MEXEM : quels types d’ordre peut-on passer en bourse et quels avantages ?

Publié le - Auteur Par Tony L. -
MEXEM : quels types d’ordre peut-on passer en bourse et quels avantages ?

Comprendre l’ordre de bourse avant de cliquer

Passer un ordre de bourse revient à définir les conditions précises d’exécution d’une opération. Le choix de l’action, de l’ETF ou de l’option compte, mais la méthode d’exécution pèse tout autant : prix accepté, moment d’entrée ou de sortie, niveau de risque toléré et priorité donnée à la rapidité ou au contrôle. Deux investisseurs peuvent acheter le même titre le même jour, mais obtenir un résultat très différent selon le type d’ordre utilisé.

Chez MEXEM, l’intérêt vient de la profondeur de l’outil. Le courtier indique donner accès à plus de 100 types d’ordres et algorithmes. C’est beaucoup plus que le trio classique ordre au marché, ordre limite et ordre stop proposé par de nombreuses interfaces simplifiées. Cette richesse s’adresse surtout aux investisseurs actifs, aux traders expérimentés, mais aussi aux particuliers qui veulent mieux contrôler leurs prix d’achat, leurs sorties et leurs frais d’exécution.

Les ordres les plus courants à connaître

  • L’ordre au marché est le plus simple. Il achète ou vend au meilleur prix disponible au moment de l’envoi. Exemple concret, si une action cote 50,00 euros à l’achat et 50,05 euros à la vente, un achat au marché sera généralement exécuté autour de 50,05 euros. Sa force est la rapidité. Sa limite est l’absence de prix garanti, surtout sur une valeur peu liquide ou en forte volatilité.
  • L’ordre à cours limité est souvent plus adapté à l’investisseur particulier. Il permet de fixer un prix maximum à l’achat ou un prix minimum à la vente. Si l’action vaut 50 euros, un ordre d’achat limité à 48 euros ne sera exécuté que si le marché descend à ce niveau ou mieux. Le risque n’est plus de payer trop cher, mais de ne pas être servi.
  • L’ordre stop sert à déclencher un achat ou une vente lorsqu’un seuil est franchi. Il est souvent utilisé comme stop-loss. Par exemple, un investisseur achète une action à 100 euros et place un stop à 92 euros. Si le titre chute à ce niveau, l’ordre est déclenché. Attention, le stop classique devient généralement un ordre au marché, donc le prix final peut être inférieur à 92 euros si la baisse est brutale.
  • L’ordre stop-limit ajoute une sécurité de prix. Une fois le seuil stop atteint, il se transforme en ordre limité. Exemple, stop à 92 euros et limite à 91 euros. L’ordre ne vendra pas sous 91 euros. C’est plus protecteur sur le prix, mais moins protecteur sur l’exécution, car le titre peut tomber directement à 89 euros sans que la vente soit réalisée.

Les ordres pour gérer ses gains et ses pertes

  • Le stop suiveur, ou trailing stop, est utile pour accompagner une hausse sans devoir modifier son ordre tous les jours. Si une action achetée 100 euros monte à 120 euros et qu’un stop suiveur de 10 euros est placé, le seuil de sortie remonte progressivement jusqu’à 110 euros. Si l’action continue à 130 euros, le stop suit à 120 euros. Si le titre baisse ensuite, le seuil reste fixé. L’objectif est de laisser respirer la position tout en verrouillant une partie du gain.
  • Le stop limite suiveur reprend cette logique, mais avec une limite de prix une fois le déclenchement atteint. Il combine donc le suivi dynamique et le contrôle du prix d’exécution. C’est plus fin, mais aussi plus complexe. Sur les marchés très rapides, il faut éviter de placer des écarts trop serrés, sinon l’ordre risque d’être déclenché par un simple bruit de marché.
  • L’ordre support, proche du bracket order, est particulièrement pratique. Il associe une position principale à deux jambes de sortie, souvent un objectif de gain et un stop de protection. Exemple, achat à 100 euros, vente automatique à 115 euros si le scénario se passe bien, stop à 92 euros si le scénario échoue. C’est l’un des ordres les plus utiles pour structurer une décision avant d’être emporté par l’émotion.

Les ordres liés au temps et à l’exécution

MEXEM propose aussi des durées de validité avancées

  • Un ordre GTC reste actif jusqu’à annulation, tandis qu’un ordre GTD expire à une date choisie. L’ordre GAT permet d’envoyer l’ordre seulement après une heure ou une date définie. Exemple, un investisseur peut préparer un ordre qui ne partira qu’après l’ouverture de Wall Street ou après une publication macroéconomique.
  • Les ordres IOC et FOK répondent à une autre logique. L’IOC exécute immédiatement ce qui peut l’être et annule le solde. Le FOK exige une exécution complète immédiate, sinon tout est annulé. Ces ordres sont utiles pour éviter de se retrouver avec une ligne partielle non souhaitée. Pour un investisseur qui veut acheter 1000 actions mais refuse de n’en recevoir que 120, le FOK apporte une discipline claire.
  • L’ordre AON, pour tout ou rien, exige aussi une exécution intégrale, mais sans forcément l’urgence du FOK. Il peut convenir aux volumes importants, lorsque la taille de la position fait partie de la stratégie.

Les ordres pour les investisseurs plus techniques

MEXEM donne accès à des ordres plus spécialisés, souvent utilisés sur les marchés professionnels

  • L’ordre iceberg permet de masquer une partie du volume dans le carnet d’ordres. Un investisseur qui veut vendre 20 000 titres peut n’en afficher que 1 000 à la fois afin d’éviter de signaler trop fortement son intention au marché.
  • L’ordre caché poursuit une logique proche, avec une visibilité réduite dans le carnet d’ordres. L’ordre discrétionnaire permet d’afficher une limite tout en acceptant une marge d’exécution invisible pour les autres intervenants.
  • Les ordres indexés ou peg orders ajustent automatiquement leur prix selon le marché, par exemple autour du meilleur prix d’achat ou de vente. L’ordre midpoint cherche une exécution au milieu du spread, entre le bid et l’ask. Sur une action avec un acheteur à 99,90 euros et un vendeur à 100,10 euros, le midpoint se situe à 100 euros. Pour les investisseurs actifs, quelques centimes économisés sur chaque ordre peuvent devenir sensibles avec le volume.

Les algorithmes et ordres de grande taille

  • Les algorithmes VWAP cherchent une exécution proche du prix moyen pondéré par les volumes de la séance. C’est utile pour éviter d’acheter ou vendre un gros montant au plus mauvais moment. MEXEM distingue notamment le VWAP garanti et le VWAP meilleur, ce dernier cherchant à obtenir le meilleur prix moyen sans dépasser une part de volume définie.
  • L’ordre pourcentage du volume permet de participer au marché selon une fraction du volume échangé. Exemple, ne pas représenter plus de 5% des transactions sur une valeur. L’ordre sweep-to-fill cherche, lui, à capter rapidement la liquidité disponible sur plusieurs niveaux de prix. C’est efficace pour l’exécution, mais moins discret.
  • Les ordres spread et les ordres basés sur la volatilité concernent surtout les options, les futures et les stratégies multi-jambes. Ils permettent de traiter une combinaison comme une opération cohérente plutôt que comme plusieurs ordres séparés. Pour un particulier débutant, ce n’est pas indispensable. Pour un investisseur qui utilise les options, c’est un vrai outil de précision.

Les types d’ordre qui peuvent manquer selon les habitudes

La liste MEXEM est large, mais certains noms connus ailleurs ne sont pas toujours présentés avec le même intitulé. Le take profit, par exemple, n’apparaît pas toujours comme un ordre autonome. Dans la pratique, il peut être construit avec un ordre limite de vente ou intégré dans un ordre support. Le stop-loss est traité via l’ordre stop ou le stop-limit. L’ordre bracket est proche de l’ordre support. Certains algorithmes très connus chez les professionnels, comme TWAP ou Adaptive Algo, peuvent aussi exister dans l’environnement de trading selon la plateforme et les permissions, même si la page principale des types d’ordres met davantage en avant VWAP, volume, spread, volatilité et ordres conditionnels.

La bonne approche consiste donc à raisonner par usage. Pour acheter sans attendre, ordre au marché. Pour contrôler le prix, ordre limite. Pour protéger une position, stop ou stop-limit. Pour accompagner une tendance, stop suiveur. Pour encadrer un trade complet, ordre support. Pour traiter de gros volumes, iceberg, VWAP ou pourcentage du volume.

Ce que propose MEXEM aux investisseurs

MEXEM est un courtier européen régulé par la CySEC, licence 325/17, et enregistré auprès de plusieurs autorités européennes selon les informations publiées par le courtier. Il fonctionne comme courtier introducteur d’Interactive Brokers et donne accès à de nombreux marchés, avec actions, ETF, options, contrats à terme, obligations, fonds, devises et autres instruments selon l’éligibilité du client.

Côté tarifs, MEXEM affiche pour les actions et ETF européens une commission de 0,06% avec un minimum de 1 euro par ordre. Sur les actions américaines, la grille indiquée est de 0,005 dollar par action, avec un minimum de 1 dollar et un plafond de 2% de la valeur de l’ordre. Les frais de conversion de devise sont indiqués à 0,05% avec un minimum de 5 dollars ou 5 euros. Le courtier indique aussi ne pas facturer de frais d’ouverture de compte, de droits de garde, de traitement des dividendes ni de frais d’inactivité. Le premier retrait sur 30 jours est gratuit, puis un retrait SEPA en euros est affiché à 1 euro.

Pour les investisseurs français, MEXEM met également en avant une offre PEA avec plus de 4000 actions européennes et plus de 330 ETF ou OPCVM éligibles, sans frais d’ouverture, de gestion ou de transfert. L’offre commerciale affichée mentionne jusqu’à 250 euros de commissions remboursées sur les quatre premiers mois et jusqu’à 150 euros de frais de transfert remboursés. Comme toujours, les frais, les instruments disponibles et les conditions doivent être vérifiés juste avant l’ouverture ou le passage d’ordre, car les grilles peuvent évoluer.


Ceci n’est pas un conseil en investissement mais un partage d’information. Faites vos propres recherches. Il y a un risque de perte en capital.

Par Tony L.

Passionné d'économie et de technologie, Tony vous propose des articles et des dossiers exclusifs dans lesquels il partage avec vous le fruit de ses réflexions et de ses investigations dans l'univers de la Blockchain, des Cryptos et de la Tech.

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