Que font les Français de leur épargne en 2026 selon Garance ?

Publié le - Auteur Par Tony L. -
Que font les Français de leur épargne en 2026 selon Garance ?

En 2026, les Français ne tournent pas le dos à l’épargne. Ils continuent même à mettre de l’argent de côté à un niveau élevé, malgré un pouvoir d’achat sous pression, des prix toujours sensibles dans les dépenses du quotidien et une confiance des ménages inférieure à sa moyenne de long terme. Le dernier chiffre annuel complet de l’Insee montre un taux d’épargne moyen de 18,3% en 2025, contre 14,5 % environ avant la crise sanitaire. Au quatrième trimestre 2025, ce taux recule à 17,9%, mais il reste très supérieur aux standards d’avant Covid. Autrement dit, les Français consomment avec prudence, arbitrent davantage et gardent une réserve de sécurité plus importante qu’avant.

Ce comportement traduit une double réalité. D’un côté, beaucoup de ménages épargnent par précaution, car ils craignent les imprévus, les hausses de charges, les travaux, les dépenses de santé ou la perte de revenus. De l’autre, une partie des épargnants cherche à mieux faire travailler son argent, car les livrets réglementés rapportent moins qu’en 2023 et 2024. Le Livret A et le LDDS sont passés à 1,5% depuis le 1er février 2026, tandis que le LEP reste plus rémunérateur à 2,5%, mais réservé aux ménages éligibles. Dans ce contexte, laisser toute son épargne dormir sur un compte courant ou un livret faiblement rémunéré devient une décision de confort, pas forcément une stratégie patrimoniale efficace.

Le Livret A reste le réflexe numéro un, mais il ne suffit plus

Le Livret A conserve une place à part dans l’épargne des Français. Il est simple, liquide, garanti, défiscalisé et disponible à tout moment. Pour une épargne de précaution, il reste logique. Un ménage qui veut conserver 5 000 à 10 000 euros pour faire face à une panne de voiture, une facture imprévue ou un mois difficile a intérêt à garder une poche immédiatement disponible. Le problème apparaît lorsque cette enveloppe devient l’unique placement d’un foyer, parfois avec 20 000 euros, 30 000 euros ou davantage accumulés sans horizon clair.

Avec un taux de 1,5%, 10 000 euros placés sur un Livret A rapportent 150 euros d’intérêts par an. C’est net d’impôt, ce qui est appréciable, mais cela reste très limité pour un projet long terme. Sur huit ans, sans changement de taux et sans capitalisation complexe, l’ordre de grandeur approche 1 200 euros d’intérêts pour 10 000 euros placés. Cette sécurité a un prix, celui d’un rendement modéré. Elle protège le capital nominal, mais pas toujours le pouvoir d’achat réel sur longue période.

Alors, quelle part doit rester liquide, et quelle part peut être orientée vers des solutions plus adaptées à des objectifs de moyen ou long terme ?

L’assurance vie revient au centre du jeu

Les chiffres de l’assurance vie montrent que les Français ne se contentent pas des livrets. En février 2026, les cotisations en assurance vie ont atteint 19,5 milliards d’euros, un niveau mensuel jamais observé selon France Assureurs. En mars 2026, les cotisations ont encore atteint 18,3 milliards d’euros, soit le meilleur mois de mars enregistré. Sur le premier trimestre 2026, les cotisations se montent à 57 milliards d’euros, avec une collecte nette de 19,3 milliards d’euros. L’encours total de l’assurance vie atteint 2 115 milliards d’euros à fin mars 2026.

Ce succès s’explique par la souplesse du produit. L’assurance vie permet de combiner un fonds en euros, plus défensif, avec des unités de compte plus exposées aux marchés financiers. Elle sert à préparer un projet, transmettre un capital, organiser une épargne longue ou diversifier progressivement. Elle ne remplace pas l’épargne de précaution, mais elle répond mieux à des horizons de cinq, huit, dix ans ou plus.

La montée des unités de compte est également révélatrice. Depuis le début de 2026, elles représentent 41% des cotisations en assurance vie. Les Français acceptent davantage de prendre une part de risque pour espérer une performance supérieure, mais ils ne le font pas tous de la même manière. Certains privilégient une gestion pilotée, d’autres préfèrent choisir leurs supports, tandis que les profils prudents restent attachés au fonds en euros.

La retraite devient une motivation d’épargne de plus en plus forte

L’épargne ne sert plus seulement à acheter une voiture, financer les études des enfants ou constituer une réserve. Elle sert aussi à préparer la retraite. Selon les données de l’Observatoire de l’épargne Garance x Viavoice, la retraite s’impose comme la deuxième motivation d’épargne des Français, citée par 35 % des répondants. Ce chiffre est important, car il montre que les ménages intègrent davantage l’incertitude autour du niveau futur des pensions, de la durée de cotisation et du coût de la vie une fois l’activité professionnelle arrêtée.

Le PER profite directement de cette tendance. Au premier trimestre 2026, les PER assurantiels enregistrent 3,3 milliards d’euros de cotisations hors transferts, 240 600 nouveaux contrats souscrits et une collecte nette de 2,1 milliards d’euros. À fin mars 2026, les PER assurantiels comptent 8,1 millions d’assurés pour 114,8 milliards d’euros d’encours. Ce produit attire notamment les actifs imposés, car les versements peuvent être déductibles du revenu imposable dans certaines limites. En contrepartie, l’argent est en principe bloqué jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la réglementation.

Un exemple simple permet d’en comprendre l’intérêt rapidement. Un contribuable imposé dans une tranche marginale à 30% qui verse 3 000 euros sur un PER peut réduire son impôt d’environ 900 euros, sous réserve de son plafond disponible et de sa situation fiscale. Ce gain fiscal ne doit pas faire oublier la fiscalité à la sortie, mais il peut rendre le PER pertinent pour ceux qui veulent épargner pour leur retraite tout en optimisant leur impôt aujourd’hui.

Pourquoi Garance s’inscrit dans cette recherche de diversification

Dans ce paysage, Garance se positionne sur deux besoins très actuels des épargnants français. Le premier est la recherche d’un contrat d’assurance vie lisible, capable d’accueillir une épargne de moyen ou long terme. Le second concerne la préparation de la retraite, avec le PER. L’intérêt pour l’épargnant n’est pas de remplacer brutalement ses livrets, mais de construire une architecture plus équilibrée.

L’offre mise en avant par Garance permet, sous conditions, d’obtenir jusqu’à 1 000 euros de prime offerte sur l’assurance vie et jusqu’à 750 euros de versements offerts sur le PER. Le fonds euros de l’assurance vie Garance Épargne a affiché 3,50% de performance en 2025, net de frais de gestion et hors prélèvements sociaux et fiscaux. Garance indique également une performance cumulée de 27,78% sur huit ans pour ce fonds euros. Ce niveau doit toujours être lu avec prudence, car les performances passées ne garantissent pas les performances futures, mais il donne un repère utile pour comparer avec les rendements servis par les produits garantis ou prudents du marché.

Pour un épargnant qui dispose par exemple de 30 000 euros, une allocation simple pourrait consister à conserver 8 000 euros sur livret pour les urgences, placer une partie sur assurance vie en fonds euros, puis ajouter progressivement une poche en unités de compte selon son profil de risque. Pour un actif fortement fiscalisé, une partie de l’effort d’épargne peut aussi être orientée vers un PER, à condition d’accepter le blocage jusqu’à la retraite.

Les Français passent d’une épargne réflexe à une épargne plus organisée

Une tendance se confirme en 2026, les Français restent prudents tout en devenant plus sélectifs dans leurs choix d’épargne.  L’épargne de précaution garde sa place, les livrets continuent de rassurer, mais l’assurance vie et le PER captent une part croissante des flux. Ce mouvement s’explique par la baisse des taux réglementés, l’inquiétude sur la retraite, la volonté de mieux rémunérer son capital et le besoin de diversifier.

La bonne approche consiste à raisonner par horizon. L’argent nécessaire dans les prochains mois doit rester disponible. L’argent destiné à un projet dans trois à cinq ans peut être placé avec un peu plus de rendement potentiel, mais avec prudence. L’épargne de long terme peut accepter davantage de diversification, notamment via l’assurance vie ou le PER. En 2026, l’enjeu porte autant sur le montant épargné que sur la capacité à placer son argent au bon endroit, au bon moment et avec le bon niveau de risque. 


Ceci n’est pas un conseil en investissement mais un partage d’information. Faites vos propres recherches. Il y a un risque de perte en capital.

Par Tony L.

Passionné d'économie et de technologie, Tony vous propose des articles et des dossiers exclusifs dans lesquels il partage avec vous le fruit de ses réflexions et de ses investigations dans l'univers de la Blockchain, des Cryptos et de la Tech.

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