéronautique,
  • la restauration est très sinistrée également,
  • et le tourisme international en berne.

 

L’impact des mesures gouvernementales

Le soutien du gouvernement à l’emploi, aux entreprises, aux personnes en situation précaire et la reprise de l’activité dans l’ensemble des secteurs de l’économie française ont permis à l’économie de repartir nettement à la hausse. Espérons que ces aides ne soient pas un leurre. Que se passera-t-il quand les entreprises devront rembourser le PGE ? Certains parlent d’entreprise mort-vivant ou zombie.

La reprise des dépenses publiques, notamment dans les collectivités territoriales, a grandement participé au rebond économique constaté au troisième trimestre 2020. Il est toutefois important de rappeler que cette reprise des dépenses publiques n’est due qu’à l’arrêt complet de l’activité des collectivités durant toute la durée du confinement.

L’impact de ces mesures engagées par l’Etat ne sont là que pour combler un net arrêt qu’il a lui même créé.

Les prévisions d’ING pour la fin d’année

Dès le mois d’octobre, la menace d’une seconde vague et donc d’un nouveau confinement a créé en sentiment d’incertitude défavorable à la consommation et aux dépenses des ménages, mais aussi des professionnels. En période de stress, le marché se cristallise et les particuliers épargnent.

 

L’impact du second confinement

Le second confinement, d’une durée d’environ 45 jours, vient de nouveau bousculer l’économie. Toutefois, son impact devrait être moindre puisque de nombreux secteurs ont fort heureusement pu continuer à exercer leur activité. De plus, les écoles restant ouvertes, une grande partie de la population a pu continuer son activité professionnelle. Cependant, l’impact sera très important pour les secteurs qui n’ont pas été considérés comme étant de première nécessité. ING estime que le PIB du 4e trimestre devrait reculer de 5 points par rapport au précédent.

Pour l’année 2020, l’établissement bancaire prévoit un PIB de – 9,5 %.

Et pour le début d’année 2021 ?

L’année 2021 débutera avec un nouvel assouplissement des mesures de confinement, l’ensemble des commerces pouvant à priori rouvrir à compter du 20 janvier. On peut donc espérer une reprise notable de l’économie dès le premier trimestre.

Toutefois, ce rebond risque d’être moins important que celui connu au troisième trimestre 2020, car :

  • la crainte d’un troisième confinement rendra les ménages prudents quant à leur consommation ;
  • cette incertitude pourrait être maintenue par un assouplissement des mesures très progressif, l’hiver étant propice à la propagation du virus ;
  • le vaccin mettra du temps à être commercialisé et dispensé à tous ceux qui le souhaitent. Or c’est peut-être le seul moyen de rassurer l’ensemble de la population quant à une sortie durable de cette crise sanitaire. Enfin, c’est ce que les medias et le gouvernement laisse entendre de manière très redondante. 

 

ING devra donc relever le défi que représente l’année 2021 avec, qui plus est, un nouveau directeur général pour la France en la personne d’Isold Heemstra qui prendra la suite d’Anne-Sophie Castelnau au 1er janvier.

 

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