SASU : compte bancaire, comptabilité et rôle de l’expert-comptable

Publié le - Auteur Par Stéphanie Thomas -
SASU : compte bancaire, comptabilité et rôle de l’expert-comptable

Créer une SASU implique de gérer les finances d’une société distincte de son patrimoine personnel. Compte bancaire, comptabilité et déclarations fiscales font partie des obligations à anticiper dès le début de l’activité.

Une SASU doit-elle ouvrir un compte bancaire professionnel ?

Avant son immatriculation, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) doit déposer son capital social sur un compte bancaire au nom de la société en formation. La banque ou le notaire remet une attestation de dépôt nécessaire à l’immatriculation.

Au moins la moitié des apports en numéraire doit être versée à la création, le solde pouvant être libéré dans les cinq ans. Le compte bancaire permet ensuite de séparer les opérations de la société des finances personnelles du dirigeant.

Quelles sont les obligations comptables de la SASU ?

La SASU doit enregistrer ses opérations dans l’ordre chronologique et réaliser un inventaire au moins une fois par an. À la clôture de l’exercice, elle établit ses comptes annuels, comprenant le bilan, le compte de résultat et, selon sa situation, une annexe.

L’associé unique doit approuver les comptes et les déposer au greffe dans les délais légaux. La société doit également transmettre sa déclaration de résultat n° 2065 et sa liasse fiscale. Pour un exercice clos le 31 décembre, la déclaration est généralement due au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai.

La SASU relève par défaut de l’impôt sur les sociétés, avec une option possible pour l’impôt sur le revenu sous certaines conditions. Les documents comptables et justificatifs doivent être conservés pendant dix ans.

Faire appel à un expert-comptable en SASU comme LS Compta permet de confier la clôture des comptes à un professionnel dédié, salarié du cabinet en France.

Comment organiser les finances de la SASU au quotidien ?

Les recettes doivent être encaissées sur le compte de la société et les dépenses professionnelles réglées depuis celui-ci. Chaque opération doit être justifiée par une facture ou un document conservé. Séparer les dépenses personnelles et professionnelles facilite le suivi comptable et la clôture des comptes.

Une comptabilité à jour aide aussi à obtenir un prêt professionnel, car la banque examine notamment la capacité de remboursement de l’entreprise.

Faut-il un expert-comptable en SASU ?

L’expert-comptable n’est pas obligatoire. Le président peut tenir lui-même la comptabilité, mais s’il la confie à un professionnel, celui-ci doit être inscrit à l’Ordre des experts-comptables.

L’expert-comptable accompagne la société dans la tenue des comptes, les déclarations fiscales et l’analyse financière. Il peut également aider le président associé unique à comparer les conséquences d’une rémunération et d’une distribution de dividendes, qui ne sont généralement pas soumises aux cotisations sociales en SASU.

Le commissaire aux comptes, lui, contrôle les comptes. Sa nomination devient obligatoire lorsque la SASU dépasse deux des trois seuils légaux : 5 millions d’euros de total de bilan, 10 millions d’euros de chiffre d’affaires hors taxes et 50 salariés.

Enfin, l’expert-comptable peut aider à préparer les prévisions financières d’un business plan pour une demande de prêt. Son accompagnement devient particulièrement utile lorsque l’activité se développe.

Rappel : qu’est-ce qu’une SASU ?

La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) est une société constituée d’un seul associé, qui peut être une personne physique ou morale. Elle possède sa propre personnalité juridique : ses finances et ses engagements sont distincts de ceux de son fondateur. L’associé fixe librement le capital social, à partir de 1 €, et sa responsabilité reste en principe limitée à ses apports, sauf exceptions, notamment en cas de garanties personnelles.

La SASU est représentée par un président, qui peut être l’associé unique ou un tiers. S’il est rémunéré pour son mandat, ce dirigeant relève du régime général de la Sécurité sociale en tant qu’assimilé salarié, sans droit automatique à l’assurance chômage. Cette forme juridique convient aux entrepreneurs souhaitant exercer seuls tout en conservant la possibilité d’accueillir des associés plus tard. Lorsqu’un second associé entre au capital, la SASU devient une SAS sans créer de nouvelle société.

Par Stéphanie Thomas

Directrice de publication du site.

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