PER en 2026 : comment préparer sa retraite et améliorer la performance de son épargne ?

Modifié le - Auteur Par Tony L. -
PER en 2026 : comment préparer sa retraite et améliorer la performance de son épargne ?

Préparer sa retraite, c’est bien plus que mettre de l’argent de côté : c’est aussi investir intelligemment, maîtriser les frais et optimiser sa fiscalité pour faire fructifier son épargne sur le long terme. Le Plan d’Épargne Retraite (PER) réunit ces trois dimensions dans une même enveloppe. Il permet de constituer progressivement un capital, de diversifier ses placements et, sous certaines conditions, de réduire immédiatement son revenu imposable. Mais tous les PER ne se valent pas et l’avantage fiscal ne garantit pas la rentabilité. À travers les thématiques développées dans son livre blanc consacré au PER, Altaprofits apporte des éléments pour comprendre son fonctionnement et construire une stratégie d’épargne adaptée à la durée restant avant la retraite. Nous avons également examiné les caractéristiques des contrats disponibles en 2026.

Le PER, un placement pour préparer sa retraite et investir sur le long terme

Créé par la loi Pacte de 2019, le Plan d’Épargne Retraite individuel permet de se constituer une épargne destinée à compléter ses pensions. Il s’adresse aussi bien aux salariés qu’aux indépendants, entrepreneurs et personnes sans activité professionnelle. Son fonctionnement repose sur des versements libres ou programmés, investis dans différents supports financiers.

Contrairement à un simple livret bancaire, le PER ne correspond pas à un placement unique. Il constitue une enveloppe pouvant accueillir des fonds en euros, des fonds obligataires, des actions, des ETF ou encore certains placements immobiliers. Le rendement dépend donc des investissements choisis, de leur évolution et des frais prélevés.

Le principal avantage du PER réside dans son horizon de placement. Une personne qui commence à épargner à 35 ans peut disposer de plusieurs décennies pour faire fructifier son capital. Les intérêts et les gains éventuellement réalisés restent investis, ce qui permet de bénéficier de la capitalisation sur la durée.

En contrepartie, l’épargne reste normalement indisponible jusqu’à la retraite, sauf exceptions prévues par la loi. C’est une différence fondamentale avec l’assurance-vie, dont les fonds peuvent être retirés à tout moment. Le PER convient donc davantage à une épargne dont on n’a pas besoin pour financer ses dépenses courantes ou ses projets de court terme.

Ce que nous retenons du livre blanc d’Altaprofits sur le PER

Le guide présenté par Altaprofits s’organise autour de six questions essentielles concernant les principes du PER, les versements, les possibilités de retrait anticipé, les transferts, les modes de sortie et la fiscalité. Cette approche permet d’aborder le placement dans son ensemble plutôt que de se concentrer exclusivement sur les économies d’impôt.

Le premier enseignement est qu’un PER doit être envisagé comme un projet financier de longue durée. Son efficacité dépend notamment de l’âge de l’épargnant, de sa capacité à effectuer des versements réguliers et des supports sélectionnés. Le deuxième concerne la souplesse de gestion. Il est possible d’adapter les versements à sa situation financière, de modifier la répartition des investissements et, sous certaines conditions, de transférer son épargne vers un autre établissement.

Enfin, la fiscalité doit être examinée à deux moments différents, pendant la constitution de l’épargne et lors de sa récupération. Une économie d’impôt immédiate n’est pas nécessairement un gain fiscal définitif. C’est probablement le point le plus important à comprendre avant de souscrire.

Ces principes restent valables indépendamment des promotions, des fluctuations boursières et des performances annuelles des fonds.

Fiscalité du PER en 2026, combien peut-on réellement économiser ?

Le PER permet de déduire les versements volontaires de son revenu imposable, dans la limite d’un plafond. Cette déduction est particulièrement intéressante pour les contribuables soumis à une tranche marginale d’imposition (TMI) élevée.

Prenons l’exemple d’une personne effectuant un versement de 10 000€. Si l’intégralité de ce montant vient diminuer des revenus imposés dans une tranche à 30%, l’économie d’impôt atteint 3000€. Avec une TMI de 41%, elle peut atteindre 4100€. Ces exemples supposent que le plafond disponible soit suffisant et que la déduction ne fasse pas passer une partie des revenus dans une tranche inférieure.

Tranche marginale d’imposition Économie potentielle pour 5 000€ déduits Pour 10 000€ déduits
11% 550€ 1100€
30% 1500€ 3000€
41% 2050€ 4100€
45% 2250€ 4500€

Simulation simplifiée, hors effets de seuil, plafonnements spécifiques et autres particularités fiscales.

Pour les versements réalisés en 2026, le plafond annuel de droit commun correspond généralement à 10% des revenus professionnels de 2025, dans la limite de 37 680€, avec un minimum de 4710€, avant prise en compte des éventuelles réductions liées à d’autres dispositifs de retraite. Les travailleurs indépendants peuvent relever de plafonds particuliers.

Deux changements sont entrés en application en 2026. Les versements effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles. Par ailleurs, les plafonds de déduction non consommés à partir de 2026 peuvent être reportés pendant cinq ans, contre trois auparavant. Les plafonds issus de 2024 et 2025 conservent toutefois leur ancienne durée de report.

Le montant personnel disponible figure sur l’avis d’imposition.

Sortie du PER, attention à la fiscalité lors de la retraite

Le PER offre plusieurs possibilités pour récupérer son épargne. Au moment de la retraite, les sommes issues des versements volontaires peuvent généralement être retirées en capital, converties en rente viagère ou réparties entre les deux. Des retraits en capital échelonnés sont également possibles.

Lorsque les versements ont été déduits du revenu imposable, le capital correspondant à ces versements est imposé au barème progressif de l’impôt sur le revenu lors de sa récupération, sans abattement de 10%. Les gains sont soumis, en principe, au prélèvement forfaitaire unique de 31,4% depuis le 1er janvier 2026, comprenant 12,8% d’impôt et 18,6% de prélèvements sociaux.

Si les versements n’ont pas été déduits lors de leur réalisation, leur remboursement en capital est exonéré d’impôt sur le revenu. Les gains restent fiscalisés.

La sortie en rente obéit à d’autres règles, notamment concernant la fraction soumise aux prélèvements sociaux et l’imposition au titre des pensions ou des rentes viagères.

Le choix de sortir progressivement en capital mérite donc d’être étudié. Un retrait important effectué sur une seule année peut augmenter sensiblement l’imposition. À l’inverse, des retraits répartis sur plusieurs années permettent parfois de mieux maîtriser leur effet fiscal.

Fonds en euros, ETF et gestion pilotée, comment rechercher la performance ?

La performance d’un PER repose principalement sur l’allocation financière. Le fonds en euros constitue généralement la partie sécurisée du contrat, avec une garantie du capital selon les conditions de l’assureur. Il convient particulièrement à ceux qui souhaitent limiter les fluctuations de leur épargne.

Les unités de compte permettent d’accéder à d’autres marchés. Les ETF, par exemple, répliquent un indice boursier et facilitent la diversification à travers de nombreuses entreprises. Les fonds obligataires, immobiliers et les placements non cotés répondent à d’autres objectifs, avec des risques et des contraintes spécifiques.

Aucune performance n’est garantie sur les unités de compte et une perte en capital reste possible.

L’épargnant peut choisir la gestion libre ou déléguer les investissements à travers une gestion pilotée. La gestion à horizon retraite ajuste progressivement la composition du portefeuille en réduisant généralement l’exposition aux actifs risqués à l’approche du départ.

Les frais constituent un autre élément déterminant. Sur un capital constant de 40 000€, un écart annuel de 0,70 point de frais représente 280€ par an. Sur plusieurs décennies, l’effet cumulé peut devenir conséquent.

Il faut donc comparer les frais du contrat, mais également ceux des fonds et les éventuels coûts de transaction ou de gestion déléguée.

Peut-on débloquer ou transférer son PER avant la retraite ?

Le PER prévoit plusieurs situations autorisant un retrait anticipé. C’est notamment le cas lors de l’acquisition de la résidence principale, de certains événements d’invalidité, du décès du conjoint ou partenaire de Pacs, du surendettement, de l’expiration des droits au chômage ou de la liquidation judiciaire d’une activité indépendante.

Attention, les droits provenant de versements obligatoires ne peuvent pas être débloqués pour l’acquisition de la résidence principale. La fiscalité dépend également du motif du retrait.

Il est par ailleurs possible de transférer un PER vers un autre organisme, notamment pour accéder à des frais inférieurs ou à davantage de supports financiers. Le transfert est gratuit après cinq ans de détention ou à l’échéance du plan. Avant cinq ans, les frais peuvent atteindre au maximum 1% de l’encours transféré.

Cette portabilité évite de rester durablement lié à un contrat devenu moins intéressant. Avant toute opération, il faut toutefois examiner les garanties éventuellement perdues et les caractéristiques du nouveau contrat.

Altaprofits propose deux PER avec des caractéristiques différentes

Altaprofits commercialise notamment deux contrats individuels assurantiels, l’e-PER Generali et Titres@PER, assuré par Swiss Life. Les deux permettent d’accéder à plusieurs classes d’actifs, mais leurs frais, leurs seuils d’entrée et leurs offres financières diffèrent.

Caractéristiques e-PER Generali Titres@PER
Assureur Generali Swiss Life
Versement initial 300€ 100€
Versements programmés Dès 50€ par mois Dès 75€ par mois
Frais d’entrée et de versement 0€ 0€
Frais d’arbitrage 0€ 0€
Frais annuels sur unités de compte en gestion libre 0,50% 0,84%
Frais annuels sur fonds en euros 0,90 0,65%
Performance du fonds en euros en 2025 3,30 % 1,85% à 3,40%
Frais d’adhésion associative 0€ en 2026 25€

Performances 2025 nettes de frais de gestion, hors fiscalité et prélèvements sociaux. Pour Titres@PER, le rendement dépend notamment de l’encours et de la part investie en unités de compte.

L’e-PER Generali se distingue par ses plus de 450 supports en unités de compte, dont environ 80 ETF, ainsi que par ses frais de gestion de 0,50% en gestion libre. Il propose également une gestion à horizon retraite. Les frais annuels sur les unités de compte atteignent alors 0,80%.

Titres@PER présente un intérêt pour les personnes souhaitant accéder directement à de nombreuses actions européennes, tout en bénéficiant d’un seuil de souscription inférieur. En contrepartie, ses frais de gestion sur les unités de compte sont plus élevés et des frais de transaction de 0,29% peuvent s’appliquer aux opérations sur actions et ETF.

Le choix dépend donc de la stratégie d’investissement, du niveau d’autonomie recherché et des supports réellement utilisés.

Les offres Altaprofits disponibles jusqu’au 31 décembre 2026

En octobre 2026, Altaprofits propose une offre de bienvenue pouvant atteindre 300€ pour toute première adhésion à l’e-PER Generali par un nouveau client, sous conditions.

Le montant est versé sous forme de bons d’achat multi-enseignes, suivant le capital initial investi.

  • 100€ offerts pour un versement de 5000€ à 10 000€.
  • 200€ offerts pour un versement de 10 001€ à 20 000€.
  • 300€ offerts à partir de 20 001€.

L’offre est annoncée jusqu’au 31 décembre 2026, sous réserve de réception d’un dossier complet. En gestion libre, au moins 30% du versement doivent être investis en unités de compte, exposées à un risque de perte en capital. Cette condition de répartition ne s’applique pas lorsque la gestion Horizon Retraite est sélectionnée. Les transferts externes peuvent également être éligibles pour les nouveaux clients.

Une autre opération concerne le fonds en euros de l’e-PER Generali, avec une bonification de 1,30 point sur son rendement en 2026 et 2027, pour certains versements ou transferts réalisés jusqu’au 31 décembre 2026. L’offre impose notamment de conserver au moins 30% en unités de compte aux dates prévues. Elle exclut les versements programmés et ne concerne que la portion éligible investie sur le fonds en euros.

L’objectif affiché de 4,60% pour 2026 et 2027 reste une hypothèse non garantie, construite à partir du rendement 2025 et de la bonification.

Titres@PER bénéficie de son côté d’un mécanisme de bonus sur le fonds en euros en 2026, pouvant atteindre 1,55 point, selon l’encours détenu et la proportion d’unités de compte.

Ces offres temporaires peuvent améliorer la rémunération d’une partie de l’épargne, mais ne doivent pas masquer les contraintes de placement ni le niveau de risque global.

Notre analyse du PER pour préparer sa retraite

Le PER possède de solides arguments pour les épargnants qui souhaitent investir durablement, notamment ceux dont la fiscalité actuelle est élevée et qui anticipent des revenus inférieurs à la retraite. Il permet de combiner capitalisation, diversification financière et déduction fiscale, tout en offrant plusieurs modalités de récupération de l’épargne.

Mais son efficacité dépend avant tout d’une stratégie cohérente. Souscrire uniquement pour bénéficier d’une prime ou d’une économie d’impôt serait insuffisant. La disponibilité du capital, la qualité des supports, les frais récurrents et la fiscalité future doivent être examinés ensemble.

Avec ses deux contrats, Altaprofits propose des solutions adaptées à différentes approches de l’investissement, de la gestion à horizon retraite à la sélection autonome de fonds ou d’actions. L’e-PER Generali présente notamment une tarification compétitive sur les unités de compte en gestion libre, tandis que Titres@PER privilégie un accès étendu aux titres vifs.

Le PER ne remplace cependant ni une épargne de précaution immédiatement disponible ni tous les autres placements patrimoniaux. Son intérêt réside davantage dans sa complémentarité avec l’assurance-vie, les livrets réglementés ou encore le PEA. Pour préparer sa retraite efficacement, diversifier ses enveloppes peut être aussi important que diversifier les investissements qu’elles contiennent.


Ceci n’est pas un conseil en investissement mais un partage d’information. Faites vos propres recherches. Il y a un risque de perte en capital.

Par Tony L.

Passionné d'économie et de technologie, Tony vous propose des articles et des dossiers exclusifs dans lesquels il partage avec vous le fruit de ses réflexions et de ses investigations dans l'univers de la Blockchain, des Cryptos et de la Tech.

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